Chine

Pourquoi les entreprises françaises s’impliquent dans la formation de l’élite chinoise

S’associer à des programmes de coopération entre des écoles françaises et chinoises est
devenu pour l’entreprise une stratégie RH importante.

S’associer à des programmes de coopération entre des écoles françaises et chinoises estdevenu pour l’entreprise une stratégie RH importante.

Selon une étude du cabinet Mc Kinsey, laChine compte aujourd’hui environ 5 000cadres possédant des compétences recherchéespar les entreprises multinationalesimplantées dans le pays, alors que 75000 postes d’encadrement devraient êtrecréés d’ici 2020.

C’est donc à la fois pour séduire des jeunestalents et pour les aider à développer leurscompétences que la plupart des entreprisesfrançaises ont mis en place une stratégietrès complète, déployée en deux volets, interneet externe.

La stratégie interne
Cette stratégie est né du constat quel’enseignement supérieur en Chine estencore trop centré sur des cursus fondéssur l’apprentissage théorique et répétitif.L’organisation de stages pratiques au seinde l’entreprise pour les ingénieurs et lestechniciens est donc indispensable pourles aider à s’adapter à ces métiers tels qu’ilssont pratiqués en Europe.

Il s’agit pour les entreprises de développerle professionnalisme des cadres chinois,notamment dans les fonctions managériales,comme chez Carrefour ; de renforcerles compétences en R&D, comme chezDongfeng Peugeot Citroën Automobileà Wuhan ou bien de mettre en place unMaster de Business Administration commechez Pékin Orange Labs. Très récemment,Schneider Electric a signé en septembre2010 un accord de coopération stratégiqueavec l’Université de Pékin afin decréer en Chine le premier Centre de Recherchesur le management des systèmes énergétiques.Schneider Electric, très impliquéedans l’éducation en Chine, avait déjà mis enoeuvre depuis 2006 un programme de coopérationavec une vingtaine d’universitéspartenaires à travers toute la Chine, comprenant15 laboratoires et plusieurs projetsde coopération en R&D suivis par 350étudiants.

La stratégie externe
Les entreprises constatent en Chine ques’associer à des programmes entre desécoles françaises et des universités chinoisesfavorise leur visibilité et contribue à leur image.Parmi ces programmes, citons les pluscélèbres comme celui des Ecoles Centrales - en coopération avec l’Université de Beihang - ou de l’Association ParisTech, qui rassembleles principales écoles d’ingénieursfrançaises telles que Polytechnique, l’Ecoledes Mines, l’ENSAM/Arts et Métiers/ESPCIPhysique et Chimie, aujourd’hui associé àl’Université Tongji de Shanghai.

Les entreprises françaises ont été nombreuses à répondre à l’appel à sponsoringde ces écoles en Chine. Aujourd’hui on dénombreparmi les principaux sponsors deCentrale Total, EDF, PSA, Alstom, Orange,Société Générale, Arcelor Mittal, tandisque le programme Paris Tech/IFCIM a attirédès sa création une dizaine d’entreprisesfrançaises telles que Air France, Alcatel,Bouygues, Suez Environnement, Vinci etpratiquement autant d’entreprises publiqueschinoises de divers domaines commela construction, les transports, etc.

Former des « passerelles culturelles »
Les programmes de coopération entreprises-écoles tendent à se multiplierface à leurs succès. Le projet réunissantl’Université d’Aviation chinoise et le groupedes Ecoles de l’Aéronautique sous l’égided’Airbus, qui a implanté à Tianjin son usined’assemblage de l’A320 ou le programmeréunissant l’Institut National Polytechniquede Grenoble et l’Institut National des Scienceset Techniques de l’Université SunYat-sen de Canton initié en septembre2010 à Zhuhai en sont des exemples emblématiques.

Ces partenariats ont plusieurs objectifs.D’abord, capter les jeunes talents, une ressourcequi selon la plupart des directeursdes Ressources Humaines des entreprisesfrançaises est encore rare, mais, surtout,coopter ces talents qui pourront s’épanouirdans l’entreprise et y rester. Par ailleurs,ces programmes offrent la garantie queles jeunes étudiants seront formés « à lafrançaise ». Cela signifie qu’ils seront misen situation de prendre des initiatives, detravailler sur des projets concrets, avec uneouverture d’esprit encore non ancrée dansles habitudes pédagogiques chinoises. Cesfuturs managers chinois, dont les salairesseront moins chers que ceux des cadresfrançais expatriés, deviendront ainsi des« passerelles culturelles » entre le managementfrançais et les équipes chinoises.

Enfin, les laboratoires et les centres de recherchesdes universités chinoises sont deslieux de pouvoir et d’investissement où lesentreprises françaises peuvent étendreleurs réseaux ou faire du « screening » decompétences.

Être sponsor d’un partenariat avec uneuniversité chinoise permet à l’entreprisede se doter d’une image qui lui servira nonseulement pour recruter les meilleurs étudiantsmais aussi pour s’offrir une étiquetted’entreprise responsable.

un article de Any Bourrier

Télécharger le dossier complet consacré à l'éducationEducation et formation de “Made in China” à “Created in China” :<doc952|center>

 

<img953|left> Extrait de Connexion, Décembre 2010, Publication de la Chambre de Commerce et d'Industrie Française en Chine.

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