République Dominicaine

La République Dominicaine en bref

La République dominicaine est la première économie des Caraïbes, avec un PIB de 83,9 Md USD

Tendances économiques

L’économie dominicaine connaît une période de croissance soutenue avec la meilleure performance d’Amérique latine des dernières années. Cette tendance s’est confirmée en 2019 (+5,1%) et en 2020 malgré une baisse de -5,5%, contre -7,7% en Amérique latine. Le dynamisme économique dominicain est également lié à la conjoncture économique américaine, le secteur des services et les transferts de migrants (remesas), en étant fortement dépendants

Après une considérable amélioration les années précédentes, la balance courante se maintient à 1,8% du PIB, notamment face aux fluctuations des prix internationaux des carburants. Le secteur externe reste dynamique en 2020 : après avoir augmenté de 3%, les exportations n’ont baissé que de 9%, tirées par les exportations d’or ; les importations se sont réduites à cause du confinement, mais celles destinées aux zones franches se sont contractées de seulement -9% ; les flux de « remesas » familiales ont augmenté de +14% en 2020. Les flux d’IDE se maintiennent en 2020 (2,3 MUSD), grâce à de nouveaux investissements dans le tourisme, de l’immobilier, l’industrie et l’énergie.

La politique monétaire de la Banque centrale permet un niveau d’inflation contenu situé autour de 5%. Les réserves internationales du pays se sont accrues cette dernière année et s’élèvent à 7,3 mois d’importations. La Banque centrale mène une politique de taux de change flexible contrôlé. La dépréciation du peso dominicain, généralement située autour de 5%, atteint 9% en 2020. Le niveau de dette publique de la République dominicaine, bien qu’acceptable, augmente à 69% du PIB en 2020 Le déficit budgétaire représente 7% du PIB.

Le pays se classe au 115ème rang/190 du classement Doing Business en 2020 et au 78ème rang/141 du classement sur la compétitivité du Forum économique mondial. Des défis restent à être surmontés dans l’environnement des affaires dominicain.

Échanges commerciaux France - République Dominicaine

La République dominicaine, pays d’opportunités, premier partenaire commercial de la France dans les Caraïbes.

Les échanges commerciaux bilatéraux ont plus que doublé depuis l’entrée en vigueur de l’APE avec l’Union européenne en 2009. Ils sont depuis sur une trajectoire ascendante jusqu’en 2019 (298 MEUR) et avec tout de même un total de 263 MEUR en 2020. Le solde commercial de la France, dépendant des exportations liées aux grands contrats, est structurellement négatif.

Les exportations françaises vers la République dominicaine atteignent 123 MEUR en 2019 et 99,7 MEUR en 2020. Elles se composent surtout du matériel médical (12% de participation) assemblés en zones franches pour être réexportés, tout comme les préparations pharmaceutiques (6% de participation). La France exporte notamment des produits laitiers (11%), des produits sidérurgiques (4,6%), du vin (4,5%), des aliments pour animaux (6,6%) et des parfums et cosmétiques (2,7%).

Après atteindre 174 MEUR en 2019, les exportations dominicaines vers la France sont de 163,2 MEUR en 2020. Elles se composent essentiellement de produits agricoles et issus de l’industrie agroalimentaire (60,7%). Les fruits tropicaux représentent 43% du total exporté, en grande partie des bananes bio. Les autres produits sont du cacao, café, légumes, melons, rhum et tabac. Il est aussi exporté massivement vers la France du matériel médical et des préparations pharmaceutiques (25% du total exporté).

La France, deuxième investisseur européen en République dominicaine derrière l’Espagne.

La France est le 9ème investisseur étranger avec un stock d’IDE de près de 486 MUSD depuis 2010, soit 2% du stock total.

Plusieurs filiales d’entreprises françaises sont installées en République dominicaine, première destination des investissements français dans les Caraïbes : dans l’industrie (Air Liquide, Arcelor-Mittal), les transports (Air France, Air Caraïbes, French Bee, CMA-CGM), les services aéroportuaires (Vinci Airports, SAMSIC, Groupe Europe Handling), l’hôtellerie (Club Méditerranée), la grande distribution (Carrefour), les énergies renouvelables (Akuo Energy, Solar Electric, SunPower, Alinea Solar), les carburants (Total), la santé (Sanofi), les centres d’appels (Téléperformance), les services (Ipsos, JCDecaux, Altice), le matériel électrique (Schneider Electric, Legrand) , les vins et spiritueux (Pernod Ricard, Les Grands Chais de France).

