Ghana

Le Ghana en bref

Avec un peu plus de 30 millions d'habitants et un PIB estimé à 54,9 milliards d'euros en 2018, le Ghana, 2ème économie de la CEDEAO derrière le Nigéria et devant la Côte d’Ivoire, a accédé à la catégorie des "pays à revenus intermédiaires"

Avec un peu plus de 30 millions d'habitants et un PIB estimé à 59 Md EUR en 2019, le Ghana, 2ème économie de la CEDEAO derrière le Nigéria et devant la Côte d’Ivoire, a accédé à la catégorie des « pays à revenus intermédiaires ».

Pays anglophone d’une région majoritairement francophone, le Ghana dispose de nombreux atouts économiques, politiques et sociaux faisant de ce pays la 2ème économie d’Afrique de l’Ouest. Après un retour à une croissance élevée en 2017, le Ghana devrait maintenir cette dynamique pour s’imposer comme une des 1ères croissances d’Afrique Sub-Saharienne en 2020. La remontée des cours des matières premières, l’exploitation de nouvelles zones pétrolifères, une nouvelle dynamique industrielle et agricole, l’aboutissement de plusieurs projets d’infrastructures d’envergure ainsi qu’une numérisation accrue des services justifient ce résultat.

Les tendances de l'économie

Après une croissance ralentie en 2015 et 2016 dû à la faiblesse des cours des matières premières, au coût de l’électricité et à celui du crédit qui ont handicapé l’activité et la compétitivité des entreprises, 2017 a marqué le retour à une croissance substantielle - 7,9% par le gouvernement et 5,9 % par le FMI. L’année 2018 a marqué une croissance de 6,9%. Le Ghana a été en 2018 un du plus fort pays par rapport à la croissance de toute l’Afrique sub-saharienne. Pour 2019, la Banque mondiale anticipe un taux de croissance de 6,7%.

Avec 9,4% d’inflation en 2018, le Ghana continue de limiter la hausse des prix, ce résultat faisant suite à une année 2016 marquée par une inflation de 15,4% (après 18% en 2015). Le recul de l’inflation est le fruit d’une politique monétaire stricte de la Banque Centrale du Ghana avec un taux directeur maintenu à 26% sur 2016. Néanmoins, l’amélioration de la situation économique et la volonté de soutenir la croissance a permis à la Banque Centrale de procéder à une quintuple baisse consécutive du taux pour atteindre 20% depuis fin 2017.

La monnaie locale, le cedi, a augmenté par rapport au dollar sur la quasi-totalité de l’année 2018 passant de 4,52 GHS pour 1 USD en Janvier 2019 à 4,89 GHS. La monnaie nationale a en revanche subit l’appréciation globale de l’euro, passant de 4,5 GHS (en 2017) pour 1 EUR en Décembre 2019 à 5,6 GHS.
Arrivant à expiration en 2018, le programme d’aide du FMI d’un montant de 798 millions d’euros (918 M USD) a récemment été prolongé d’un an.

Les échanges commerciaux Franco-Ghana

Plus de 70 entreprises françaises sont actuellement installées au Ghana, dont une soixantaine de filiales de groupes établis en France, et une quinzaine d’entreprises individuelles de droit local détenues par des Français. Leurs activités couvrent des domaines aussi divers que l’agriculture, la banque, l’assurance, la construction, la logistique, les hydrocarbures ou encore l’hôtellerie-restauration. Des entreprises françaises de renommée internationale ont choisi d’y implanter leurs filiales : Société Générale, Total, Technip, Pernod Ricard, Alstom, Bolloré, CMA-CGM, Air Liquide, et L’Oréal. Nos entreprises, par leurs activités, ont contribué à la création d’environ 20 000 emplois directs et indirects sur le territoire ghanéen.

Le commerce bilatéral entre la France et le Ghana s’est élevé à plus de 500 millions d’euros en 2017.

Le Ghana fournit principalement la France en hydrocarbures naturels, et dans une moindre mesure en produits agricoles et alimentaires : c’est le cinquième fournisseur de la France en Afrique subsaharienne. La France exporte de son côté des produits métallurgiques, des équipements mécaniques, des produits pétroliers raffinés et des produits agroalimentaires.

Les exportations françaises atteignent ainsi 227,2 millions d’euros, concentrées autours de trois secteurs : les biens d'équipements, les produits des industries agroalimentaires, et les produits chimiques, parfums, cosmétique, l’ensemble totalisant 79% des ventes.

En revanche, les importations depuis le Ghana ont modérément augmenté, atteignant 319,6 M EUR. 45% de celles-ci sont regroupées autour des produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture. Les postes traditionnels que sont l’agroalimentaire et les hydrocarbures ont respectivement progressé de 95,8% (89,2 M EUR) et 78% (80,2 M EUR).

Fortement dépendant de la signature de grands contrats, le commerce bilatéral connait d’importantes fluctuations au fil des ans. La balance commerciale française a connu une augmentation de son déficit atteignant 92,4 M EUR.

Le Ghana est le 7ème pays récipiendaire des investissements français en Afrique, le 4ème au sein de la CEDEAO et le 3ème parmi les pays anglophones du continent (après le Nigéria et l’Afrique du Sud). Le montant des investissements directs français au Ghana s’est élevé à 9 millions € en 2017 pour un stock total de 1,4 milliard €.

Du côté de la coopération et du développement, l’Agence Française de Développement (AFD) est présente au Ghana depuis 1985 et s’implique dans des projets pour les secteurs de l’agriculture, du développement urbain et de l’énergie électrique.

Conseils pour une entreprise souhaitant approcher le Ghana

  • Le GIPC est l’organisme chargé de gérer les investisseurs étrangers au Ghana. Le GIPC Act régit l’établissement et les opérations des entreprises étrangères
  • Organisation du travail : 40 heures/semaine. Obligation d’établir un contrat de travail pour un engagement supérieur à 6 mois. Par ailleurs, un permis de travail et de résidence délivré par le Ghana Immigration Service est nécessaire pour tout employé étranger (+/-1500 USD/an). Les relations employeurs/employés sont régies par la Constitution de 1992 et le Labour Act.
  • Toutes les entreprises doivent s’inscrire auprès du Ghana Revenue Authority (GRA) pour le paiement de taxe statutaire.
  • Différents types des impôts au Ghana: la Corporate Tax : 20-25%, Witholding Tax (WHT), Capital Gains Tax, VAT/NHIL/GETFL à hauteur de 17,5%, Employment Tax (Une retenue à la source est prélevée tous les mois par l’employeur, variant de 2-32%) , et Dividend Tax.  Les grossistes et détaillants appliquent une TVA de 8%. Zone franche : 70% de la marchandise doit être exportée et exonération de taxes durant 10 ans puis 8%.
  • Le Ghana est également membre de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), et a signé (mais pas ratifié) le traité sur les droits d’auteurs de l’OMPI et le traité sur les phonogrammes. Enfin, le Ghana a adopté ces dix dernières années six lois sur la propriété intellectuelles : Trademarks Act, Patents Act, Industrial Designs Act, Layouts-Designs of Integrated Circuits Act, Geographical Indications et Copyright Acts.
  • Accords bilatéraux France/Ghana : accord de non-double imposition et accord de protection des investissements (signé mais non ratifié). Par ailleurs, de nombreux accords de coopération existent dans les domaines de la gouvernance ou de l’agriculture.

Contact

CCIF Ghana
info(@)ccifranceghana.com 
www.ccifrance-ghana.com

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