Le Vietnam en bref

Les réformes structurelles lancées à partir de 1986 ont libéralisé et modernisé l’économie du Vietnam, 6ème économie de la région.

Tendances économiques

Les réformes structurelles du gouvernement lancées à partir de 1986 ont libéralisé et modernisé l’économie du Vietnam, 3ème pays le plus peuplé d’ASEAN et 6ème économie de la région. Ce développement est caractérisé
par une forte exposition internationale, résultat d’une politique volontariste d’ouverture économique : membre de l’ASEAN en 1995, de l’Organisation mondiale du commerce en 2007 et engagé dans de nombreaux accords de
libre-échange dont celui avec l’Union européenne.

Après la crise financière de 2011, le Vietnam a conservé une stabilité économique prometteuse. En 2018, le taux de croissance du PIB se maintient à 7%, le déficit budgétaire semble également stable (autour de 4% du PIB), tout
comme le taux de change vis-à-vis du dollar américain. Cette dynamique est fortement portée par Hô-Chi-Minh-Ville et ses provinces environnantes (Binh Duong, Dong Nai et Long An) qui représentent 38% du PIB national et 54% de la production industrielle. En 2018, le commerce extérieur du Vietnam représente 480 Mds USD (contre 229 Mds USD en 2012), soit 200% du PNB, ce qui en fait l’une des économies les plus ouvertes du monde. Les transferts d’argent des Vietnamiens d’outre-mer (Viet Kieu) sont à noter (11 milliards de dollars en 2015).

L’un des atouts du Vietnam est son abondante main d’oeuvre compétitive et de qualité. Le Vietnam a par ailleurs opéré une réduction rapide et durable du taux de pauvreté et peut compter sur ses ressources naturelles (pétrole brut)
et son solide potentiel agricole (3ème exportateur mondial de riz, 2ème de café) pour assurer son développement économique. Véritable carrefour stratégique au coeur de l’Asie et de l’ASEAN, bénéficiant d’infrastructures de transport et logistique en plein essor, le Vietnam s’affirme sur le plan régional et international.

Échanges commerciaux Franco-Vietnamiens

Les échanges commerciaux entre la France et le Vietnam s’elevent à 6,7 milliards d’euros en 2018, soit quatre fois plus qu’en 2008. La France est le 15ème client du Vietnam et son 21ème fournisseur. A l’inverse, le Vietnam est le 49ème client de la France et son 22ème fournisseur. Ainsi, le commerce bilatéral apparaît très déséquilibré en faveur du Vietnam et concentré sur quelques produits clés. La France achète quatre fois plus qu’elle ne vend au Vietnam (balance commerciale déficitaire de 4,2 milliards d’euros) compte tenu de l’ampleur de ses importations (produits textiles et éléctroniques). Les exportations françaises vers le Vietnam se concentrent dans le secteur aéronautique, pharmaceutique et agroalimentaire. La part de marché francaise au Vietnam se situe aux alentours de 0,6%.

Les perspectives pour l’avenir des échanges commerciaux franco-vietnamiens sont prometteuses. En effet, l’émergence d’une couche de la population vietnamienne à hauts revenus et d’une société de consommation en pleine croissance mais aussi l’ambition du Vietnam de s’imposer comme nation industrielle (6ème économie de l’ASEAN en termes de PIB) laissent entrevoir de nombreux échanges entre nos deux pays à court comme à moyen et long terme.

De plus, les relations économiques et commerciales entre la France et le Vietnam trouvent leur traduction dans les investissements directs étrangers (IDE) d’origine française. Près des deux tiers des investissements français sont réalisés dans le secteur des services, un cinquième dans l’industrie, viennent ensuite l’agriculture et la disctribution. La France est historiquement le 2e donateur bilatéral du Vietnam après le Japon, avec plus de 1,5 Mds € d’engagements cumulés depuis 1993.

Conseils pour une entreprise souhaitant approcher le Vietnam

  • La loi des 3P : Présence, Prudence, Persévérance
    • Présence : Un suivi régulier du déroulement des opérations et une approche micro-managériale des équipes opérationnelles sont conseillés.
    • Prudence : L’information en ligne permet d’aborder les grandes lignes de certains secteurs mais il est nécessaire de faire appel à des expertises régionales et sectorielles pour plus de fiabilité.
    • Persévérance : L’administration vietnamienne peut sembler complexe, lente et parfois opaque pour les entreprises étrangères. Persévérez et informez vous sur les dernières évolutions.
  • « Cash is king »

Munissez-vous d’argent liquide: Avec 90% des transactions courantes effectuées en espèces et seulement 30% des citoyens ayant un compte bancaire, le Vietnam est une économie de cash. Cependant, la penétration des smartphones et du e-commerce tend à faire évoluer cette répartition.

  • La barrière linguistique

La connaissance de la langue française est en fort déclin au Vietnam. Il est ainsi difficile d’y trouver des interlocuteurs francophones. Il est recommandé d’embaucher un(e) interprète si vous ne parlez pas vietnamien ni anglais.

  • Tenue vestimentaire

Certaines différences subsistent entre les deux principales villes, Hanoï et HCMV. Le costume cravate sera plus adéquat pour Hanoï alors que le business casual se démocratise à HCMV.

Contact

CCIF Vietnam
www.ccifv.org

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