La Mongolie en bref

Alors que la Mongolie est traditionnellement une économie basée sur l'agriculture et l'élevage, la découverte d'énormes gisements de minéraux stimule les investissements et les revenus.

Aujourd’hui, l’économie dépend en grande partie des ressources naturelles représentant 80 % du total des exportations (cuivre 45 % et charbon 15 %) et 48 % du PIB. La plupart des exportations de la Mongolie sont destinées à la Chine (68,4%). L'économie progresse de 7,3% au premier semestre 2019 et de 7,2% en 2018.

Points forts :

  • Développement de ressources minières colossales (charbon, cuivre, or) avec des investissements atteignant 40 % du PIB
  • Position géographique stratégique entre la Chine et l’Europe (Projet de développement de la Route de la Soie)
  • Potentiel de diversification de la production, notamment l’agro-industrie (élevage, produits laitiers, viande, cachemire) et le tourisme
  • Soutien important des donateurs (4,8 % du PIB en 2019).

Points faibles :

  • Petite économie vulnérable aux variations des prix des matières premières et de la demande chinoise
  • Dissensions politiques internes
  • Dégradation massive des terres, 90 % des vastes prairies sujettes à la désertification (fréquentes tempêtes de poussière)
  • Niveau alarmant de la corruption et gouvernance fragile (justice, dépenses publiques, entreprises d’État, licences minières et marchés publics)
  • Risques associés à l’accroissement des inégalités (28 % de la population vivant dans la pauvreté en 2018) en raison d’un développement minier moins inclusif

Tendances économiques

Enclavée entre la Chine et la Russie, l’indépendance économique mongole reste fragile et représente une faiblesse à laquelle les dirigeants du pays veulent remédier en cherchant à nouer des liens privilégiés avec les pays occidentaux notamment, pour échapper au déterminisme de l’enclavement. Les autorités mongoles ont pour cela adopté la « politique de troisième voisin » transposée sur le plan économique avec le principe des « trois tiers ». Celle-ci affirme vouloir maintenir de bonnes relations avec ses deux voisins géographiques tout en développant des relations privilégiées avec d'autres partenaires, en particulier avec les États-Unis et l'Europe et parmi ses membres la France (un tiers des investissements étrangers à la Chine, un tiers à la Russie et un tiers aux « troisièmes voisins ».

Échanges commerciaux Franco-Mongoliens

La Mongolie considère la France comme un « troisième voisin », autre que la Russie et la Chine, avec laquelle elle entretient une relation d'amitié de longue date. La France est un partenaire majeur de la Mongolie en Europe. Parallèlement, la France considère la Mongolie comme un « partenaire clé en Asie » et soutient la transition démocratique suivie par la Mongolie depuis la révolution démocratique de 1990.

Le décollage de l’économie mongole au tournant des années 2010 avait soutenu le développement du commerce franco-mongol avec un volume d’échanges multiplié par six entre 2003 (8,3 M €) et 2011 (52,4 M €), année où la Mongolie avait enregistré le taux de croissance du PIB le plus élevé de son histoire (+17,5%). La situation économique s'est ensuite dégradée, la croissance du PIB mongol et les échanges bilatéraux avec la France ont corrélativement diminué. Cependant, après cinq années de baisse, le commerce franco-mongol est reparti nettement à la hausse en 2017 (+78,8% de volume d'échange). En 2017, la France est le 14ème pays fournisseur de la Mongolie et son 11ème client. Les échanges commerciaux de la France avec la Mongolie demeurent structurellement excédentaires (+17,5 M €). Ils s’élèvent à 26,1 millions d’euros :  21,8 M € d’exportations vers la Mongolie, pour 4,3 M € d’importations de produits mongols. Les ventes de produits français sont très diversifiées et présentent une forte marge de progression possible, alors que nos achats de produits mongols, cachemire pour l’essentiel, ne sont pas amenés à croître significativement, faute d’offre de produits d’exportation hors secteur minier. Parmi les « Troisièmes voisins » de la Mongolie, la France présente la particularité d’être à la fois un partenaire d’échanges commerciaux et un investisseur important.

