Mexique

Le Mexique en bref

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2ème économie d’Amérique Latine et 15ème économie mondiale, le Mexique est une économie de marché et un défenseur du libre-échange et de l’intégration commerciale.

Le Mexique est une république fédérale composée de 32 États. L’État fédéral est dirigé par le président de la république, élu démocratiquement pour 6 ans. Andrés Manuel López Obrador (AMLO) a été élu président le 1er juillet 2018 et a pris ses fonctions le 1er décembre 2018. Le parti du président – MORENA – a la majorité absolue dans les 2 chambres législatives.

2ème économie d’Amérique Latine et 15ème économie mondiale, le Mexique est une économie de marché et un défenseur du libre-échange et de l’intégration commerciale. Son PIB atteint ainsi 1 220 Mds USD en 2018 et le pays dispose d’un vaste marché intérieur de près de 127,6 M d’habitants (10ème  rang mondial). Le pays est ouvert à l’international : le taux d’ouverture de l’économie atteint 36 % du PIB en 2018 et le pays est lié via 12 accords de libre-échange incluant 46 pays, notamment avec les USA et le Canada via le T‑MEC.

Les services représentent 66,5 % du PIB au T3 2019. L’industrie reste très présente – 30 %, notamment l’industrie manufacturière (17 %). L’agriculture contribue au PIB à hauteur de 3,5 %. La consommation est le premier contributeur au PIB au T2 2019, représentant 37 %. Suivent les exportations (23 %) et l’investissement privé (10,3 %). L’investissement public représente 1,6 % du PIB, tandis que la consommation publique atteint 6,5 % du PIB – le secteur public représente ainsi 8,1 % du PIB. Également riche en ressources naturelles (notamment en minerais et en produits agricoles), le Mexique est le 1er producteur d’argent et le 11ème producteur de pétrole au monde en 2018.

Tendances économiques

La croissance mexicaine s’établit en moyenne à 2,2 % entre 2012 et 2017. Elle atteint 2 % en 2018, portée par les exportations et la consommation, ses moteurs traditionnels. Le Mexique maintient une relation économique et commerciale singulière avec les États-Unis stimulant ses exportations. Par ailleurs, les transferts de fonds des migrants (remesas) émis depuis les USA soutiennent la consommation.

Le consensus des économistes prévoit désormais une croissance nulle à fin 2019. Si les premières années de mandats présidentiels sont traditionnellement marquées par un ralentissement de l’activité économique, l’absence de politique économique claire et la remise en cause de grands projets sont mis en avant par les économistes pour expliquer l’absence de croissance. La baisse des investissements (‑5,2 %) est la principale cause de la décélération de la croissance en lien avec l’attentisme des investisseurs. L’industrie enregistre par ailleurs un déclin significatif (‑5,1 %). Enfin, la consommation ne soutient que partiellement la croissance, à +1 %. en novembre dernier.

Le Mexique accuse un retard de développement significatif. Le PIB par habitant à 9 800 EUR en 2018, cache d’importantes disparités : ainsi, 44 % de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté, et 12 % sous le seuil d’extrême pauvreté. Le pays est classé 74ème à l’indice de développement humain et fait partie des 4 pays les plus inégalitaires d’Amérique latine. Les inégalités régionales sont particulièrement importantes : les États du sud ont des niveaux de développement assimilables aux pays d’Amérique centrale là où les États du nord sont comparables à des pays d’Europe de l’est. 

Enfin, le Mexique est classé 2ème en Amérique latine pour la compétitivité de son économie et la facilité à y faire des affaires, selon les classements internationaux. La capacité à entreprendre est classée 60ème par la Banque mondiale (2ème en Amérique latine derrière le Chili), perdant 6 places en 1 an. La compétitivité est classée 48ème par le forum économique mondial, également 2ème en Amérique latine derrière le Chili.

Échanges commerciaux Franco-Mexicains

Après deux années de contraction des échanges, le commerce bilatéral a crû de 10% au premier semestre 2019. Les échanges entre les deux pays atteignent désormais 2,94 Mds EUR contre 2,67 Mds EUR sur la même période en 2018. Nos importations et exportations ont respectivement augmenté de 3,1% (+36 M EUR) et 15,1% (+231 M EUR) permettant à la France de dégager un excédent commercial de 590 M EUR (+50 % par rapport au 1er semestre 2018). La hausse des exportations s’explique principalement par le dynamisme du secteur aéronautique (+84% soit 260 M EUR). Les importations ont quant à elles augmenté dans trois secteurs représentatifs de la présence de nos entreprises dans le pays à savoir l’aéronautique (+51 M EUR) ; les équipements électriques (+20 M EUR) et les produits pharmaceutiques (+10 M EUR).[2]

La France se maintient ainsi comme 14ème partenaire mondial du Mexique et son 4ème partenaire européen derrière l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie.

