Thaïlande

La Thaïlande en bref

Située au coeur de l’Asie du Sud-est, la Thaïlande, de par sa situation géographique avantageuse, se place comme un pays carrefour des échanges commerciaux.

Tendances économiques

La Thaïlande est l’un des acteurs économiques les plus dynamiques de la région et accueille aujourd’hui un grand nombre d’investissements étrangers et affiche une nette augmentation dans sa consommation de biens et services. Elle est une économie émergente très dépendante des exportations. Celles-ci comptent pour près de trois quarts du PIB. Le pays est la 2ème nation la plus riche de l’ASEAN avec un PIB de 501 million USD en 2020, après l’Indonésie (32ème mondial). L’économie Thaïlandaise repose principalement sur les services (56% du PIB) et l’industrie (36% du PIB). L’agriculture n’y contribuant qu’à hauteur de 8% alors que cette filière emploi 31,7% de la population active. Les principaux bien exportés étant les produits manufacturés (88,5%) et agroalimentaire (7,9%), tandis que les importations portent sur les produits énergétiques (20%) et les machines et équipements (19,5%).

Le pays est un des principaux producteurs et exportateurs de caoutchouc, de thon en boîte, de crevettes de sucre, d’ananas en boîte, de manioc et de riz. Les industries de l’automobile et des matériels électroniques font aussi partie des secteurs porteurs de l’économie thaïlandaise, notamment grâce aux exportations. Dans le même temps, les importations n’ont pas cessé d’augmenter, notamment pour les biens de consommation, les matières premières, les biens d’équipement et le carburant.

Le pays dispose d’une main d’œuvre de qualité et le taux de chômage reste très bas; 1,5% en 2020. Selon la Banque Mondiale en 2020, la Thaïlande se place au 21ème parmi les 190 pays en matière de facilité à faire des affaires et 3ème de l’ASEAN après Singapour (2e) et Malaisie (12e), notamment en matière de création d’entreprises.

Échanges commerciaux Franco-Thaïe

Les échanges commerciaux entre la France et la Thaïlande ont représenté 4,6 Mds € en 2019 (1,6 Mds d’exportations depuis la France et 3,0 Mds d’importations).

Le solde commercial de la France poursuit sa détérioration du fait d’un recul des exportations françaises vers la Thaïlande (- 13,1%), conjugué à une augmentation de 4,7% des importations de marchandises thaïlandaises par la France. Ainsi, le taux de couverture, rapport entre la valeur des exportations et celle des importations, enregistre une régression en 2019, passant de 66% à 55%.

En 2019, la France est le 18e fournisseur et la deuxième part de marché des pays de l’Union européenne en Thaïlande, avec 1,3% du total des importations thaïlandaises, derrière l’Allemagne (2,7%) et devant le Royaume-Uni (1%). Elle occupe la cinquième place en matière d’importations de produits thaïlandais par les pays de l’UE, derrière la Suisse (3,6%), les Pays-Bas (1,7%), l’Allemagne (1,7%) et le Royaume-Uni (1,3%) et 25e client de la Thaïlande.

L’année 2019 est marquée par une diminution des exportations françaises en Thaïlande, causée notamment par le ralentissement des ventes de matériels de transport, jusqu’alors le secteur dominant de ces échanges. En parallèle, les importations de marchandises thaïlandaises par la France augmentent légèrement, grâce notamment à la hausse des ventes d’équipements mécaniques et électroniques, ainsi que de certains produits industriels.

Les évolutions des relations commerciales entre la France et la Thaïlande sont stables et traduisent plusieurs réalités :

  • le commerce extérieur de la Thaïlande est celui d’un pays industrialisé. Bien qu’ayant perdu en compétitivité dans la production de textile ou de marchandises comme le bois, le carton, ou les produits métallurgiques, son secteur industriel reste la base de ses exportations ;
  • la Thaïlande reste un partenaire commercial important dans la région de l’ASEAN, puisqu’il est le deuxième client de la France, derrière Singapour, et qu’il est le troisième fournisseur français de la région.

Les perspectives pour l’ensemble de l’année 2021 sont peu porteuses suite au retard dans la vaccination contre COVID-19. Dans un contexte de forte récession économique mondial, y inclus la Thaïlande, -6,1% en 2020 et prévision de +2% en 2021.

A moyen terme, un accord de libre-échange entre l’Union européenne et la Thaïlande permettra sans doute d’améliorer l’accès au marché de produits agro-alimentaires ou de consommation produits en France et jusqu'ici soumis à des pics tarifaires.

La France est le 5e investisseur européen en Thaïlande (après les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Suisse), avec un stock d’investissements atteignant 2,4 Mds € fin 2019, soit 1% des IDE dans le pays. Environ 280 entreprises françaises sont installées en Thaïlande

 

Conseils pour une entreprise souhaitant approcher la Thaïlande

  • Préparer sa démarche : Il existe de nombreuses opportunités d’investissement en Thaïlande. Il s’agit d’un marché en croissance constante dans de nombreux secteurs d’activités. Les entreprises thaïlandaises sont aussi réputées pour la qualité du travail fourni et les faibles coûts de production. Malgré tout, une sélection précise des cibles ainsi qu’un déplacement en Thaïlande sont fortement recommandés afin d’établir un contact avec les professionnels pertinents. Il est en effet difficile d’évaluer le potentiel de ce marché ou bien d’accomplir une démarche de sourcing à distance.
  • Optimiser son premier contact : L’anglais est assez répandu dans le milieu des affaires en Thaïlande ; ainsi, il est relativement aisé de communiquer et d’obtenir des documents officiels en anglais. Les Thaïlandais s’appellent par leur prénom précédé du mot « Khun » et jamais par leur nom. Toutefois, les entreprises thaïes présentent généralement une structure très hiérarchisée et il est souvent difficile de joindre la personne souhaitée. Dans ce contexte, une approche en Thaïe peut constituer un atout certain. De plus, un contact dans la langue de son interlocuteur est toujours fortement apprécié.
  • Prendre en compte l’écart culturel dans la communication et la négociation : Les thaïlandais expriment très peu leurs sentiments et évitent toutes sources de conflit pouvant les mettre dans une position inconfortable, ou leur faire « perdre la face ». Le refus est rarement exprimé tout de suite ; l’usage du « non » est parfois prohibé. Ainsi, le « Oui » ou « Ok » peut signifier « peut-être », « je vais réfléchir » ou encore masquer une négation. Il faut donc être précis et ne pas hésiter à reformuler. Néanmoins, les thaïlandais font preuve d’un fort esprit de compromis, ne jamais oublier que « tout est négociable en Thaïlande »
  • Entretenir un suivi régulier : Il est important de conserver un contact régulier afin d’établir une relation de confiance stable et solide et s’assurer que l’entreprise respecte toutes les conditions commerciales. La prise de décision peut sembler relativement longue en Thaïlande. La négociation sous pression est fortement déconseillée. Si la partie contractante thaïlandaise a le sentiment de ne pas être respectée, elle peut facilement annuler l’affaire.
  • Contacter les entreprises françaises en Thaïlande : Près de 300 entreprises françaises sont implantées en Thaïlande et emploient près de 70 000 salariés. Ces entreprises sont présentes dans de nombreux secteurs et domaines d’activité. Certaines proposent des prestations pour aider les entreprises à mieux approcher le marché thaï depuis la France. La Chambre de Commerce Franco-Thaïe peut vous accompagner dans votre démarche d’approche et vous mettre en relation avec toutes ces entreprises.

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Contact

CCIF Thaïlande
contact(@)francothaicc.com
www.francothaicc.com

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