Bangladesh

Le Bangladesh en bref

Le Bangladesh enregistre depuis 10 ans une croissance économique supérieure à 6% et place ainsi le pays, en 2019, au 41ème rang mondial au niveau du PIB.

Le Bangladesh a un score de 55,6 en matière de liberté économique, ce qui fait de son économie la 121ème plus libre de l'indice 2019. Son score global a augmenté de 0,5 point, avec des scores plus élevés sur des facteurs tels que les droits de propriété et l'intégrité du gouvernement pour contrer les baisses de la liberté d'investissement et de la santé fiscale. Le Bangladesh est classé 27e sur 43 pays de la région Asie-Pacifique, et son score global est inférieur aux moyennes régionales et mondiales.

Une croissance économique robuste d'environ 6% par an pendant deux décennies a été tirée par une augmentation rapide de la consommation privée et des investissements fixes. Néanmoins, le Bangladesh est toujours aux prises avec une infrastructure médiocre, une corruption endémique, une alimentation électrique insuffisante et une mise en œuvre lente des réformes économiques. La fragilité de l'état de droit continue de saper le développement économique. La corruption et la faible application des droits de propriété forcent les travailleurs et les petites entreprises dans l'économie informelle. L'activité entrepreneuriale est également entravée par un environnement réglementaire incertain.

Tendances économiques

Avec un taux moyen de croissance annuel supérieur à 6% depuis 5 ans, l’économie est dominée par le secteur des services (56% du PIB), avec une forte présence bancaire (58 banques) et une activité portuaire importante (Port de Chittagong). L’industrie (30%) repose principalement sur une base manufacturière concentrée autour du textile-cuir, mais est en voie de diversification (pharmacie, énergie, industries légères). L’agriculture et la pêche-aquaculture représentent respectivement 10% et 4% du PIB ; ces secteurs emploient encore 47% de la population active, et la population reste à majorité rurale (en dépit d’un taux d’urbanisation estimé à 36% en 2018, en forte progression).

En 2018, le Bangladesh a enregistré une croissance économique record de 7,9% (contre 7,3% en 2017). Ces bons résultats tiennent largement au redressement de la production agricole (+4,2%, porté par une bonne récolte de riz), de la production industrielle (+12%) et des services (+6,4%). Le gouvernement anticipe une croissance de 8,4% sur l’année fiscale 2019, et ambitionne un taux de croissance de 9% en 2025, porté à 10% en 2030.

Le Bangladesh est un PMA (Pays les Moins Avancés), avec un PIB/habitant de 1 733 $ (2018), qui ambitionne d’obtenir en 2021, année de célébration du cinquantenaire de l’indépendance, sa reconnaissance internationale comme une économie à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (PRITI) et atteindre la tranche supérieure en 2031. Son IDH (0,608 en 2017) est celui qui a le plus progressé dans la région Asie du Sud et le positionne au 136ème rang, au niveau du Bhoutan, derrière le Sri Lanka (76ème rang avec 0,770) et l’Inde (130ème rang avec 0,640).

Le Bangladesh enregistre depuis 10 ans une croissance économique supérieure à 6%, qui le place en 2019 au 41èmerang mondial au niveau du PIB, et les dernières projections du FMI (The World Economic Outlook 2019) le mettent à la 30èmeplace en 2024 ; plusieurs instituts le voient autour de la 27èmeplace en 2030, en prenant en compte les nombreux projets d’infrastructures en cours et le faible endettement extérieur du pays.

Échanges commerciaux Franco-Bangladais

En 2019, le commerce bilatéral entre la France et le Bangladesh s’est élevé à 3 240 Mds€ (+10% par rapport à 2017), un niveau record, franchissant ainsi la barre des 3Mds€. La France a accusé un déficit commercial bilatéral de -2,71 Mds €, qui a triplé depuis 10 ans.

Après une forte augmentation entre 2017 et 2018 (+73%), les exportations françaises ont connu un léger repli à 263M€ (-21% par rapport à 2018). Plus de la moitié (57%) des ventes sont constituées de biens d’équipements industriels, la part des produits agricoles et des IAA représentant ensemble 21 M€ (10,4%) et celle des autres produits industriels 69 M€ (26,2%), dont l’essentiel (26 M€) va au poste « Produits chimiques, parfums et cosmétiques » avec 10% (en recul de 7%), devant les produits pharmaceutiques (24,8 M€, 9,4%), en hausse de 34%.

Les importations de biens bangladais en France ont atteint 2,98 Mds€ (+14%). Elles sont dominées à 98% par le secteur « Textiles, habillement, cuir et chaussures ». Le Bangladesh était notre 91ème client et notre 12ème déficit en 2018.

De nombreux projets en cours laissent augurer un redressement significatif des exportations françaises dès 2020.

Le stock d’IDE français selon la Banque de France était de 37,1 M€ fin 2018 en retrait par rapport à 2017 (47,1 M€). Selon la banque centrale du Bangladesh, le stock d’investissements français s’élevait fin 2017 à 36,7 M$ (+1,8% sur 2016).

La France se place ainsi au 29ème rang des pays investisseurs, et son stock représente 0,3% de l’ensemble des investissements. Au sein de l’UE, elle se positionne au 7ème rang, derrière le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Allemagne, Malte, le Danemark et l’Italie.

La présence française au Bangladesh se concentre dans le secteur des services (65% du stock d’IDE) et de l’industrie manufacturière (44%).

Contact

CCIF Bangladesh
Rubaba Navera Sayeed
Executive Director
rubaba.ed(@)ccifb.com.bd
Tél : (+880 2) 55040807 / (+ 88) 04478014664
www.ccifb.com.bd

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