Réussir au Panama

Le Panama est un pôle économique très attractif qui favorise l'implantation et le développement des entreprises étrangères en Amérique Latine.

L’origine de la présence française au Panama remonte avec le plus important projet commercial de l´isthme : le Canal de Panama. Tout au long de son histoire commune, de nombreux projets ont été développés entre les deux pays.

Le positionnement géographique unique du Panama, sa stabilité politique depuis plus de deux décennies et son taux de croissance supérieur à la moyenne mondiale, en font un pôle économique très attractif qui favorise l'implantation, le développement et la consolidation des activités des entreprises étrangères, et notamment françaises en Amérique Latine.

Les indicateurs économiques du Panama sont au vert, pour ce pays qui compte 4 millions d'habitants avec un indice de compétitivité qui, selon le WEF, le positionne en 2019, au 66eme rang mondial.

Tendances de l'économie

Le Panama bénéficie d’une économie dynamique, ouverte et compétitive. Malgré sa petite taille (neuf fois plus petit que la France), le pays abrite plusieurs grands projets, ce qui en fait un marché convoité par les investisseurs étrangers : des projets portuaires et constructions de ponts ainsi que le métro de la capitale avec 4 lignes d’ici 2025. La 2e ligne du métro a été achevée en janvier 2019. La ligne 3 du métro de Panama devrait être réalisée par le consortium coréen à partir de 2020.

Selon l’Indice de développement inclusif mis en place par le Forum économique mondial (prenant en compte la croissance et le développement, l’inclusion et l’équité intergénérationnelles, et la soutenabilité), son économie est la plus saine d’Amérique Latine. Le pays est classé A4 à la fois en termes de risque et d’environnement des affaires. Depuis 2010, il connaît une forte croissance. Celle-ci est stimulée par le secteur financier, les revenus du canal, la demande intérieure, les IDE et les grands projets d’infrastructures. La hausse des investissements privés devrait entraîner une hausse de 5,5% du PIB en 2020. Le FMI estime que la croissance économique du Panama sera la plus élevée d’Amérique Latine en 2021.Le Panama est l’économie latino-américaine à avoir connu la croissance la plus forte (6% annuels en moyenne) au cours des dix dernières années. Elle est supérieure aux autres pays d’Amérique Centrale et du Sud. Le PIB par habitant nominal (15 489 USD en 2018) est l’un des plus élevés d’Amérique Latine. L’inflation est maîtrisée. Cependant, le pays, dollarisé, ne dispose pas d’une politique monétaire propre et est totalement dépendant de la politique de la FED américaine.

Point de liaison maritime entre Atlantique et Pacifique et hub aérien, le Panama jouit d’une position avantageuse qui attire les investisseurs. Selon le rapport de la CNUCED sur l’investissement dans le monde, le stock total d’IDE du Panama équivalait à 54 milliards d’USD fin 2018 (soit 83,8% du PIB du pays). Les principaux secteurs d’investissement sont le commerce de gros et de détail, la finance et les assurances, les services aux entreprises, la construction, l’immobilier, les sociétés de vente de logiciel et les services d’importation et d’exportation des zones franches.

Ces IDE contribuent largement au développement des infrastructures, notamment avec la construction d’une nouvelle ligne de métro. En septembre 2019, l’Assemblée Nationale panaméenne a voté un projet de loi qui crée un régime de partenariat public-privé (PPP) pour encadrer les projets d’infrastructure. Ce projet devrait faciliter les investissements privés dans ce secteur, tout en stimulant la création d’emploi et la consommation. Cependant la croissance bénéficie surtout à la capitale, et les inégalités de revenu demeurent élevées (23% de la population panaméenne vit sous le seuil de pauvreté). Depuis 2012 le taux de chômage commence à augmenter (environ 6% en 2019). Ce chiffre est cependant à nuancer car le secteur informel emploie près de 40% de la population active.

Si la croissance est bonne, les dépenses publiques restent sous tension. La dette publique représentait 41,8% du PIB en 2019 et le déficit fiscal atteignait 2,8% du PIB. Toutefois, pour les années à venir, le FMI s’attend à une stabilisation de la dette (41,4% en 2021) et à une diminution du déficit budgétaire (2,3% en 2020, 1,7% en 2021). La diminution actuelle du déficit s’explique en partie par l’accélération de l’activité commerciale du nouveau Canal (inauguré en 2016).

Comme il ne bénéficie pas de sa propre politique monétaire, le Panama est très sensible aux variations de l’USD. De plus, il est dépendant de la politique américaine du FED et exposé à la situation économique des Amériques Nord et Sud. Sa balance des paiements reste impactée par l’importance de ses importations. Néanmoins, les risques de liquidités sont atténués par les banques qui détiennent d’importants actifs en devise. Le système bancaire assure donc un dette extérieure viable, en détenant plus de 50% de la dette. D’autre part, l’inflation est maitrisée.  Le Panama a su créer un centre financier crédible et performant pour ses investisseurs étrangers. Cependant, la transparence financière reste un enjeu majeur. Après avoir été retiré quelques années de la liste noire de l’UE des pays non coopératifs en matière fiscale, le Panama y a été à nouveau ajouté fin 2019. Le pays travaille actuellement à améliorer sa réglementation fiscale.

> Consulter le dossier pays ci-dessous

Contact

CCIF Panama
www.ccfrancepanama.com

Plus de dossiers pays

Fermer

Newsletter France Monde Express

Recevez toutes les informations indispensables pour votre développement à l'international ! En savoir plus