Japon

Le Japon en bref

Troisième puissance économique, derrière la Chine et devant l’Allemagne. Une situation économique unique au monde : le Japon connait le plein emploi avec un salaire moyen de plus de 2 800 euros mensuels. Découvrez toutes les subtilités et opportunités du pays.

Avec une année 2018 vigoureuse marquée par une croissance du PIB (+1,3%) et une hausse de la consommation des ménages (+3,6% sur douze mois de revenus avant impôts et charges), le Japon conserve sa troisième place sur le podium des puissances économiques, derrière la Chine et devant l’Allemagne.

En 2019, la nouvelle ère impériale baptisée Reiwa (« vénérable harmonie »), avec le règne de l’empereur Naruhito, s’est ouverte au Japon dans un contexte économique plus mitigé. Avec une croissance qui fléchit sous l’effet du ralentissement mondial et de la guerre commerciale sinoaméricaine, un déficit public aggravé par les dépenses budgétaires et les investissements en vue des Jeux Olympiques de 2020, et une demande intérieure qui risque de décliner avec la hausse prévue de la TVA (qui passera de 8 à 10%) en octobre prochain, le gouvernement japonais espère entretenir la croissance en intensifiant les échanges avec ses partenaires commerciaux.

Membre de l’ASEAN, l’économie japonaise est naturellement tournée vers l’Asie. En 2018, celleci était de loin le premier client du Japon, avec environ 55% du total des exportations japonaises. La Chine demeure – depuis 2007 – le premier partenaire commercial du Japon, avec un montant des opérations import-export entre les deux pays de 285,3 milliards d’euros pour 2018, soit 21,4% du total des échanges commerciaux nippons (environ 1335 milliards d’euros). L’Union Européenne est à l’heure actuelle le troisième partenaire commercial du Japon, et ce dernier est le sixième partenaire commercial de l’Union Européenne (le deuxième en Asie). Il est le 11ème fournisseur de la France, et son 13ème client. Toutefois, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Japon (JEFTA) entré en vigueur début 2019, qui concerne 630 millions de personnes, près d’un tiers du PIB mondial, et couvre la quasi-totalité des échanges commerciaux entre l’espace européen et le Japon, devrait bientôt bouleverser ces données.

Le sommet du G20, qui s’est tenu fin juin 2019 à Osaka – pour la première fois au Japon –, a été l’occasion pour le monde entier de (re)découvrir un Japon au leadership affirmé dans les discussions sur les enjeux internationaux contemporains.

Pendant les trois dernières décennies, le Japon a affiché une balance commerciale excédentaire – sauf pour la période de 2011 à 2015 et l’année 2018 –, ce qui lui permet de posséder aujourd’hui d’importantes réserves de change (1281,8 milliards de dollars en avril 2019) et de rester l’un des principaux bailleurs de fonds de la planète.

La situation économique du Japon est unique au monde : le pays connait le plein emploi (seulement 2,4% de chômeurs en 2019) avec un salaire moyen de plus de 2 800 euros mensuels. Pour autant, la consommation peine à croître en raison de la nature prudente des Japonais. L’épargne des ménages japonais s’élève à 95 000 euros par habitant tandis que les grands groupes détiennent des liquidités conséquentes.

La qualité des produits japonais, leur renouvellement permanent, mais également la place incomparable faite au client – avec un service après-vente irréprochable – sont des forces qui permettent à certains conglomérats japonais tels que Mitsubishi, Mitsui ou Sumitomo (les fameux keiretsu) de rester des groupes puissants et rentables malgré les aléas de la conjoncture économique actuelle. En outre, le Japon s’est assuré la maîtrise de technologies clés dans plusieurs secteurs high-tech comme la robotique.

 

Tendances de l'économie

Pour tenter de mettre fin à la stagnation économique qui débuta dans les années 1990, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a lancé en 2013 un plan de réformes structurelles aussi diverses qu’ambitieuses portant sur la fiscalité, le secteur agricole, la transition énergétique ou encore l’ouverture économique. Les « Abenomics » ont pour objectifs la stimulation de la croissance par la libéralisation de certains secteurs, le soutien de la consommation et des allègements fiscaux, notamment par une baisse de l’impôt sur les sociétés. Le gouvernement souhaite rapidement abaisser ce dernier à moins de 25% (il s’élevait à 35% avant 2013) dans le but de stimuler l’investissement et les salaires.

La diminution de la population et l’allongement de la durée de vie (28% de la population est agée de plus de 65 ans) créent au Japon de nouveaux segments de marché. Les seniors, au coeur de la « silver economy », font l’objet d’une attention particulière qu’ils soient actifs ou retraités. Cette tranche de la société dispose d’un pouvoir d’achat élevé et demande un traitement spécifique en termes de loisir, de service et de bien-être. Le Japon est ainsi devenu le laboratoire des nouvelles tendances économiques auxquelles vont être confrontées d’ici peu la plupart des sociétés occidentales avec le vieillissement de leur population.

En dépit des inquiétudes à propos de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, des difficultés liées à la déflation et à la réduction de la main d’oeuvre au niveau national, il est très probable que l’économie japonaise poursuive son expansion. La situation géographique privilégiée du Japon pour les échanges commerciaux, son taux d’épargne national très élevé (23% du PIB), le fait que la dette publique japonaise soit détenue à 90% par des investisseurs locaux et la diversification de son secteur industriel sont autant de points forts qui devraient permettre à l’économie nipponne de prospérer.

Par ailleurs, avec un nombre record de 31,2 millions de touristes étrangers ayant visité le Japon en 2018 (+8,7% par rapport à 2017) le tourisme a rapporté près de 11 milliards d’euros en 2018, et devrait continuer à se développer à l’avenir. De plus, le couronnement d’un nouvel empereur (« Naruhito ») et l’entrée dans une nouvelle ère (« Reiwa ») en 2019 procurent aux Japonais le sentiment enthousiaste d’un nouveau départ et devraient avoir un effet positif sur l’économie en stimulant la demande intérieure.

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