Japon

Japon : Face à la crise, le secteur des télécommunications ne faiblit pas

Comme tous les gestionnaires de réseaux, les opérateurs de télécommunication ont été extrêmement sollicités depuis le 11 mars
pour remettre le pays en marche. Après avoir travaillé sans interruption pour rétablir le service dans les zones sinistrées, les acteurs
japonais sont prêts à tourner la page et travaillent déjà sur les futures innovations.

Entretien avec Martin Jordy, President and Representative Director d’Alcatel-Lucent

Comme tous les gestionnaires de réseaux, les opérateurs de télécommunication ont été extrêmement sollicités depuis le 11 mars pour remettre le pays en marche. Après avoir travaillé sans interruption pour rétablir le service dans les zones sinistrées, les acteurs japonais sont prêts à tourner la page et travaillent déjà sur les futures innovations. Martin Jordy, President and Representative Director d’Alcatel-Lucent, dresse un état des lieux plutôt optimiste du secteur des télécommunications au Japon.

Service entièrement rétabli dès fin avril
Sur les images des zones dévastées, au milieu des décombres, on peut aujourd’hui apercevoir des antennes et stations de télécommunication déjà remises en place par les opérateurs japonais. Après le passage de la vague destructrice le 11 mars, 10 000 stations de base et de nombreux centraux téléphoniques ont été endommagés ou ont tout simplement disparus. D’autres équipements ont subi des dommages les semaines suivantes du fait des coupures d’électricité répétées. Face à ces destructions, les principaux acteurs japonais – NTT Docomo, KDDI et Softbank – sont intervenus très rapidement : « dans un premier temps, les opérateurs ont installé des systèmes téléphoniques d’urgence pour permettre l’intervention des équipes de secours. La seconde priorité était de rétablir le service dans toutes les zones. Les techniciens ont travaillé jour et nuit, sans se préoccuper des nombreuses répliques du séisme. Au Japon, la continuité du service est une obligation majeure » explique Martin Jordy. Résultat : le service est aujourd’hui rétabli dans toute la région sinistrée, à l’exclusion de la zone des 20 kilomètres autour de la centrale de Fukushima. Tous ces travaux sont cependant provisoires car les équipements seront définitivement réinstallés lorsque le vaste chantier de reconstruction sera lancé.

Vers une amélioration des dispositifs d’urgence
Le 11 mars, beaucoup d’utilisateurs ont été dans l’incapacité d’utiliser leur téléphone pendant plusieurs heures, empêchant toute communication avec leurs proches. « Cette situation a résulté d’un choix volontaire des opérateurs d’écraser la bande-passante réservée aux appels grand public afin de donner davantage de place aux appels d’urgence et pour laisser la priorité aux appels en direction et en provenance du Tohoku » précise Martin Jordy. Les utilisateurs ont en revanche pu communiquer par internet qui a fonctionné quasi-normalement. Face à ce constat, les opérateurs japonais réfléchissent à la mise en place d’un système de communication d’urgence sur téléphone portable, permettant d’envoyer un message à ses proches en utilisant le réseau internet au lieu du réseau téléphonique. Autre réflexion initiée suite au 11 mars : la création par NTT-Docomo d’une alerte tsunami sur téléphone portable, par le biais des systèmes de localisation. Les opérateurs cherchent en outre des solutions pour augmenter l’autonomie de l’alimentation des centrales téléphoniques en cas de coupure de courant prolongée. Cela devrait se traduire par un quadruplement du parc de batteries afin d’atteindre un fort accroissement de l’autonomie.

Poursuite des investissements en 2011
« Le secteur des télécommunications devrait conserver de bonnes perspectives en 2011 car il s’agit d’un poste de dépenses auquel les Japonais ne veulent pas toucher. Les consommateurs ont plus que jamais besoin de communiquer et continuent à réclamer des innovations et un service parfait » assure Martin Jordy. Pour Alcatel-Lucent, après trois années difficiles suite à la fusion, les résultats du 4ème trimestre 2010 et du 1er trimestre 2011 sont très encourageants. Le groupe, dont les principales activités au Japon sont axées sur la transmission optique à haut débit et les équipements de routage internet, participe notamment au développement de la technologie LTE (Long-Term Evolution) pour le compte de Softbank. Cette nouvelle technologie mobile succède au 3G et permet par exemple aux utilisateurs de regarder une vidéo HD en streaming sur leur portable. Elle a déjà été introduite au Japon par NTT-Docomo en décembre 2010, et tous les opérateurs devraient opter pour cette solution dans un avenir très proche.

Un article issu de [La Lettre Mensuelle->http://www.lalettremensuelle.fr/], une publication de la Chambre de commerce et d’industrie française du Japon.

Contact : Chambre de commerce et d’industrie française du Japon
Marie Ezaoui , Presse et Publications
Tél : 03-3288-9632 - Fax : 03-3288-9558
@ : [m.ezaoui@ccifj.or.jp->m.ezaoui@ccifj.or.jp] - Site : www.ccifj.or.jp

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