Egypte

Energies Renouvelables - Le nouveau défi de l'Egypte

Selon les spécialistes, Égypte bénéficie de conditions géo-climatiques exceptionnelles pour la production d’énergies renouvelables.
Un marché presque vierge... qui présente un large potentiel de développement.

Selon les spécialistes, Égypte bénéficie de conditions géo-climatiques exceptionnelles pour la production d’énergies renouvelables. Un marché presque vierge... qui présente un large potentiel de développement.

Historiquement pays producteur de gaz et de pétrole, l’Egypte s’est longtemps reposée sur ses formidables gisements d’énergies fossiles. Classée septième pays producteur de gaz au monde et dotée d’une industrie pétrochimique particulièrement dynamique (avec des exportations dans près de 40 pays*), elle pourrait s’en tenir à ces acquis ... et faire abstraction des prévisions inquiétantes selon lesquelles les gisements de gaz devraient arriver à extinction dans une soixantaine d’années.

De par sa démographie galopante et son industrialisation, l’Égypte a vu considérablement s’accroître sa consommation en électricité si bien qu’elle est aujourd’hui l’un des pays dont les émissions de gaz à effet de serre augmentent le plus rapidement au monde. Face à ce double constat alarmant, l’urgence est donc pour l’Egypte de rendre son secteur industriel davantage éco-énergétique. Mais, parallèlement, l’énergie, traditionnelle clé du développement économique, est également pour le pays un important pourvoyeur de devises. Aussi, le gouvernement a-t-il annoncé qu’il envisageait de produire 20 % de son énergie à partir de sources renouvelables (contre 1% actuellement) à l’horizon 2020.

Un défi ? Incontestablement. Une utopie ? Pas tant que çà… Tout concourt en vérité à faire de ce pays un champion des énergies renouvelables : le taux exceptionnel d’ensoleillement (avec un rayonnement moyen de 6,5 kWh/ m²/j), les vents forts dans les Golfes de Suez et d’Aqaba (avec un potentiel éolien de plus de 20 000 MW) et enfin l’immensité des terres disponibles pour les cultures destinées au biocarburant.

De ces trois types de production énergétique, le secteur éolien est le plus avancé : d’ores et déjà, l’Egypte est le vingtet- unième producteur d’énergie éolienne au monde et le premier producteur en Afrique et au Moyen-Orient. A terme, des 20% attendus de production d’énergies renouvelables, 12% seraient constitués par l’éolien, avec pour ambition avouée d’atteindre une capacité de production éolienne de 7200 MW. L’énergie solaire, en revanche, en est encore à ses balbutiements en Egypte, avec quelques projets pilotes, même si son coût de production devrait sensiblement baisser dans les années à venir. Quant à la production de biocarburants, outre l’abondance de terres et son climat, l’Egypte dispose d’un atout de choix avec sa main d’oeuvre à faible coût. Les biocarburants et la biomasse devraient d’ailleurs être les sources d’énergie renouvelables les plus génératrices d’emplois.

Tout ceci ne serait rien sans une véritable volonté politique. Conscient de ses avantages, le gouvernement égyptien encourage les investissements dans le secteur encore relativement inexploité des énergies renouvelables et initie des programmes de réformes favorables aux investisseurs privés, tant nationaux qu’internationaux. Ainsi, le « New Renewable Energy Act » édicté en 2008, qui avait mis en place un cadre légal favorisant ces investissements, sera bientôt suivi d’une nouvelle loi qui doit être examinée par le Parlement égyptien cette année. De plus, l’Egypte bénéficie désormais, au même titre que quatre autres pays de la région MENA, du nouveau Fonds pour les Technologies Propres (CTF), géré par la Banque Mondiale en partenariat avec d’autres banques multilatérales de développement. Ce n’est donc pas un hasard si Le Caire était l’hôte choisie pour la seconde Conférence Annuelle sur l’Energie Solaire Afrique du Nord - Moyen-Orient (« MENASOL 2010 »)** qui s’est tenue les 4 et 5 mai derniers.

Néanmoins, des obstacles demeurent pour l’essor de ces écoénergies en Egypte, notamment en termes d’infrastructures, qui peuvent être surmontés. C’est pourquoi le gouvernement envisage d’allouer une partie du CTF au financement d’un système de transmission de haute capacité reliant les futures fermes éoliennes.

Toutes les conditions pourraient donc être réunies à moyen terme pour que l’Egypte devienne l’eldorado des énergies renouvelables. Et, au-delà de ses frontières, c’est toute la région MENA qui doit négocier ce virage stratégique qui fera d’elle un fournisseur majeur d’énergie verte à l’échelle de la planète. « L’ANTENNE » vous invite à lire les témoignages des principaux acteurs institutionnels et privés d’un secteur à l’avenir prometteur.

Télécharger le dossier complet dédié aux énergies renouvelables : <doc707|center> ____________________________________________________________________

Cet article est issu du [magazine l'Antenne->http://www.ccfe.org.eg/vie-de-la-chambre/publications/lantenne-magazine.html], publication de la Chambre de Commerce Française en Egypte
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