Les échanges commerciaux de la France avec la Mongolie restent structurellement excédentaires en faveur de la France. A l’exception de l’année 2007, au cours de laquelle les importations françaises en provenance de Mongolie ont pratiquement atteint le niveau de ses exportations vers ce pays, l’excédent commercial bilatéral a régulièrement progressé au cours des dix dernières années, en faveur de la France. Alors que l’écart s’était réduit en 2016 avec un solde de seulement 4 M €, il s’est de nouveau creusé en 2017 : les exportations françaises vers la Mongolie ont excédé de 17,5 M € ses importations depuis ce même pays, marquant une augmentation du solde commercial de plus de 337,5% par rapport à 2016. La Mongolie représente désormais le 85ème excédent commercial de la France dans le monde en 2017 (116ème excédent en 2016).

Les exportations françaises vers la Mongolie : Les exportations françaises ont atteint 21,8 M € en 2017, en hausse de 78,8% par rapport à l’année passée. Après une forte augmentation de 2003 à 2011, passant de 7,2 M € à 48 M €, elles avaient ensuite progressivement diminué tombant à 9,3 M € en 2016.

Les importations françaises depuis la Mongolie : Les importations françaises en provenance de Mongolie sont en baisse de 19,1% à 4,3 M € en 2017. Alors qu’elles avaient été multipliées par dix entre 2003 et 2007, passant de 1,1 M € à 11,5 M €, les importations françaises depuis la Mongolie se sont stabilisées depuis 2008 (autour de 3,5 M €). En 2017, elles retrouvent leur niveau de 2015, soit 4,3 M €, alors qu’elles avaient augmenté de 1 M € en 2016.

Selon les statistiques mongoles, la France n’était que le 11ème client de la Mongolie (soit 0,2% du total des produits exportés par ce pays) en 2016. Le principal client de la Mongolie est de très loin la Chine, qui a absorbé près de 80% de ses exportations (produits miniers pour les ¾) en 2016. Venaient ensuite le Royaume-Uni (11,3%) et la Suisse (4,7%) grâce à l’achat quasi exclusif d’or, la Russie (1,1%) grâce à l’achat de fluorite et l’Allemagne (0,9%).

Conseils pour une entreprise souhaitant approcher la Mongolie

  • Faites-vous accompagner

Il est conseillé de se faire accompagner par un cabinet basé en Mongolie, connaissant les subtilités liées au droit des affaires, à l’obtention des licences, à l’enregistrement des entreprises, à la signature de baux commerciaux et contrats de partenariats, etc. Il est, en effet, nécessaire de mettre toutes les chances de votre côté, dans la mesure où les options d’arbitrage restent limitées et incertaines. Certaines des entreprises présentes sur le monde d’affaire en Mongolie pourraient proposer des prestations pour aider les entreprises à mieux approcher le marché mongol depuis la France. La Chambre de Commerce Franco-Mongole peut également vous accompagner dans votre démarche d’approche et vous mettre en relation avec toutes ces entreprises.

  • Adaptez-vous à la culture locale

Les mongols attachent beaucoup d´importance aux relations humaines et prennent le temps pour connaitre leur interlocuteur. Les relations commerciales sont souvent basées sur la confiance, aussi soyez patient et n´hésitez pas à parler de choses et d´autres avant d´entamer le sujet réel de l´entrevue.

  • Soyez présent

Obtenir toutes les autorisations nécessaires pour débuter son activité peut être lent, du fait d’obstacles administratifs imprévus. De même, construire son réseau, trouver des partenaires/clients/fournisseurs exige également plusieurs mois, dans une culture où les relations d’affaires sont fondées sur la confiance et les relations personnelles.  Il est d’ailleurs nécessaire de mettre un pied dans le pays et d’y avoir une présence officielle durable pour construire cette confiance, dans la mesure où développer son activité en Mongolie depuis l’étranger ne fonctionne que rarement.

  • Optimiser son premier contact et entretenir un suivi régulier

L’anglais est assez répandu dans le milieu des affaires en Mongolie. Les Mongols s’appellent par leur prénom et jamais par leur nom (prénom de son père). Toutefois, les entreprises mongoles présentent généralement une structure très hiérarchisée et il est souvent difficile de joindre la personne souhaitée. Il est important de conserver un contact régulier afin d’établir une relation de confiance stable et solide et s’assurer que l’entreprise respecte toutes les conditions commerciales. La prise de décision peut sembler relativement longue en Mongolie. La négociation sous pression est fortement déconseillée. Si la partie contractante mongole a le sentiment de ne pas être respectée, elle peut facilement annuler l’affaire.

Contact

CCIF Mongolie
Tél : +(976) 7011 4151  
business(@)french-mongolian-chamber.org
www.ccifrance-mongolie.org

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