République Démocratique du Congo

La République Démocratique du Congo en bref

Avec un PIB de 50 Mds de $ en 2019, et plus de 90 millions d’habitants, la RDC reste un marché important en Afrique subsaharienne.

Les tendances de l’économie

  • 1° producteur de cuivre en Afrique. 5° producteur mondiale de cuivre
  • 1° producteur mondial de cobalt.
  • Importantes réserves de lithium et d’or.

Le secteur minier contribue au 2/3 de la croissance du pays et 90% des exportations congolaises sont des minéraux (cuivre et cobalt).

L’économie congolaise s’est montrée résiliente face aux effets redoutés de la Covid19. Les chiffres officiels indiquent davantage une « présence » du virus, qu’une vague épidémiologique. La croissance du PIB réel s’est située à 1,7% contre 4,4% réalisé en 2019 alors que la Banque mondiale prévoyait une récession de -2,2%. Cette situation tient principalement à la performance du secteur minier (production record de 1,6 millions de tonnes de cuivre en 2020), à la faveur des mesures de cantonnement des ouvriers dans les mines prises par le gouvernement et les compagnies minières pour poursuivre les activités malgré la crise sanitaire mondiale (BCC).

L’année 2021 semble augurer encore de bonnes perspectives grâce à la (très) bonne tenue des cours mondiaux des principaux métaux (cuivre et cobalt) et l’entrée en production de plusieurs grands projets miniers comme le projet Kamoa-Kakula. Il faut également relever l’engagement du président d’assainir l’environnement des affaires. En contrepartie, la RDC pourrait voir ses efforts de négociations aboutir favorablement et ainsi conclure un programme avec le FMI d’ici fin Juin 2021 avec à la clé un appui de 1,5 Mds $ sur trois ans. Selon la Banque Centrale du Congo, le cadre macroéconomique est stable depuis le début de l’année, les réserves de change qui avaient baissé drastiquement à 500 M$ fin 2020, ont doublé s’élevant à 1,2 Mds $ fin Mai. La Banque mondiale prévoit une croissance du PIB de 3,8% pour RDC en 2021.

Les échanges commerciaux Franco-Congolais

Les exportations vers la RDC ont fortement progressé dans le début des années 2000, en passant de 20 M€ (2000) jusqu’à un pic de 244 M€ en 2015. Depuis lors, elles se sont régulièrement contractées (237 M€ en 2016, 128 M€ en 2017 et 107 M€ en 2018) du fait de la contraction de la demande congolaise et de la montée en puissance des importations chinoises et d’autres pays émergents (Afrique du sud et Inde).

La RD Congo n’occupe qu’un rang modeste dans le commerce extérieur de la France. Elle n’est que le 112ème client de la France et son 130ème fournisseur. Les principaux postes d’exportations vers la RD Congo sont : les produits des industries agroalimentaires (31 M€ contre 28 M€ en 2017), les produits pharmaceutiques, en réduction régulière sous la pression des produits indiens (13 M€ en 2018, contre 34 M€ en 2017 et 99 M€ en 2016) et les machines industrielles pour l’extraction et la construction (21 M€ +12%).

Les importations françaises depuis la RDC ont progressé (19 M€ contre 15,3 M€ en 2017 soit +30%) : le bois (1 M€ +36% /2017) et les produits de la sylviculture (6 M€, stable). Le solde commercial de la France, même s’il s’érode demeure positif (+ 87 M€ en 2018)

Conseils pour une entreprise souhaitant approcher la rd Congo

  • Bien s’informer et étudier le marché : La RDC a une superficie équivalente à celle de l’Europe de l’Ouest, 4 grands groupes linguistiques avec des cultures et réalités différentes même si le français reste la langue officielle. Les réalités d’une région peuvent être différentes d’une autre. Le pays souffre encore de son image et de beaucoup de préjugés comme tout pays en proie à de conflits armés, miné par la pauvreté et corruption.  Bien s’informer sur le secteur d’activités ainsi que sur la région du pays s’avère nécessaire. Prendre contact également avec le réseau France en place (SER, CCI, CCEF) permet d’avoir accès à une mine d’informations pratiques cruciales. Bref, vous informer c’est gagner du temps.
  • Se faire accompagner : Bien que la RDC ait engagé dans des réformes pour renforcer la gouvernance et améliorer le climat des affaires, le pays se classe au 183e rang sur 190 pays dans le rapport Doing Business 2020. Les principaux indicateurs de gouvernance restent à améliorer. Avec son système fiscal déclaratif et cédulaire, la fiscalité congolaise est complexe à cause de la parafiscalité d’une part et la lourdeur administrative d’autre part. Pour ne pas se perdre dans tous ces méandres, l’accompagnement d’experts sérieux est primordial (fiscalistes, avocats, hommes d’affaires). La CCIFC a bâti un réseau de personnes compétentes et sérieuses capables de vous soutenir dans votre déploiement.
  • Savoir patienter et croiser les informations : Certaines procédures peuvent paraitre longues et fastidieuses. Il peut être tentant d’emprunter des chemins de traverse plus ou moins heureux et réguliers. Une stratégie qui peut payer dans le cours terme et se révéler défavorable dans le long terme. Pour éviter ce piège, il faut prendre son temps et patienter dans ses démarches, croiser les informations, toujours et enfin « être en règle ». La CCIFC peut vous soutenir dans vos démarches et identifier avec vous les points de blocages contextuels.

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Contact

CCIF Congo
direction(@)ccife-rdcongo.org
www.ccife-rdcongo.org
 

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