Ghana

Le Ghana en bref

Avec un peu plus de 30 millions d'habitants et un PIB estimé à 54,9 Md EUR en 2018, le Ghana, 2ème économie de la CEDEAO derrière le Nigéria et devant la Côte d’Ivoire, a accédé à la catégorie des « pays à revenus intermédiaires ».

Avec un peu plus de 30 millions d'habitants et un PIB estimé à 54,9 Md EUR en 2018 (1 817 EUR/habitant), le Ghana, 2ème économie de la CEDEAO derrière le Nigéria et devant la Côte d’Ivoire, a accédé à la catégorie des « pays à revenus intermédiaires » de la tranche inférieure en 2010. Au cours des dix dernières années, le taux de croissance annuel moyen a été de 6,9% et devrait atteindre 8,3% en 2018, soit l’une des cinq premières fortes croissances d’Afrique Sub-Saharienne. L’économie ghanéenne est diversifiée avec un secteur des services qui représente 48,4% du PIB, devant l’industrie (35,1%) et l’agriculture (16,5%).

L’or, le cacao et le pétrole représentent les principaux postes à l’exportation. Le Ghana est ainsi le 2ème producteur d’or d’Afrique, avec 5,05 Md EUR ont exportés en 2017 soit +32% du total des exportations. Le Ghana est aussi le 2ème producteur mondial de cacao derrière la Côte d’Ivoire avec une production de 900 000 tonnes et des revenus estimés à 2,32 Md EUR (+31% des exportations) pour la saison 2017. Enfin, les hydrocarbures représentent 16,3% des exportations en 2017 soit 2,72 Md EUR. Ses revenus ont été grandement affectés par la chute des cours mondiaux, mais la production nationale a augmenté entre 2016 et 2017 et devrait doubler d’ici 2019-2020 grâce à l’exploitation de nouveaux champs pétrolifères et la décision du Tribunal international du droit de la mer favorable au Ghana (litige avec la Cote d’Ivoire sur la frontière maritime jouxtant le champ du TEN). Aussi, grâce à la découverte récente de pétrole d'une capacité de 550 millions de barils par Aker Energy ASA, une société norvégienne, le Ghana espère d’augmenter la production hydrocarbures.

 

Les tendances de l'économie

Après une croissance ralentie en 2015 et 2016 dû à la faiblesse des cours des matières premières, au coût de l’électricité et à celui du crédit qui ont handicapé l’activité et la compétitivité des entreprises, 2017 a marqué le retour à une croissance substantielle - 7,9% par le gouvernement et 5,9 % par le FMI. L’année 2018 a marqué une croissance de 6,9%. Le Ghana a été en 2018 un du plus fort pays par rapport à la croissance de toute l’Afrique sub-saharienne. Pour 2019, la Banque mondiale anticipe un taux de croissance de 6,7%.

Avec 9,4% d’inflation en 2018, le Ghana continue de limiter la hausse des prix, ce résultat faisant suite à une année 2016 marquée par une inflation de 15,4% (après 18% en 2015). Le recul de l’inflation est le fruit d’une politique monétaire stricte de la Banque Centrale du Ghana avec un taux directeur maintenu à 26% sur 2016. Néanmoins, l’amélioration de la situation économique et la volonté de soutenir la croissance a permis à la Banque Centrale de procéder à une quintuple baisse consécutive du taux pour atteindre 20% depuis fin 2017.

La monnaie locale, le cedi, a augmenté par rapport au dollar sur la quasi-totalité de l’année 2018 passant de 4,52 GHS pour 1 USD en Janvier 2019 à 4,89 GHS. La monnaie nationale a en revanche subit l’appréciation globale de l’euro, passant de 4,5 GHS (en 2017) pour 1 EUR en Décembre 2019 à 5,6 GHS.
Arrivant à expiration en 2018, le programme d’aide du FMI d’un montant de 798 millions d’euros (918 M USD) a récemment été prolongé d’un an.

 

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