La présence économique française s’appuie aussi sur la réalisation de projets publics financés par les bailleurs de fonds.

La France est leader dans les transports urbains. La construction des deux lignes du métro de Saint Domingue, financée en partie par l’AFD, implique Alstom, Thales, CIM-TSO, Sofratesa et Systra. Poma, fabricant de télécabine, a aussi réalisé le premier téléphérique urbain de la Caraïbe.

Plus récemment les entreprises françaises se sont positionnées dans le secteur de l’eau et l’environnement. Vinci Construction a réalisé un programme d’assainissement financé par des prêt du gouvernement français, la Société des Eaux de Marseille et Véolia/Seureca ont remporté un contrat de gestion des eaux financé par la BID.

Des opportunités s’offrent aux entreprises des collectivités françaises des Amériques (CFA).

Les échanges commerciaux avec les CFA restent faibles mais proposent des débouchés. Ils sont constitués à près de 90% d’exportations dominicaines – bougies, tomates, avocats -. En revanche, de nombreux investissements français ont été réalisés par des entreprises installées aux Antilles françaises. Carrefour, emmené par le groupe GBH a ainsi deux supermarchés et un centre commercial. Ces investissements ont l’avantage d’entrainer dans leur sillage des PME aux activités connexes. Le pays est aussi une excellente destination pour développer un flux d’affaires vers Haïti et la Région.

Conseils pour une entreprise souhaitant approcher la République Dominicaine

  • La première approche du marché : Multiplier les conseils auprès de la CCIF, des conseillers du commerce extérieur, d’avocats, de fiscalistes ou des administrations. Être patient : la bureaucratie ralentit les démarches. Les échanges sont formels mais la relation personnelle est importante. Privilégier l’espagnol avec ses partenaires. L’anglais est pratiqué mais n’implique pas la même confiance.
  • Se faire accompagner par la CCIF République Dominicaine : Entourée de grands patrons français et dominicains, l’équipe franco-dominicaine de la CCIF répond à vos besoins dans votre développement commercial en vous proposant des études de marché, listes de contacts, programmes de rendez-vous, participation à des salons, missions de prospection, aide au recrutement, lobbying, domiciliation…
  • Appréhender le développement social de la République dominicaine : Malgré le dynamisme qui caractérise l’économie dominicaine, le retard du progrès social limite la compétitivité. L’enjeu pour le pays est ainsi de mettre à profit ce bon cycle pour parvenir à un modèle de développement plus durable en améliorant les services sociaux, comme l’éducation et la santé…, la protection de l’environnement et surtout réduire l’informalité (autour de 55%).
  • Contournez les faiblesses de l’environnement des affaires : Les classements internationaux des affaires identifient plusieurs défis à relever, symptomatiques des pays latino-américains : la gouvernance des institutions, la compétitivité du marché du travail, la propriété, et parfois une certaine insécurité juridique.Pour faciliter vos flux d’affaires, pensez à un partenaire local de confiance qui pourra aussi investir à vos côtés. Le coût relatif des affaires est amplement compensé par la fiscalité avantageuse de plusieurs secteurs (niches fiscales), mais aussi par une certaine flexibilité du travail et des infrastructures modernes qui connectent le pays au reste du monde.
  • Investissez dans vos ressources humaines : Pour faire face aux défis, profitez du dynamisme de la jeunesse dominicaine, en évolution permanente et avec une mentalité entrepreneuriale. Persévérance, formez votre personnel à vos tâches. Souvent, « la coutume fait la loi » en République dominicaine, laissez vos équipes vous conseiller.
  • Trouver un financement et le garantir : Les conditions de financement proposées par les banques locales sont beaucoup moins avantageuses qu’en France. Si vous intervenez sur des appels d’offres publics, suivez l’AFD, la Banque Mondiale, la BID… Enfin, PROPARCO peut aussi financer votre investissement selon certains critères.
  • Entourez-vous de conseillers spécialisés : Les avocats spécialisés vous aideront à appréhender les risques inhérents au marché dominicain. Vous pouvez aussi consulter les cabinets de conseils pour vous accompagner dans votre gestion. La CCIF République Dominicaine vous orientera dans cette démarche. N’hésitez pas à multiplier les conseils de Dominicains afin d’anticiper les évolutions de votre secteur.

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CCIF République Dominicaine
www.ccifranco-dominicana.org

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