Canada

Le Canada en bref

Pour en savoir plus sur l'économie canadienne, les secteurs porteurs, et les opportunités d'affaires pour les entreprises françaises au Canada

Les tendances de l’économie

L’économie du Canada est développée et diversifiée. Les principales industries sont l’immobilier (14% du PIB), l’industrie manufacturière (10%), la finance et assurance (8%), l’industrie minière et extractive (8%), ou encore la construction (7%). Le pays dispose de larges ressources naturelles lui permettant d’être exportateur net d’énergie : pétrole, zinc, aluminium, nickel et or. Ces ressources font de l’industrie minière et extractive l’une des composantes principales de l’économie du pays.

Le Canada regroupe une diversité de provinces et de territoires dont les spécialisations et les filières à l’export sont différentes. En effet, l’agriculture est particulièrement représentée dans les provinces du centre (Manitoba, Saskatchewan, ouest de l’Ontario), tandis que les filières industrielles et technologiques sont davantage développées dans les provinces côtières (Québec et Ontario à l’Est, Colombie Britannique à l’Ouest). Enfin, certaines provinces telles que l’Alberta, Terre Neuve-et-Labrador ou encore le Saskatchewan, disposent d’importantes ressources énergétiques et concentrent leur activité économique, notamment à l’export, sur ce secteur.

Compte tenu de sa faible population, le Canada se tourne fréquemment vers l’extérieur afin de trouver de nouveaux marchés. Très ouvert et intégré dans le commerce mondial, le Canada est cependant toujours dépendant de ses échanges avec les États-Unis : les exportations vers son voisin représentaient 73.5% du total des exportations canadiennes en 2020, tandis que 48.8% des importations canadiennes venaient des États-Unis. Les pouvoirs publics, soucieux de réduire cette dépendance, favorisent donc une diversification géographique avec d’autres partenaires comme l’Union Européenne (2ème partenaire avec 10.8% des échanges) et la Chine (3ème partenaire avec 9.5%). Cette stratégie de diversification passe notamment par la signature d’accords de libre-échange bilatéraux et plurilatéraux. Le Canada est actuellement engagé dans 14 de ces accords avec 51 pays, dont les plus importants sont le CUMSA (signé en 2020 avec le Mexique et les États-Unis), le CETA (2017, avec l’Union Européenne), le CPTPP (2018, avec de nombreux pays du Pacifique) ou encore un accord de continuité commerciale avec le Royaume-Uni.

La situation commerciale interprovincial canadienne est également relativement faiblement intégrée. En effet, le Canada est marqué par l’importance de barrières non-tarifaires (réglementaires, administratives, linguistiques) et une faiblesse des flux commerciaux entre ses différentes provinces et territoires. En 2017, les exportations intra-canadiennes ne représentaient ainsi que 36% des exportations totales des provinces : à titre de comparaison, les exportations intra-UE représentaient 59% du total des exportations des États Membres de l’UE en 2019. Voulant donc poursuivre leurs efforts de libéralisation du commerce interprovincial, les pouvoirs publics fédéraux, provinciaux et territoriaux ont conclu un Accord de Libre-Échange Canadien (ALEC) entré en vigueur le 1er juillet 2017. Cet accord vise à réduire les obstacles à la libre circulation des produits, des services, des investissements et de la main d’œuvre à l’intérieur du Canada, ainsi qu’à établir un meilleur accès aux marchés publics et une plus grande coopération réglementaire.

Malgré la crise liée au Covid-19, les perspectives de reprise semblent se confirmer pour 2021. Avant la crise, les estimations plaçaient le Canada sur une trajectoire de croissance relativement faible à moyen terme (1.5%) à cause de facteurs externes (faiblesse de la croissance mondiale et spécialement américaine, la baisse du cours des matières premières) et structurels de l’économie canadienne tels que le vieillissement de la population, et les faibles réserves de productivité dans certains secteurs majeurs de l’économie canadienne (énergie, industrie, agriculture).

Les restrictions sanitaires liées à la pandémie ont entraîné une forte chute de la production et de la consommation au cours de la première moitié de l’année 2020, qui devrait se solder par une récession d’environ 5.8% du PIB. Le gouvernement canadien prévoit toutefois une reprise rapide de l’activité, avec un rebond de la croissance espéré d’environ 5% dès l’année 2021. De la même manière, si le marché du travail canadien qui connaissait des bons résultats en 2019 (5.7% de chômage) a été durement frappé par la crise et atteignait 13.8% en mai 2020, le taux de chômage est progressivement redescendu son niveau d’avant la crise (autour de 5%) en avril 2021. En outre, les entreprises bénéficient de fortes subventions afin de les soutenir dans leur activité restreinte par les mesures sanitaires. Par exemple, le gouvernement a ainsi confirmé en avril 2021 dans son budget 2021 la mise en place d’un plan de relance de 100 milliards de dollars pour favoriser la reprise de l’activité économique.

 

Conseils pour une entreprise souhaitant approcher le Canada

  • Conseil 1 – Venir préparé : faites appel à des experts. Dans les démarches professionnelles et personnelles, faire appel aux experts est une pratique très répandue. Par exemple, les avocats sont souvent vus comme essentiels au développement des affaires et sont souvent une des meilleures options de conseil pour le développement.
  • Conseil 2 – Faire des affaires au Canada : une approche par province Le marché Canadien est vaste, constitué de 10 provinces et 3 territoires, et ne devrait pas être approché comme étant une seule et même entité. Aux niveaux fédéral et provincial il existe de nombreuses différences réglementaires, administratives et culturelles (et linguistiques) entre les différents territoires et provinces qui nécessitent une approche ciblée.
  • Conseil 3 – Le Québec n’est pas la France Bien qu’une certaine proximité culturelle existe entre la France et le Québec, nous sommes en Amérique du Nord. Ainsi, les codes culturels pour faire des affaires sont nord-américains : style plus direct, contenu plus important que la forme, etc.
  • Conseil 4 – L’importance du réseau Le Canada un pays chaleureux et réputé pour son ouverture. Cependant, l’implantation et l’intégration au monde des affaires nécessite une préparation poussée ainsi qu’un vrai travail de réseautage. C’est pourquoi adhérer à des réseaux d’affaires est bien souvent une condition essentielle pour une installation réussie !

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