Au premier semestre 2019, la France se place au 15ème rang des fournisseurs du Mexique, soit un rang de moins qu’au premier semestre 2018 et le 4ème européen derrière l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.

Au premier semestre 2019, les exportations françaises vers le Mexique ont atteint 1,77 Md EUR, soit une hausse de 15%. Le Mexique est désormais le 29ème client de la France et gagne cinq places par rapport à la même période en 2018.

En termes de secteurs d’activités, les exportations françaises sont concentrées presque exclusivement dans l’industrie (99,5%) notamment dans les matériels de transport, les équipements mécaniques, électriques et informatiques ainsi que les produits chimiques, parfums et cosmétiques. De façon plus détaillée, les produits de la construction aéronautique et spatiale demeurent quant à eux le premier poste d’exportations (569 M EUR, +84%) suivis par les produits pharmaceutiques (152 M EUR).

Il faut cependant noter que, hors aéronautique et spatial, le montant de nos exportations diminue de 2,3 % et que notre excédent commercial baisse de 9,4%, confirmant la prédominance de ce secteur dans nos échanges.

Plus particulièrement, les exportations d’équipements mécaniques, matériels électriques, électroniques et informatiques ont subi la plus forte baisse en volume (à 350 M EUR soit – 9%).

Sur les six premiers mois de l’année, les importations en provenance du Mexique ont augmenté de 3,1 % et atteignent 1,2 Md EUR. Le Mexique est le 41ème fournisseur de la France et gagne une place par rapport à la même période de 2018.

Sur les six premiers mois de l’année, la France est le 14ème client du Mexique, gagnant ainsi quatre places par rapport au S1 2018 et reste son 5ème client européen, derrière l’Allemagne (3ème), l’Espagne (5ème), le Royaume-Uni (11ème) et les Pays-Bas (12ème).

Deux postes d’importations ont connu une hausse sur la période :

  • Les équipements aéronautiques ont quasi-doublé (+92%) à 106 M EUR. Ceci traduit la place du Mexique dans la chaîne de valeur mondiale de ce secteur en plein développement (notamment via la forte implantation industrielle du groupe Safran, dont le Mexique va devenir 2e pays d’implantation industrielle au monde devant les USA, avec notamment la construction de pièces du nouveau moteur Leap).
  • D’autre part, les importations de matériel électrique ont augmenté de près de 30% sur la période à 95 M EUR.

Les instruments à usage médical, optique et dentaire demeurent notre premier poste d’importations avec une hausse de 1,1% à 175 M EUR.

Conseils pour une entreprise souhaitant approcher le Mexique

  • Allez-y pour les bonnes raisons. Avant même de penser à se lancer sur le marché mexicain, il est primordial d’analyser sa compétitivité sur son propre marché.
  • Soignez sa compétitivité prix. Les mexicains sont avant tout concernés par le prix, ils regardent bien sûr la qualité, mais ils sont à la recherche du meilleur prix. L’accent est continuellement mis sur cette variable.
  • Déplacez-vous, c’est non négociable. Le Mexique possède une culture qui valorise les relations humaines, il est donc indispensable de rencontrer son interlocuteur en face à face.
  • Les mexicains mettent beaucoup d’importance sur les titres et les postes. Afin d’être mieux pris en considération, il faut avoir une position égale à celle de son interlocuteur.
  • Profitez des missions commerciales. Il est essentiel de connaître les composantes du marché local avant de se lancer et de s’informer sur les meilleurs partenaires potentiels.
  • Prévoyez un investissement à long terme. Le marché mexicain est exigeant et ne permet pas d’attendre des résultats immédiats.
  • Adaptez-vous à la culture locale. Les mexicains attachent beaucoup d´importance aux relations et prennent le temps pour connaitre leur interlocuteur. Les relations commerciales sont souvent basées sur la confiance, aussi soyez patient et n´hésitez pas à parler de choses et d´autres avant d´entamer le sujet réel de l´entrevue.

Contact

CCIF Mexique
Tél : 00 (52) 55 5272 0960
internacional(@)cfmci.com
www.franciamexico.com

 

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