Maroc

Maroc - Consommation : vers une distribution moderne

{{Le commerce intérieur occupe une
place prépondérante dans le tissu
socio-économique national avec une
valeur ajoutée annuelle estimée à 63
milliards de dirhams, soit environ 11 %
du PIB, et 1,2 million d’emplois, soit
12,8 % de la population active marocaine.}}

Le commerce intérieur occupe une place prépondérante dans le tissu socio-économique national avec une valeur ajoutée annuelle estimée à 63 milliards de dirhams, soit environ 11 % du PIB, et 1,2 million d’emplois, soit 12,8 % de la population active marocaine.

Toutefois, en dépit de ces chiffres, le secteur connaît plusieurs faiblesses : nombre important de commerçants ambulants et saisonniers, problèmes de logistique, de distribution, multiplication des intermédiaires, qualité des produits, défaillance de la qualité des services, faible compétitivité, etc. Partant, il est appelé à se restructurer et à se moderniser afin d’accompagner les grandes mutations socio-économiques du pays. C’est dans cette optique qu’a été élaboré, en 2007, le Plan Rawaj Vision 2020, visant le développement du commerce intérieur et de la distribution. Se basant sur les meilleurs benchmark internationaux - France, Italie, Grèce, Emirats Arabes Unis et la Turquie - ce plan énonce les actions concrètes en terme de politique de développement, de restructuration et de modernisation du commerce et de la distribution. Il se focalise sur 3 acteurs commerciaux : le commerce indépendant, la grande et moyenne distribution moderne et les espaces publics marchands sous la responsabilité des communes (marchés de gros, abattoirs, halles de poissons). La réussite du plan dépend énormément du renforcement et de l’intégration entre les différentes branches du secteur.

Fonds spécial de 200 millions de dirhams
Pour y arriver, des plans d’actions transversaux et sectoriels spécifiques ont été identifiés. Les premiers visent, d’une part, à renforcer l’attractivité de l’offre commerciale grâce à une meilleure organisation du jeu des acteurs et à une adaptation de l’offre d’accueil par rapport aux attentes des opérateurs, et, d’autre part, à améliorer l’environnement des opérateurs du commerce par le biais de diverses mesures (fiscale, immobilier commercial, formation, procédure administrative, santé et sécurité du consommateur, sécurité alimentaire, etc.).
Les seconds plans sont spécifiques à chacun des grands composants du commerce intérieur. Pour le commerce de proximité, qui comptait en 2006 quelques 850 000 points de ventes dont 40 % exerçant sous formes ambulante, occasionnelle ou saisonnière, le plan prévoit la réorganisation de ses structures (spécialisation et regroupement en réseau des petits commerçants), la modernisation de ses modes de gestion et une meilleure protection des commerçants indépendants face notamment au développement des centres commerciaux modernes. Pour améliorer sa compétitivité, il est aussi prévu l’adoption d’un système de labellisation des commerces permettant d’authentifier la qualité des services et produits offerts. Afin de mieux soutenir ce segment et faire adhérer les commerçants à ce plan, le Gouvernement programme la mise en place d’un fonds spécial de 200 MDh d’aide au développement du commerce pour soutenir les marchands. Ce fonds vise à soutenir les projets initiés par les collectivités locales dans le but d’organiser et de moderniser des espaces commerciaux, de sédentariser les commerçants ambulants, de réhabiliter les souks et les marchés ruraux. Avec cette stratégie, le nombre de magasins devrait atteindre 980 000 à l’horizon 2020. Il est également prévu la création d’une couverture santé «Inaya» au profit des petits commerçants et des professionnels.

15 % du PIB en 2020
Pour les centres commerciaux modernes, leur nombre devrait passer de 50 en 2006 à 600 en 2020, dont 50 hypermarchés, employant près de 90 000 salariés pour un volume d’affaires de 26 milliards de dirhams. Il est programmé aussi la création de 15 malls devant abriter quelques 3 000 magasins franchisés et de commerces modernes créant plus de 21 000 emplois.
Et concernant les espaces publics marchands (marchés de gros de fruits et légumes, abattoirs et halls de poissons), il est prévu de ramener le nombre de marchés de gros de 42 actuellement à seulement 16 en 2020, soit une par région pour des transactions devant passer de 5,3 à 33 milliards de dirhams sur la période. Outre la suppression de l’obligation de passage par les marchés de gros, il est aussi prévu l’implication du privé dans la gestion de ces marchés.
Afin de faciliter l’application de ces plans, des contrats programmes sont également prévus avec les différents acteurs du secteur. Enfin, le plan Rawaj Vision 2020 vise comme objectifs : le triplement du PIB actuel du commerce intérieur et porter sa contribution à hauteur de 15 % du PIB, contre 11 % en 2006, et la création 450 000 de nouveaux emplois dans le secteur. [...]

Dossier composé de plusieurs articles : - Consommation : vers une distribution moderne - Vers une réforme des marchés de gros - Interview du ministre Ahmed Chami - Le boom du crédit à la consommation - Interview de Hassan Bennis, Viceprésident du Groupe Yatout - Consommateurs, comment les protéger ? - Interview de Mustapha El Khayat, président de l’Association Marocaine de Logistique (AMLOG) - Interview de Zouhaïr Bennani, président du groupe Best Financière

Télécharger le dossier complet :

<doc679|center>

<doc677|left>Un dossier issu du magazine Conjoncture n°916,
Juin 2010
Une publication de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc.

Chambre française de Commerce et d’Industrie du Maroc
Tél : +212 522 209 090 - Fax : +212 522 200 130
@ : [conjoncture@cfcim.org->conjoncture@cfcim.org] - Site : www.cfcim.org

Plus d'actualités du réseau

Rapport d'activité 2017

Consultez le Rapport d'Activité 2017 des CCI Françaises à l'International et des CCI International.

Toute l'actualité