Japon

MC Decaux en véliberté au Japon

{{MC Decaux : le géant français de la publicité renforce sa visibilité au Japon.}}

MC Decaux : le géant français de la publicité renforce sa visibilité au Japon.

En novembre, la ville de Toyama (ouest du Japon) a annoncé qu’elle mettait en place le premier réseau de locations de vélos « Vélib » du pays. « Toyama est la préfecture la plus riche du Japon », souligne Thomas Guedron, représentant du groupe à Tokyo. Au même moment, la ville de Kyoto a annoncé qu’elle confiera son mobilier urbain à MC Decaux. Une victoire autant symbolique que commerciale pour le groupe. Kyoto est en effet la ville la plus visitée du Japon, avec 50 millions de visiteurs en 2008. Elle résistait jusqu’ici à l’affichage publicitaire. Aujourd’hui, MC Decaux est présent dans 19 des 20 plus grandes villes du Japon. Une performance, 10 ans seulement après son arrivée dans l’archipel, et alors que son principal concurrent, Clearchannel, a quitté le pays en lui revendant son réseau. « S’implanter au Japon était une décision d’entrepreneur, ça n’allait pas de soi. Nous arrivions pour créer un nouveau média », explique Jean-Charles Decaux, co-président du groupe, à FJE. Decaux a pris un pari, prévoyant que l’offre créerait la demande. Problème : avant eux, l’abribus ne pouvait légalement servir de support publicitaire. La situation financière des grandes villes, le service apporté par MC Decaux, le lobbying intense de Decaux ont convaincu la Diète de changer la loi. « Nous faisons une proposition gagnante 3 fois : pour les municipalités, pour les riverains, et évidemment pour nous » explique Jean- Charles Decaux. Associé à Mitsubishi, JC Decaux s’est d’abord implanté dans les centres commerciaux, où il compte aujourd’hui « 2800 faces dans 163 centres commerciaux, devant lesquels passent 80 millions de Japonais par mois », énumère Jean-Charles Decaux. Ce concept a parallèlement conquis les grandes villes japonaises en investissant leurs abribus. MC Decaux dispose aujourd’hui d’environ 5000 faces dans l’archipel. Une présence qui est loin de le satisfaire.
Le groupe fait un important effort de personnalisation de ses panneaux, et tente de les intégrer dans le paysage urbain particulier de chaque agglomération où il s’installe. « Nos équipes doivent à la fois comprendre notre modèle global, et l’adapter aux contraintes locales » explique-t-on chez Decaux.
Tokyo est le « centre vide » de MC Decaux au Japon. Orgueilleux, le maire de la capitale japonaise, Shintaro Ishihara, a décidé de monter son propre réseau d’abribus, citant nommément JC Decaux. Il a mis en place une vingtaine de stations, « bien faites et bien situées », reconnaissent les professionnels du secteur, mais qui sont bien en deçà du potentiel de la plus grande mégalopole du monde. « On pourrait en installer 2000. Paris qui est nettement plus petit a 2000 abribus, Madrid en a 3500, New York en a 3000 », se prend à rêver Jean- Charles Decaux. « Aujourd’hui nous sommes un média à succès. Avec Tokyo, nous serons un média incontournable », ajoute-t-il. Reste à convaincre Shintaro Ishihara...

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<doc530|left>Un article issu de France Japon Eco n°121, une publication de la Chambre de Commerce et d’Industrie française du Japon.

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