Le Pérou en bref

Au-delà de sa notoriété culturelle et touristique, le Pérou offre de nombreuses opportunités commerciales. Son excellente santé économique se mesure à l'aune de ses 20 années consécutives de croissance.

Le Pérou bénéficie d'une grande stabilité macro-économique, (classé n°1 mondial par le « Global Competitiveness Report » du World Economique Forum). Le rapport de la Banque Mondiale Doing Business 2017 place le pays en 3ème position d'Amérique Latine en termes de facilité et d'opportunités pour les affaires. Selon l’estimé 2019, le Pérou a importé pour 45,3 Mds USD et exporté pour 51.1 Mds USD de marchandises. Son principal client et fournisseur est la Chine.

Le Pérou profite également d'une bonne situation financière. A ce titre, l'agence Moody's lui attribue une note de A3 depuis 2014 et Fitch Ratings une note BBB+ depuis 2013. Le Pérou jouit d’un contexte favorable aux investissements étrangers, entre autre une reconnaissance constitutionnelle de la liberté d’initiative privée et de l’égalité de traitement entre investisseurs nationaux et étrangers.

Tendances économiques

Au cours des dernières années, le Pérou a bénéficié d’un taux de croissance annuel élevé (7 % entre 2002 et 2008) et a particulièrement bien résisté à la crise économique en enregistrant même une croissance positive en 2009 (0,9 %), au cœur de la récession internationale. Dès 2010, la croissance repart avec un taux moyen de 7% par an pendant 3 ans. Elle chutera en 2014 à 2,4%, touchée par la baisse des cours des matières premières.  Néanmoins, ce taux a rebondi pour atteindre 3,2% en 2015 et 4% en 2016.

La croissance est soutenue par le secteur des mines (60% des exportations), du tourisme, de la construction et de l’agro-industrie et demeure l’une des plus élevées d’Amérique latine. Le taux d’inflation du Pérou s’est élevé à 3,3% en 2016. Il est l’un des plus bas d’Amérique Latine, se situant en dessous de celui de la Colombie (5,75 %) ou du Brésil (6,29%) et ce depuis la dernière décennie. C’est pourquoi le classement Doing Business 2017 de la Banque mondiale place le Pérou en 3ème position pour la région d’Amérique du sud/Caraïbe et en 54ème position à l’échelle mondiale.

Depuis mars 2013, le Pérou et l’Union Européenne sont signataires d’un accord de libre-échange. La majorité des biens sont déjà exemptés de droits de douane notamment les biens d’équipements. Seules quelques barrières tarifaires subsistent sur des produits considérés comme sensibles pour l’économie péruvienne.

Il s’agit entres autres de biens des secteurs textile, maroquinerie, agro-alimentaire, carné, pharmaceutique et chimique. Les derniers droits de douane devraient disparaitre en 2031, 18 ans après l’entrée en vigueur de l’accord.

Il est à noter que le Pérou n’est pas signataire de la convention douanière internationale ATA sur l’importation temporaire.

Le Pérou est notamment membre de : l’ONU, OMC, APEC, CEA, MERCOSUR (membre associé) et l’Alliance du Pacifique.

Enfin le Pérou tente de se positionner comme une interface entre les pays d’Amérique du sud, en particulier entre le géant brésilien et l’Asie (Initiative pour l’intégration des infrastructures régionales d’Amérique du Sud).

Échanges commerciaux Franco-Péruviens

Les échanges commerciaux entre la France et le Pérou en 2018 ont atteint un total de 703 M€, soit une très légère croissance de 0,5% (+3,5 M€) par rapport à 2017. Toutefois, il s’agit du niveau le plus élevé de ces 10 dernières années si l’on exclut l’année 2016 où nos exportations avaient été dopées par la vente d’un satellite d’observation.

Nos ventes au Pérou (228 M€ FAB) restent nettement en deçà de nos achats (475 M€ CAF). Ainsi notre déficit commercial, de nature structurelle, s’établit à 247 M€ en 2018 contre 218 M€ en 2017, soit un creusement de 13%.

Le total de nos échanges bilatéraux est relativement faible et en deçà du potentiel des deux économies, particulièrement pour nos exportations. Cependant, celles-ci ne sont pas représentatives de la présence réelle des produits français car de nombreux groupes tricolores fournissent le marché péruvien à partir de centres de production et de distribution installés dans des pays tiers.

Conseils pour une entreprise souhaitant approcher le Pérou

  • Afin de réussir votre mission au Pérou, il faut organiser, 15 jours à l’avance, le programme de rendez-vous avec le représentant péruvien. Les péruviens confirment toujours les rendez-vous la semaine précédant le déplacement.
  • Si la ponctualité est appréciée, les horaires de rendez-vous peuvent souvent être flexibles. Pour éviter tout malentendu, il est recommandé de reconfirmer un rendez-vous la veille par téléphone et par email. Veuillez à prendre une marge de temps dans vos déplacements car le trafic peut être dense et les distances importantes.
  • Le premier contact est souvent d’un ton assez formel, qui tendra à s’estomper au fil des réunions à l’initiative de(s) interlocuteur(s). Il est courant qu’à la fin de la 1ère réunion, pour les femmes, les interlocuteurs fassent la bise (une seule au Pérou sur la joue droite). Le vouvoiement (Usted) est de mise pour entamer la conversation, bien que les Péruviens n’hésitent pas à tutoyer rapidement leurs interlocuteurs, et invitent à le faire.
  • Les Péruviens apprécient l’intérêt porté à leur pays, aussi bien sur le plan des affaires que sur les plans culturel, historique et touristique. On vous invitera très certainement à goûter aux spécialités locales et boire un Pisco Sour, cocktail traditionnel péruvien.
  • Il est important de prévoir de la documentation physique et des échantillons. S’il existe la possibilité d’en apporter, votre interlocuteur sera tout de suite plus réceptif et vous permettra de gagner du temps. Pour les produits agroalimentaires, c’est une étape obligatoire.

Contact

CCI France Pérou
Tel : (+511) 421 4050
contact(@)ccipf.com
www.ccipf.com

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