Grande-Bretagne

Quelle stratégie d'implantation choisir au Royaume Uni ?

Dès 2007, forte de son succès en France, la société Sandro entreprend une phase de développement international. Elle cible certains marchés-clé en Europe comme le Royaume-Uni, le marché britannique étant un marché incontournable pour la marque.

Interview de Rémi Jallat, Directeur des Opérations, Sandro Entretien réalisé le 20 août 2010.

Fondée il y a 25 ans par Evelyne Chétrite, présidente et créatrice de la ligne de prêt-à-porter, la marque-enseigne parisienne de mode Sandro a connu depuis l’ouverture de son premier magasin en 2004 une croissance fulgurante, et ce malgré la crise. Entre 2007 et 2010, le chiffre d’affaires est en effet passé de 15 à 100 millions d’euros, les effectifs de 40 à 500 employés, et le nombre de points de vente en France de 7 à 130 magasins.

La marque occupe un positionnement de niche dans le secteur de la mode, le segment du « chic abordable ».Comme le précise lui-même Rémi Jallat, directeur des opérations du groupe, « la ligne de prêt-à-porter Sandro s’adresse aux femmes de 25-40 ans. La femme Sandro est féminine, très élégante, et s’intéresse de très près à la mode. Elle est également sélective et sait ce qu’elle veut quand elle rentre dans le magasin. Elle aime les vêtements fabriqués dans des tissus de qualité, bien coupés, qui peuvent être portés quotidiennement tout en restant très mode. »

Dès 2007, forte de son succès en France, la société entreprend une phase de développement international, en commençant par les pays limitrophes. Elle cible en particulier certains marchés-clé en Europe comme le Royaume-Uni, la Belgique, l’Allemagne, la Suisse, l’Espagne, ou encore l’Italie. M. Jallat insiste sur le fait que l’international est au coeur de la stratégie du groupe et ajoute que le marché britannique est un marché incontournable pour la marque : « Les goûts vestimentaires au Royaume-Uni sont assez similaires de ce que l’on peut trouver en France. C’est un marché particulièrement réceptif ». En 2009, le groupe décide donc de tenter l’aventure outre-Manche, et ouvre une filiale du groupe au Royaume-Uni.

La première étape de la démarche de Sandro a été de contacter la Chambre de Commerce Française de Grande-Bretagne (CCFGB) : « Nous avions besoin d’un relai sur place pour assurer les services de liaison et nous apporter une assistance générale initiale pour la création de notre filiale. » La CCFGB a donc proposé une solution d’implantation souple et flexible permettant d’optimiser tous les aspects administratifs liés à l’implantation. « Nous devions créer une filiale pour embaucher, mais étant donné qu’il s’agissait d’une structure légère, nous n’avions pas besoin de bureaux et notre activité ne générait pas de gros besoins administratifs. » M. Jallat explique qu’en plus de la ‘domiciliation’ à la CCFGB, qui permet aux entreprises françaises de disposer d’une adresse postale à Londres, la Chambre a également fourni à Sandro « un service complet d’assistance à la création de filiale : immatriculation de la société auprès du registre du commerce britannique et des impôts, ouverture d’un compte bancaire et mise en relation avec des experts juridiques et comptables de Londres. » Par la suite, Sandro a confié à la CCFGB la gestion administrative et comptable de sa filiale britannique, prestation assez unique à la CCFGB : « La CCFGB tient les livres de comptabilité de la filiale : gestion de salaires, enregistrement des factures, déclarations de la TVA, etc. C’est un service très pratique qui nous fait gagner du temps, et nous permet ainsi de nous concentrer sur le développement commercial de la filiale. » Il ajoute : « Nous avons tout particulièrement apprécié la souplesse et la réactivité de ce service tout à fait adapté à notre structure qui comme la nôtre se développe très rapidement au Royaume-Uni ».

M. Jallat insiste finalement sur l’importance d’être bien préparé pour pénétrer le marché britannique : « Si l’ouverture de la filiale s’est faite en temps record – en comparaison avec d’autres pays en Europe – l’ouverture du compte bancaire s’est avérée être plus difficile. Il est important d’être bien informé et conseillé pour s’attaquer au territoire britannique. Une aide administrative sur place est indispensable. »

Source : CCFGB - Newsletter France-UK Express du 8 octobre 2010

Contact : CCFGB
Catherine Dujardin, Directeur de l’Appui et du Développement
Tel : 00 44 (0) 207 092 6626 - Fax : 00 44 (0) 207 092 6633
@ : [cdujardin@ccfgb.co.uk->cdujardin@ccfgb.co.uk] - Site : www.ccfgb.co.uk

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