Maroc

Comment pénétrer le secteur industriel marocain et aborder les partenaires adéquats ?

Pascal PIVETEAU, Directeur de SADENA, société qui opère dans le secteur de la découpe des métaux et le négoce des aciers en France, explique la stratégie qu'il a mis en œuvre pour accéder au marché marocain et pour rencontrer les partenaires nécessaires à son développement local.

Pascal PIVETEAU, Directeur de l’entreprise SADENA

« J’avais besoin du soutien, de la connaissance et de l’expertise de la CFCIM »

Pouvez-vous nous présenter brièvement votre entreprise ?
La société s’appelle Sadena, elle faisait partie à l’origine du groupe Arcelor et opère dans le secteur de la découpe des métaux et le négoce des aciers en France. Ses activités ont démarré en 1948, pour devenir un acteur important sur le marché français. Sadena, c’est 23 millions d’euros de chiffre d’affaires et une équipe de 90 personnes. Mais en 2008 nous avons connu une crise sans précédent en France, qui a fait baisser nos activités dans des proportions très importantes.

 

C’est ce qui vous a poussé à vous installer à l’étranger ?
Pas seulement. J’étais déjà sur une problématique de production sur une zone autre que la France. Après avoir prospecté sans résultats en Europe de l’est, je me suis intéressé aux opportunités offertes par le marché marocain. Fin 2008, j’ai donc décidé d’engager une mission de prospection avec l’aide de la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc. La CFCIM a diligenté une étude sur l’ensemble de mon secteur, en amont et en aval, à savoir les clients, les fournisseurs et les concurrents. Ne connaissant pas le Maroc sur le plan industriel, j’avais besoin du soutien, de la connaissance et de l’expertise de la CFCIM. En arrivant dans le Royaume, je ne savais pas encore que j’allais m’associer avec un groupe marocain. Sur trois jours, j’ai pu réaliser au moins une dizaine de rendez-vous. L’un d’eux, distributeur d’acier, souhaitait apporter de la valeur ajoutée à ses produits grâce à la découpe des métaux.

Comment vous êtes-vous dirigé vers la CFCIM ?
Je travaille déjà avec la CCI de Lyon et avec différentes CCI Françaises à l’étranger, notamment en Pologne et en Slovaquie, ce qui me permet de gagner du temps. En France nous n’avons pas les moyens ni le personnel pour chercher les adresses, contacter les gens, voir l’adéquation entre ce dont on a besoin et ce que les entreprises marocaines peuvent proposer. Un autre avantage de la CFCIM, c’est la crédibilité des rendez-vous. Quand vous arrivez au Maroc, vous êtes présentés par la CFCIM donc vous êtes crédibles, bien introduits. Si vous arrivez par vous-même, c’est un peu plus compliqué. Et puis il y a l’expérience, l’expertise de la CFCIM, que nous n’avons pas.

Quel premier bilan tirez-vous de cette expérience ?
C’est un bilan extrêmement positif : dès le premier rendez-vous j’ai rencontré les bons associés. Ils sont très structurés, très organisés, et notre association, qui s’est faite en juillet 2009, prend forme au fil du temps. C’est un peu plus long que prévu parce que nous avions des recrutements en cours et des délais techniques qui ne nous permettaient pas d’aller plus vite, mais aujourd’hui, nous avons noué beaucoup de contacts avec des clients et des fournisseurs. C’est une opération qui promet un vif succès.

Quels conseils pourriez-vous donner à un entrepreneur qui souhaite s’installer au Maroc ?
Ce qui est extrêmement important, c’est d’avoir une étude préliminaire. Dans le cadre de mon association, il a fallu encore un an avant de m’associer à ce groupe marocain. Cette association est le fruit d’un long travail d’études. Donc pour ceux qui sont désireux de s’implanter au Maroc, il est essentiel de passer du temps à l’étude et de se faire accompagner, notamment par des structures telles que la CFCIM. Sinon, vu que vous n’avez pas la connaissance très précise du terrain et de la spécificité du pays, vous risquez de faire des erreurs qui coûtent cher. Je vois l’avenir au Maroc positivement. C’est un pays en croissance, qui ne demande qu’à progresser, qui a envie de réussir son développement économique. Il faut également être attentif au choix de ses futurs partenaires, être patient et ne pas perdre de vue ses objectifs. Les études préliminaires (études de marchés, validation produits-marché) sont, en ce sens, très importantes. Passer par la CFCIM est un élément capital pour mener à bien son projet.

Pour plus d'information consulter le dossier [Réussir au Maroc->768]

Ou contacter directement :
La Chambre Française de Commerce et d'Industrie du Maroc
Tel : (+212)5.22.20.90.90 - Fax : (+212).5.22.20.01.30
@ : [cfcim@cfcim.org->cfcim@cfcim.org] - WebSite : www.cfcim.org

Le Bureau de Paris
Faïza Hachkar
Tel : 00 33 1 40 69 37 87 - @ : [fhachkar@cfcim.org->fhachkar@cfcim.org]

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