Japon

UE - Japon : Ça se discute

{{Les 2 puissances économiques
commencent enfin à s’entendre.}}

Les 2 puissances économiques commencent enfin à s’entendre.

Succès
Une fois n’est pas coutume : Au sortir d’une réunion de diplomates de l’Union Européenne et du Japon, les participants ont eu le sentiment du devoir accompli. Au terme du sommet Japon-Union Européenne fin avril, le Premier ministre Yukio Hatoyama et le président du Conseil Européen Herman Van Rompuy ont convenu de fonder un groupe d’étude sur les relations nippo-européennes en vue d’un accord de libre échange. Cette avancée remarquable achevait des semaines de tractations entre diplomaties et grands patrons, au premier rang desquels Tadashi Okamura (Toshiba) côté japonais, et Jean-Yves Le Gall (Arianespace), côté européen. Les 2 dirigeants s’étaient retrouvés une semaine plus tôt autour de la rituelle « table ronde » Japon-Union Européenne, qui réunit chaque année acteurs publics et privés souhaitant développer les échanges entre les 2 puissances économiques. Jean-Yves Le Gall expliquait alors : « Nous sommes à un moment propice où le Japon, toujours opposé à un accord avec l’Europe, se rend compte que celle-ci a signé un accord de libre échange avec la Corée du sud et que la Chine exerce un pouvoir d’attraction fort... Le nouveau gouvernement japonais estime qu’il faut envoyer un signal fort aux Européens ».

Coup d’accélérateur
Les négociations Japon - Union Européenne étaient devenues un vain rituel depuis des années. Les 2 parties campent obstinément sur leurs positions respectives, l’une tarifaire, l’autre non tarifaire. Le Japon exige la levée des droits de douane sur l’automobile (10%), l’électronique (14%) et les pièces détachées (5 à 7%) qui frappent ses exportations vers l’Europe. L’Archipel est d’autant plus motivé que son principal concurrent industriel, la Corée du sud, a signé avec Bruxelles un accord de libre-échange très ambitieux en octobre qui a ridiculisé la propre diplomatie économique japonaise, faite d’accords de libre échange a minima signés avec des partenaires commerciaux de second rang (Singapour, le Mexique...). La diplomatie européenne quant à elle exige en préalable à la discussion la suppression de barrières non tarifaires au Japon, qu’elle juge abusives : ainsi le bœuf européen est-il toujours interdit dans l’archipel pour cause de risque de « vache folle » (alors que les bœufs européens sont davantage contrôlés que les bœufs américains, eux autorisés), refus du ferroviaire européen pour des raisons de sécurité dictées (et non rendues publiques !) par l’industrie japonaise... [...]

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<doc795|left>Un article issu de France Japon Eco n°123, une publication de la Chambre de Commerce et d’Industrie française du Japon.

Chambre de commerce et d’industrie française du Japon
Gilles de Lesdain, Rédacteur en chef
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