Egypte

L'Egypte en bref

Le volume des échanges commerciaux entre l'Égypte et la France a bondi de 36,2% de janvier à mai 2019 pour atteindre 1,212 milliard d'euros.

Tendances économiques

Selon les indices internationaux et les constats de la BM, du FMI et des agences de notation, l’économie égyptienne est en état d’amélioration constante et l’une des plus prometteuses de la région.

En 2019, l’Égypte a amélioré sa position dans huit principaux segments de l’Indice Global de Compétitivité (Global Competitiveness Index, GCI) où elle se classe en 93e position, et au 52e rang dans la catégorie des infrastructures. Elle avait progressé de 20 rangs dans la catégorie des institutions pour occuper la 82e place.

Dans un rapport sur les perspectives économiques mondiales en 2020, la BM a prévu une croissance de 5,8% de l’économie égyptienne au cours de l’exercice 2019/2020, et de 6% en 2020/2021, grâce à la multiplication des exportations et des investissements, secteurs ayant bénéficié d’une politique monétaire flexible qui a contribué à stabiliser davantage les cours de change.

L’Égypte est l’une des meilleures économies de la région pour la création d’entreprises : elle a une population jeune, massive, mais aussi plein de problèmes à résoudre. L’Égypte a lancé en 2016 des réformes importantes pour stabiliser son économie, retrouver la confiance des investisseurs et obtenir un prêt pluriannuel du FMI de 12 milliards de dollars.

La libéralisation du change a éliminé la survalorisation de la monnaie et la pénurie de devises. L’introduction d’une TVA ainsi qu’une réduction progressive des subventions énergétiques et de la masse salariale publique ont été décidées, complétées par de nouvelles lois sur les licences industrielles, les investissements et les assurances.

Échanges commerciaux Franco-Egyptien

  • La France était le 12ème partenaire commercial de l’Egypte sur l’année fiscale 2018/19 en recul d’une place par rapport à 2017/18.
  • L’Egypte reste un partenaire modeste pour la France, le 41ème client, le 61ème fournisseur et le 14ème excédent commercial de la France.
  • Au sein de la région ANMO, l’Egypte est le 8ème client, le 10ème fournisseur, et le 3ème excédent de la France.
  • La France représente le 10e investisseur du pays.
  • Plus de 40 contrats ont été signés pour un montant de 1,6 milliard d'euros, suite à la visite du président Macron en 2019.
  • L’Egypte a été le 3ème client mondial de blé tendre de la France sur la campagne 2018/2019.

Le volume des échanges commerciaux entre l'Égypte et la France a bondi de 36,2% de janvier à mai 2019 pour atteindre 1,212 milliard d'euros, contre 823,7 millions d'euros pour la période correspondante de 2018.

Les exportations égyptiennes vers la France ont enregistré 334,2 millions d'euros au cours des cinq premiers mois de 2019, soit une augmentation de 15,6% par rapport à la même période l'an dernier.

Les importations égyptiennes en provenance de France ont enregistré 785,5 millions d'euros au cours des cinq premiers mois de cette année, contre 534,5 millions d'euros pour la période correspondante en 2018.Le blé a dépassé les importations de l'Égypte pour une valeur de 106,4 millions d'euros, suivi des produits pharmaceutiques qui ont enregistré 43,4 millions d'euros.

Les investissements français en Égypte dépassent 4,5 milliards d'euros dans le secteur industriel, notamment agroalimentaire, chimie, matériaux de construction, automobile, pharmaceutique, banque, communication et logistique.

Conseils pour une entreprise souhaitant s'implanter en Égypte

  • Environnement des affaires : À l’exception du mois de Ramadan où l’activité économique est sensiblement ralentie, les horaires de travail sont globalement compris entre 9h00 et 16h00. De manière générale, les rendez-vous sont plutôt accordés en fin de matinée ou en début d’après-midi. L’anglais est fortement répandu dans le milieu des affaires, plus rarement le français. Le mode de règlement de factures le plus communément utilisé reste la monnaie fiduciaire. Lors de la recherche de partenariats, il faut aussi prendre en considération l’existence d’une main d’oeuvre qualifiée, talentueuse et relativement bon marché.
  • Flexibilité : La pratique des affaires n’est pas aussi rigoureuse dans son déroulement qu’elle ne l’est en France. Il faut donc savoir être souple, miser sur la négociation et le dialogue et privilégier les relations humaines. Les égyptiens sont chaleureux et avenants, et attachent beaucoup d’importance aux relations humaines. Les échanges devraient rester détendus, même quand la négociation s’avère difficile. Les confrontations dures et sévères sont contreproductives. Toujours privilégier le dialogue. Par conséquent, le temps est relatif et les délais plus ou moins élastiques.
  • Moyens de règlement : L’utilisation des espèces est prédominante pour la plupart des transactions, y compris dans certains cas où les montants sont élevés.
  • Les contrats : La bonne entente et l’équilibre des intérêts communs prévalent sur la force obligatoire du contrat. Les modes de réalisation des accords sont plus personnalisés. Ces différences culturelles peuvent être allégées si le marché local est abordé avec un partenaire égyptien. Les litiges se règlent surtout à l’amiable, en privilégiant la négociation. Les exportateurs doivent veiller à la rédaction de contrat d’agence, car il est difficile de se séparer d’un agent si les termes contractuels sont vagues en matière de rupture de contrats.

Contact

CCIF Égypte
www.ccfe.org.eg

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