Maroc

Maroc - Formation professionnelle, la croisade de la CFCIM

{{Avec une croissance moyenne de l’ordre de 5 % l’an sur les dix dernières années, le Maroc a un besoin urgent de compétences dans tous les domaines et de tous niveaux. Depuis, la CFCIM a fait le choix d’épauler les entreprises en termes de besoins en compétences dans le domaine du commerce et de la gestion.}}

Avec une croissance moyenne de l’ordre de 5 % l’an sur les dix dernières années, le Maroc a un besoin urgent de compétences dans tous les domaines et de tous niveaux. Depuis, la CFCIM a fait le choix d’épauler les entreprises en termes de besoins en compétences dans le domaine du commerce et de la gestion.

En contact permanent avec les entreprises,la Chambre française decommerce et d’industrie au Maroc(CFCIM) s’est très tôt rendu comptedes énormes besoins des entreprisesen compétences bien formées, surtoutdans le domaine de la gestion. C’estdans ce cadre qu’elle s’est fortementimpliquée dans la formation professionnelle.C’est ainsi que la CFCIM alancé l’Ecole française des affaires (EFA)qui dispense une formation technique,polyvalente, en commerce et gestion(Bac+2), doublée d’une maîtrise linguistiqueen français, arabe et anglaisrépondant aux besoins des entrepriseslocales les plus compétitives. Depuis,elle multiplie les initiatives comme lepartenariat signé avec l’ESC Toulouse.

Au niveau de la formation diplômante,la CFCIM est en relation quasiconstante avec les entreprises afinde savoir quels sont leurs besoins parrapport à l’intégration des diplômés,donc avec des niveaux de diplômesqui peuvent être différents, allant duBac+2 (EFA), en passant par un bachelor(Bac+3), à des niveaux de diplômessupérieurs, mais aussi pour détecter lesévolutions des métiers et les compétencesattendues et pouvoir adapter etproposer des contenus de programmesen étant le plus proche possible desattentes des entreprises et plus largementdes organisations. « Si nousavons cette démarche concernant lesdiplômes, c’est qu’il ne s’agit pas pournous de mettre sur le marché des diplômesqui ne seraient pas attractifspour les entreprises. Autrement dit, sinous avions des diplômes qui étaientsurdimensionnés par rapport à descritères d’embauche, de qualificationet de compétence, cela ne marcheraitpas. Ceci nous amène à avoir une politiqued’écoute active vis-à-vis desentreprises par rapport à leurs besoinsconcernant les diplômes et leurs contenus», souligne Gilles Lescat, Directeurenseignement-formation de la CFCIM.

Au-delà, la CFCIM a fait également duvolet de la formation continue, ditequalifiante, une priorité. « Il n’y a pasque le diplôme, il peut y avoir aussi uncertificat délivré à la fin de la formation.Nous sommes également très vigilantspour faire des propositions deséminaires en relation avec les besoinsactuels mais aussi futurs des entreprises», indique Gilles Lescat.

Sur le terrain, les résultats ne se fontpas attendre. En effet,dans le cas par exempledes diplômés de l’EFA,la majorité (près de70 %) trouve du travailà l’issue des deux outrois premiers mois desortie de l’école. « Enconsidérant que lesdiplômés de l’EFA terminententre juin etseptembre, puisqu’il ya des soutenances aumois de septembre, on peut considérerque la quasi-totalité des étudiantsdiplômés de l’EFA, pour ceux qui veulenttravailler, ont un emploi dans lestrois mois qui suivent leur sortie. C’estun score excellent. Je ne pense pasqu’il y ait beaucoup d’écoles au Marocqui atteignent ce score », explique leDirecteur enseignement-formationde la CFCIM. Quid des étudiants quisont dans les programmes de l’ESCToulouse de type bachelor, masterof science, master spécialisé ? « Pourl’essentiel, ce sont des personnes quisont déjà salariées d’entreprise et qui,donc, vivent leur vie de salarié pendantla semaine et qui viennent seformer en week-end sur le campusde la CFCIM. Il y a donc effectivementune continuité d’études, car si je reprendsle cas des diplômés de l’EFA,s’ils choisissent de travailler, ce qui est une bonne chose, ils peuvent suivreun cursus complémentaire en weekend», dit-il.

Aujourd’hui, les secteurs où s’exprimentdavantage les besoins en formationen disent long sur le choix dela CFCIM de miser sur le management,un levier de croissance pour les entreprises.« Les demandes les plus fréquentesqui nous arrivent portent naturellementsur tout ce qui touche auxdisciplines financières, comptabilitéet finance, mais également au marketing.Ensuite, il y a toutce qui gravite autourd’internet et de son exploitation.C’est doncle e-management, lee-commerce, le e-marketinget le e-communication.Ce sont leséléments émergents »,poursuit Gilles Lescat.Malgré tout, à la directionenseignementformationde la CFCIM,on se penche déjà sur de nouvellesfilières. « Nous nous intéressons égalementà tout ce qui concerne la logistique.Le Maroc est un hub logistiqueextrêmement puissant avec Tanger,notamment. A son tour, Casablancas’organise du point de vue portuaire.Il y a des plates-formes logistiques quisont prévues. Dans le cadre de la logistique,il y a des métiers émergents quivont nécessairement solliciter la formationcontinue », confie Gilles Lescat.Déjà, concernant la logistique et letransport, la CFCIM est en train de travailleraujourd’hui avec l’ESC Toulouse.Il s’agit de mettre sur le marché dansle cadre du bachelor un autre diplômequi sera un Master of Science. Il correspondraà une année d’études, maissera totalement centré sur la supplychain et la logistique car les besoins duMaroc en logistique sont énormes.

 

<doc494|left>Un article issu du magazine Conjoncture n°913, 
Mars 2010 
Une publication de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc.

Chambre française de Commerce et d’Industrie du Maroc 
Tél : +212 522 209 090 - Fax : +212 522 200 130 
@ : [conjoncture@cfcim.org->conjoncture@cfcim.org] - Site : www.cfcim.org

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