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Travailler entre le Japon et la Corée : un exercice de style

{{Les Coréens et les Japonais ne se ressemblent pas, mais tout contribue à rapprocher les 2 marchés : une population très urbaine, un taux de natalité au plus bas, une attention croissante aux questions environnementales, une forte dépendance à l’export, de grandes entreprises à la tête du tissu économique, des monnaies en phase d’appréciation...}}

Les Coréens et les Japonais ne se ressemblent pas, mais tout contribue à rapprocher les 2 marchés : une population très urbaine, un taux de natalité au plus bas, une attention croissante aux questions environnementales, une forte dépendance à l’export, de grandes entreprises à la tête du tissu économique, des monnaies en phase d’appréciation...

En 2010, la croissance du PIB coréen devrait atteindre 5,2%, et la consommation des ménages +4%. La Corée passe à l’attaque, encore et toujours ! "La Corée étonne par sa capacité à repérer les secteurs porteurs et à en tirer profit", explique Philippe Li pour qui le plan de relance gouvernemental a porté ses fruits : "Aujourd’hui, la Corée consacre 2% de son PIB à la croissance verte contre 0,6% pour les autres pays industrialisés."

Au Japon, la Corée a marqué les esprits avec la signature d’un accord de libre échange avec l’Union européenne. Cet accord pourrait aiguillonner la volonté japonaise de se rapprocher de l’Europe. Et pour cause : l’accord prévoit l’abolition des droits de douane sur 97% des produits d’ici 5 ans et devrait générer jusqu’à 19 milliards d’euros d’exportations supplémentaires pour les entreprises européennes. Les principaux secteurs bénéficiaires pour l’UE devraient être l’agroalimentaire (vin, viande de porc), la pharmacie, la chimie fine, les cosmétiques et les services (transports, environnement, conseil juridique). Les exportations coréennes devraient pour leur part croître de 12 milliards d’euros, dont près de la moitié pour l’automobile.

De son point de vue de dirigeant de PME, David-Pierre Jalicon évoque son expérience des affaires en Corée : "Tout va très vite, et cela se vérifie au quotidien. Les interlocuteurs dans les entreprises changent beaucoup, les gens retournent souvent au travail après avoir dîné entre collègues, la concurrence coréenne apprend très vite sur les domaines où elle n’excellait pas il y a 10 ans encore et en tant qu’étranger je dois évoluer plus vite encore pour garder ma spécificité." Une réactivité qui étonne tout autant Jean-Charles Crouin : il y a 12 ans, la présence en Corée de la France alimentaire était à peu près nulle. Aujourd’hui, le concours du meilleur sommelier de Corée est l’un des plus importants concours de ce type dans le monde avec plusieurs centaines de candidats chaque année !

La place du nucléaire dans le mix énergétique coréen est aujourd’hui proche de ce que l’on peut observer au Japon. La Corée devrait accentuer son effort dans les décennies à venir et "porter sa production d’électricité par le nucléaire à 59% de l’ensemble de la production d’ici 2030", souligne Rémy Autebert. "En revanche, la Corée ne montre pas encore d’intérêt marqué pour les énergies renouvelables."

Côté industriel enfin, Yasuki Takenaka et Serge Villatte insistent sur la complémentarité de la Corée et du Japon. "La Corée était une alternative au tout Japon il y a 30 ans, aujourd’hui c’est plutôt une alternative au tout Chine", explique ce dernier, soulignant l’importance de la réduction des risques par la répartition géographique de la production.

Un article issu de [La Lettre Mensuelle->http://www.lalettremensuelle.fr], une publication de la Chambre de commerce et d’industrie française du Japon.

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