Japon

Mauboussin gagne du terrain sur le marché japonais

{{En 2008, un sondage du magazine professionnel japonais Diamond réalisé auprès du
grand public classait Mauboussin à la 30e place sur 30 joailler en terme de noriétés. En
2009, le sondage équivalent plaçait la société au 24e rang, et dans le top 3 selon les
professionnels.}}

En 2008, un sondage du magazine professionnel japonais Diamond réalisé auprès du grand public classait Mauboussin à la 30e place sur 30 joailler en terme de noriétés. En 2009, le sondage équivalent plaçait la société au 24e rang, et dans le top 3 selon les professionnels.

Interview de Yannick Derrien, directeur général de Mauboussin Japan.

Comment ces sondages vous font réagir ?

Ils sont prometteurs ! Les avis des professionnels sont souvent annonciateurs des tendances du grand public, et nous espérons convertir cette hypothèse dans les années qui viennent.

Comment faire ?

Notre stratégie est de nous démarquer par une approche grand public. Offrir une bague doit avant tout être un plaisir, surtout si elle vient d’une maison de la place Vendôme : nous vendons des pierres précieuses, mais aussi des pierres semi-précieuses comme le quartz, la morganite, la tourmaline, l’aiguemarine ou le topaz. Il y a 10 ans, en faisant ce choix, Mauboussin a pris ses concurrents à contrepied. Aujourd’hui, d’autres nous suivent. Cette approche ne va pas sans un plus grand échelonnement de nos tarifs, plus abordables sur certaines références, des collections annuelles, le tout grâce au savoir-faire séculaire de la maison.

Pourquoi ne pas être resté exclusivement sur la place Vendôme avec l’offre qui correspond à ce haut lieu de la joaillerie ?

Parce qu’il est dommage aujourd’hui de ne vendre qu’à un petit nombre de personnes des produits très haut de gamme. Tout s’est joué au début des années 2000 quand la famille Mauboussin a passé la main. Je pense que le dernier président était conscient qu’il fallait changer de politique, mais il a compris qu’il fallait laisser la place à une nouvelle équipe pour mettre en place cette nouvelle stratégie.

Comment est-ce que cela s’est concrétisé pour le marché japonais ?

Dans un premier temps, Mauboussin a retravaillé son image de marque sur le marché français, et s’est donc désengagé du marche japonais en confiant la gestion de la marque à un distributeur. En 2007, l’entreprise était prête à décliner sa nouvelle stratégie à l’international. C’est à ce moment-là que nous avons ouvert la filiale Japon. Pendant 2 ans, nous avons réadapté notre distribution en fermant des corners, en nous recentrant sur Takashimaya. Nous avons successivement fermé une boutique à Ginza puis ouvert une autre, beaucoup plus grande, mieux placée, avec un design qui reflète notre positionnement. C’était en janvier 2009.

Vous visez un public large pour qu’un homme de moins de 30 ans puisse offrir une bague de fiançailles. La boutique de Chuo Dori à Ginza vous permet justement d’appliquer cette stratégie, il suffit de passer entre les présentoirs pour s’en rendre compte. Comment abordez-vous la clientèle fortunée ?

Il existe des réseaux de distribution plus appropriés à la clientèle fortunée, notamment le système des gaisho (vente à domicile) dans les grands magasins. Mais globalement, nous ne segmentons pas le marché par cible, fortunée ou pas. Nous créons des pièces que les clients s’approprient pour des raisons de goût, de design. Au final, des très bons clients peuvent nous acheter une dizaine de pièces par an, et cela nous fait plus plaisir que l’achat « trophée », l’achat unique d’une pièce très chère.

Comment situer Mauboussin et les marques étrangères dans le marché ?

Au niveau mondial, les marques internationales représentent 3% du marché. La tendance est vraisemblablement similaire au Japon. Les bijoux sans marques et les marques locales génèrent le gros des ventes à l’échelle d’un pays. En France, les marques locales jouent sur le design. Au Japon, elles misent sur un excellent rapport qualité/prix avec des bijoux en or ou en platine à un prix très compétitif. Cette spécificité nous confirme que notre stratégie tout en couleurs avec des références à l’art, à la mode peut attirer l’attention d’un public large dans l’archipel.

 

 

Un article issu de [La Lettre Mensuelle->www.lalettremensuelle.fr], une publication de la Chambre de commerce et d’industrie française du Japon.

CCIFJ Contact : Noriko Ninomiya
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