Japon

Lafuma - Millet vise les sommets

{{Il mesure 162 cm, pèse 60 kilos, et
s’apprête à grimper l’Annapurna
qu’il redescendra en skis. Le tout
diffusé sur son site Internet. Il
s’appelle Nobuzaku Kuriki, 27
ans.}}

Il mesure 162 cm, pèse 60 kilos, et s’apprête à grimper l’Annapurna qu’il redescendra en skis. Le tout diffusé sur son site Internet. Il s’appelle Nobuzaku Kuriki, 27 ans.

Il a choisi la marque Millet comme partenaire technique. « En juin, il ira se promener sur les pentes du Mont Blanc avant d’attaquer l’Everest dans le courant du mois de juillet », explique Julien Ragueneau, directeur de Lafuma-Millet au Japon. Millet mise sur la figure montante de l’alpinisme au Japon. La marque française d’outdoor a rentabilisé son investissement le lendemain de la signature du contrat avec Nobuzaku Kuriki : le jeune alpiniste a immédiatement fait la couverture d’un magazine spécialisé. « C’est la première fois que nous nous associons à un sportif de cette envergure. À 22 ans, il enchaînait déjà les sommets à plus de 6000 mètres. Il a depuis inscrit sur son CV plusieurs « 8000 ». Au-delà de ces performances et de son jeune âge, il se distingue par sa démarche multi-terrain : une expédition en Antarctique, traversée de la Chine à vélo... », égrène-t-il.
La filiale japonaise de Lafuma-Millet a du souffle : avec une croissance de 22% de son chiffre d’affaires entre octobre 2008 et septembre 2009, l’entreprise tire son épingle du jeu grâce au retour des consommateurs japonais à l’outdoor : de la petite randonnée en famille à la pratique du sport de haut niveau en altitude, l’offre de Lafuma-Millet séduit. Millet est plus haut de gamme, technique et masculine ; Lafuma est plus familial, milieu de gamme, dédiée à la randonnée et au camping. Une offre globale qui permet de capter la croissance des sports d’extérieur comme le trail running (course à pied en milieu naturel/chemins escarpés) et de l’escalade. Lafuma part de loin : avec des résultats en hausse de 140% l’an dernier, la marque ne fait qu’amorcer son rattrapage. « Nous partons de bas, mais le marché évolue dans le bon sens et nous sommes en place pour capter la demande féminine, un vecteur de croissance encore peu exploitée dans l’outdoor ». Millet de son côté dispose d’une notoriété importante auprès des amateurs de moyenne et haute montagne. « À nous de capitaliser sur cet acquis », résume Julien Ragueneau. Le gain de parts de marché passe pour Lafuma-Millet par un effort tout particulier sur la création de lignes dessinées dans le respect d’un cahier des charges spécifique à l’archipel. « Une équipe composée de 7 designers et développeurs crée nos lignes japonaises. Les tissus sont japonais, tous les composants aussi, nous assemblons au Vietnam, en Corée, en Chine et au Japon dans des usines spécialisées », explique Julien Ragueneau. La formule est payante : ces lignes de vêtements et de sacs représentent plus de 60% des ventes de la filiale. Et sont de plus en plus utilisées dans l’offre internationale du groupe, notamment en Asie. « Dès le début des années 90, les marques d’outdoor sont entrées dans la ville. Les textures des tissus japonais, plus esthétiques, répondent à cette demande spécifique ; sans concession sur la performance technique ».

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Un article issu de France Japon Eco n°122, une publication de la Chambre de Commerce et d'Industrie française du Japon.

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