Japon

Au Japon, pour la distribution de la maroquinerie, l’heure de la diversification a sonné

En perpétuelle évolution, la distribution est la pierre angulaire du développement de toute activité. Les changements ont tendance à s’accélérer en temps de crise.

Nicolas Villeger, président et directeur représentatif de Longchamp Japon

En perpétuelle évolution, la distribution est la pierre angulaire du développement de toute activité. Les changements ont tendance à s’accélérer en temps de crise. C’est ce que constate Nicolas Villeger dans son domaine : la maroquinerie.

Les grands magasins et leur santé financière sont au cœur des préoccupations de nombreux acteurs de votre secteur, et plus généralement des entreprises qui y vendent leurs produits. Quelle est votre analyse sur l’évolution de ces figures emblématiques de la distribution au Japon ? Nous observons une dégradation du business model des grands magasins japonais. Certains d’entre eux fondent leur activité sur les périodes de soldes. Or les soldes ne doivent rester qu’un moyen d’écouler les invendus. La protection de la marge brute est essentielle pour la bonne conduite d’une entreprise. L’augmentation des volumes est parfois un mirage. À cause de la réduction de leur chiffre d’affaires, les avantages que les grands magasins proposent aux marques sont moins attractifs : les vendeuses par exemple sont de moins en moins rémunérées par l’enseigne.

Comment réagissent des marques ? Personne n’a intérêt à laisser tomber les grands magasins. Certains sont en pleine restructuration, et les marques aussi doivent se montrer réactives et chercher à gagner en efficacité.

Quels sont les nouveaux modes de distribution qui montent en puissance ? Il y en a plusieurs. Les shopping malls, les gares sont pertinents car ils accompagnent les évolutions de la ville : plus au cœur des quartiers résidentiels en périphérie (Saitama, Kawasaki, Chiba…), ils offrent aux marques une belle visibilité. Plus familiaux, ils complètent parfaitement les grands magasins. Il y a aussi les magasins en outlet dont l’aspect ludique –le parking, les espaces de restauration, les garderies– sont un vrai plus indéniable. Comme les soldes dans les grands magasins, je suis de ceux qui pensent qu’il ne faut pas en abuser. Certaines marques sont présentes sur plus de 10 outlet centers, c’est peut-être intéressant à court terme. Mais affaiblira l’image de marque sur la durée.

Quid de l’Internet ? C’est évidemment un mode de distribution que nous suivons de très près, sur lequel nous commençons à nous déployer via les ventes privées notamment, et un projet e-commerce pour l’année 2010. Nous observons que l’Internet peut permettre de mettre en valeur des produits que l’on ne peut proposer en grand magasin, comme les gammes pour hommes qui nécessiteraient un corner supplémentaire dans ces enseignes ou les gammes voyages, ou les grands magasins n’organisent qu’une offre assez pauvre en regard du marché.

 

Un article issu de [La Lettre Mensuelle->http://www.lalettremensuelle.fr],
une publication de la Chambre de commerce et d’industrie française du Japon

Contact : Noriko Ninomiya – @ : [n.ninomiya@ccifj.or.jp->n.ninomiya@ccifj.or.jp]
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