Arménie

L'Arménie en bref

L'Arménie est située à un carrefour historique, culturel et religieux, au point de rencontre de l'Europe et de l'Asie, c'est aujourd'hui un pays dynamique et en développement constant et rapide.

Tendances économiques

Le Fonds monétaire international (FMI) a réaffirmé sa projection antérieure selon laquelle l’économie arménienne croîtra de 1% cette année après avoir reculé de 7,6% en 2020. Dans les dernières Perspectives économiques régionales publiées, le FMI a souligné les effets négatifs de la pandémie de Coronavirus. Le rapport trimestriel souligne l’impact de la pandémie sur le secteur du tourisme arménien - représentant 15% du PIB - qui s’était rapidement développé depuis la fin des années 2000.  Il indique que le secteur « devrait se redresser progressivement entre 2022 et 2023 ». Pour rappel, l’indice d’activité économique avait progressé de 7,7% en 2019.

La Banque centrale d’Arménie a également affirmé le mois dernier que l’économie nationale progresserait probablement de 1,4% en 2021. La Banque mondiale a offert une perspective plus optimiste sur l’économie arménienne, en affirmant qu’elle devrait croitre de 3,4%. Le gouvernement arménien a prévu un taux de croissance similaire. Les données gouvernementales montrent que le PIB a continué de se contracter en janvier et en février, mais a montré des signes de reprise en mars.

En 2021, selon le FMI le déficit public se réduirait ainsi à 5,6% du PIB mais la dette publique continuerait de progresser, à 72,5% du PIB. A moyen terme, l’objectif des autorités est, en ligne avec la règle budgétaire, de converger vers un ratio de dette/PIB de 60% d’ici à 2026.

Échanges commerciaux Franco-Arméniens

La relation économique franco-arménienne s’appuie sur un courant d’échanges régulier et en augmentation depuis la Révolution de velours en 2018. Le commerce bilatéral a connu en 2018 une croissance très forte (+67,2%). Les échanges franco-arméniens se sont élevés à 82M€ (68M€ à l’export, +66% par rapport à 2017 et 12M€ à l’import, +38%).

Les échanges bilatéraux sont largement dominés par les ventes de produits industriels. Au premier semestre 2019, les échanges ont évolué tant en volumes (baisse de 8.6% des exports et hausse de 36.7% des imports) qu’en structure (la part des machines industrielles dans nos exports passe de 27% à 4%, alors que le matériel de transport passe de 2% à 11% et les produits métalliques de 23% à 27%, sont désormais le premier poste de nos exportations).

La France est, après la Russie, le deuxième investisseur étranger en Arménie depuis 2016 avec un stock d’IDE d’environ 380M$ en 2018. Les investissements français (8 filiales en 2016, 80M€ de CA et 1494 emplois) sont majoritairement concentrés dans les secteurs de l’agroalimentaire (rachat du premier producteur arménien de brandy Ararat par Pernod Ricard) et de la banque (Crédit Agricole) dont l’actif a été revendu en 2018.  La présence française est particulièrement importante dans le secteur de l’eau, Véolia assurant la gestion des eaux du pays.

L’AFD et sa filiale Proparco sont engagées en Arménie depuis 2012. L’AFD finance la rénovation de logements et l’amélioration de leur performance énergétique. Elle a mis en place un prêt souverain permettant d’améliorer l’efficience et la durabilité de l’irrigation dans la plaine d’Ararat. Un second prêt de politique sur la réforme de l’administration fiscale.

En décembre 2019, la France a accordé à l’Arménie un FASEP pour la faisabilité d’un projet de solaire. La France participe également à l’accompagnement de ses entreprises par des financements (BPI France, Proparco, CIC) des acheteurs ou des prêts de politique publique octroyés ou des appuis budgétaires de l’AFD.

Aujourd’hui les plus grandes sociétés françaises présentes en Arménie sont Veolia, Pernod Ricard, Amundi ACBA, Carrefour, Renault, Schneider Electric, Bureau Veritas…

Conseils pour une entreprise souhaitant approcher l'Arménie

  • En Arménie, les investissements étrangers sont encouragés par le gouvernement. L'investissement ne nécessite aucune autorisation préalable. Le domaine des investissements étrangers est réglementé principalement par la loi sur les « investissements étrangers ». La loi sur les « investissements étrangers » énonce les droits, garanties et privilèges des investisseurs étrangers. La loi garantit l'égalité de traitement des investisseurs étrangers et nationaux, restreint la capacité du gouvernement à confisquer les biens des investisseurs, garantit une compensation complète en cas de nationalisation ou de confiscation par le gouvernement, donne accès aux tribunaux arméniens et internationaux pour résoudre les différends commerciaux, permettre le rapatriement complet des bénéfices et propriété. Les investissements étrangers sont autorisés dans de larges secteurs de l'économie et sous diverses formes. Les investissements sont protégés pendant cinq ans contre les modifications législatives défavorables.
  • Il n'y a presque pas de restrictions concernant les secteurs dans lesquels un investisseur étranger peut investir, à l'exception des  territoires  où  les  investissements  étrangers  peuvent  être  limités  compte  tenu  de  la  nécessité  de  la  défense  nationale. Une  approbation préalable  pour  effectuer  un  investissement  n'est  généralement  pas  requise,  sauf  pour  les  investissements établissements, comme les banques, les sociétés d'investissement et certains services publics.
  • Il est possible de garantir la confidentialité de la propriété de l'entreprise en sélectionnant la bonne structure d'entreprise ou en utilisant les services de prête-nom. Le secret bancaire est strictement protégé par la loi et c'est un délit de le divulguer. À partir de 2021, l'Arménie ne participe pas à l'échange automatique d'informations du SRC (AEOI). L'Arménie n'apparaît sur aucune liste de juridictions offshore, ce qui témoigne de son image positive et de sa crédibilité. Le pays dispose d'une législation anti-blanchiment à jour et la Banque centrale assure la sécurité, la stabilité et la bonne réputation du système bancaire.
  • Depuis janvier 2015, l'Arménie est membre de l'Union économique eurasienne (l'UEE), ce qui crée les opportunités suivantes : 
    • Importation en franchise de droits des matières premières en provenance des États membres de l'UEE.
    • Pas de formalités douanières lors des échanges mutuels entre les États membres de l'UEE, ce qui conduit à une réduction des coûts financiers et prend beaucoup de temps pour les entreprises.
    • Pas de mesures non tarifaires du commerce et d'obstacles techniques au commerce entre les pays membres de l'UEE.
    • Tarifs d'importation favorables pour environ 750 produits.
  • L'Arménie   est   un   marché   technologique   attrayant   avec   un   potentiel   énorme,   une   main-d'œuvre  compétitive,  un emplacement stratégique et un environnement commercial qui offrent de grandes opportunités à la fois aux entrepreneurs et aux investisseurs établis et en démarrage.

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CCIF Arménie
Tél : +37495373335  
admin(@)ccifrance-armenie.com
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