Le Koweït en bref

La manne pétrolière a permis un développement rapide du Koweït et la constitution de réserves financières parmi les plus importantes du monde.

Tendances économiques

L’économie koweïtienne devrait connaître une deuxième année consécutive de croissance en 2019 grâce notamment au prix élevé du baril. La filière des hydrocarbures demeurera le principal contributeur du PIB avec une croissance prévue de 3%.
 
Le secteur non pétrolier est quant à lui dominé par les services notamment immobiliers et financiers, ainsi que l’industrie manufacturière. Il devrait lui aussi croître de manière significative en 2019.
 
Le Koweït a su développer une stratégie internationale de développement. L’économie koweïtienne repose en grande partie sur les investissements à l’étranger. Le pays a en effet accumulé de considérables excédents extérieurs gérés par le fonds souverain Kuwait Investment Authority (KIA) qui représente 600 Mds USD et 490% du PIB ce qui en fait le 4e fonds le plus puissant à l’échelle mondiale. La hausse des revenus pétroliers devrait favoriser les investissements publics vers les grands projets d’infrastructures. Presque 10 Mds KWD (soit plus de 30 Mds USD) de projets ont été financés en 2019, principalement dans les secteurs de la construction, de l’eau et de l’électricité, de la chimie, par le biais de partenariats public-privés. De tels financements répondent au souhait gouvernemental de diversifier l’économie en renforçant le secteur non pétrolier.
 
Avec un taux autour de 2 à 3%, le chômage est quasi inexistant au Koweït. Ces chiffres positifs masquent néanmoins une mauvaise insertion des Koweïtiens dans le secteur privé, et ce malgré la politique de koweïtisation mise en œuvre par les autorités. 80% des nationaux sont ainsi employés par l’État et le taux de chômage pour les Koweïtiens atteint 5% contre 1% pour les non nationaux. Le secteur de l’emploi a néanmoins connu une reprise encourageante en 2018. L'emploi a effectivement progressé de 4,2% en glissement annuel sous l'effet de la hausse de l'emploi koweïtien et de l'emploi expatrié.

L'emploi koweïtien continue d'être principalement tiré par les embauches dans le secteur public, qui ont progressé de 4%, et ce, malgré la koweïtisation de l’emploi dans le secteur privé. Quant à la croissance de l'emploi des expatriés, celle-ci découle principalement des embauches dans les secteurs de la construction, de l'immobilier et de l’hôtellerie restauration.
 
Le marché immobilier a terminé en 2018 sur une très bonne note. Les ventes de décembre se sont élevées à 470 M KWD (1,4 Mds EUR), soit le deuxième chiffre d'affaires mensuel le plus élevé en 2018, dépassant de loin la moyenne mensuelle de l'année. La hausse s’explique par une activité beaucoup plus forte dans le secteur commercial, qui a vu ses ventes atteindre 127 M KWD (375 M EUR) grâce à des volumes plus importants. Ce secteur a notamment bénéficié d'une augmentation du nombre de licences d'entreprises commerciales délivrées en 2018, encouragée par l'assouplissement continu des exigences et des procédures par le ministère du Commerce et de l’Industrie. Les ventes d'appartements ont quant à elles atteint leur deuxième plus haut niveau en quatre ans et demi.
 
Enfin, la contribution de la consommation des ménages à l’activité reste importante. Bien que la hausse des salaires ait été relativement faible en fin d’année 2018, la consommation privée devrait néanmoins enregistrer une hausse significative en 2019. Dynamisée par la grande confiance des ménages et un taux d’emploi à son plus haut depuis quatre ans, la consommation profitera aux services et à l’automobile. La faible inflation (0 ,8% en 2018), grâce au report de l’introduction de la TVA en 2021, et à la baisse des prix locatifs et des produits alimentaires, favorisera aussi la consommation.
 

Échanges commerciaux France-Koweït

La présence économique française au Koweït, encore modeste, s’appuie sur l’implantation d’une vingtaine d’entreprises françaises, dans la plupart des secteurs d’activités (banque, hydrocarbures, énergie, transports, défense, hôtellerie et alimentation, industrie manufacturière). Les entreprises françaises implantées au Koweït sont notamment : Accor, Airbus (création de filiale en cours), Air France-KLM, Air Liquide, CMA CGM, BNP Paribas, Bureau Veritas, DCI, Egis, Eiffage, Engie, Thalès, TechnipFMC, SNF, Saint Gobain, Schneider Electric, Veolia, BeicipFranlab.
 
Par ailleurs, plus de 50 autres entreprises françaises sont présentes au travers d’accords de franchise, parmi lesquelles Carrefour, Lactalis, PSA, Michelin, Renault, L’Oréal, LVMH, Dior. En 2017, selon l’INSEE qui a réalisé le profilage des entreprises exportatrices, 2 421 entreprises françaises ont exporté au Koweït (2 471 en 2016) pour un montant de 471 922 846 EUR (431 733 175 EUR en 2016). 55% d’entre elles étaient des PME (17% du montant), 29% des ETI (31% du montant), 10% des grandes entreprises (48% du montant), 6% non déterminé.

Conseils pour une entreprise souhaitant approcher le Koweït

  • Exporter au Koweït : Il n'est théoriquement pas nécessaire de disposer d'un agent local pour exporter au Koweït. La vente directe à des clients koweïtiens est en effet autorisée. Cependant, l’autorisation d’importer à des fins commerciales étant exclusivement réservée aux citoyens koweïtiens et aux sociétés dont 51% du capital est détenu par des Koweïtiens, une société étrangère ne peut exercer d’activité commerciale d’import-export pour son propre compte. Elle doit donc passer par l’intermédiaire d’un « agent commercial » qui peut être un « agent contractuel », un « agent distributeur » ou un « agent à la commission ».
  • Aspects normatifs : Les produits importés, quels qu’ils soient, doivent répondre aux normes koweïtiennes (KSS : Kuwaiti Standard Specification). En cas d’absence de normes spécifiques applicables au Koweït, les normes des pays du Golfe s’appliquent (GSO : Gulf Standard Specification). Les pays du Conseil de Coopération des États Arabes du Golfe (CCEAG) ont créé une organisation responsable de la standardisation : la GCC Standardization Organization dont le Koweït est membre. L’objectif est d'unifier les standards dans tous les pays du Golfe pour pourvoir créer une zone de libre-échange en ayant pour modèle l'Union européenne. Le Département en charge de la normalisation (Public Authority for Industry, PAI) représente aussi le Koweït à l'Organisation internationale de normalisation (ISO), et l'Organisation Internationale de Métrologie Légale (OIML). De manière générale, les règles et instructions sont rédigées en arabe. Lorsque l’on souhaite exporter au Koweït, il est donc important de faire appel à un transitaire déjà implanté localement ou suffisamment renseigné sur les pratiques du pays.

Contact

CCIF Koweït
Sophie Parou
Présidente
Tel : +965 6608 5674
fbckkuwait(@)gmail.com 
 
 
 
 

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