Côte d'Ivoire

Relance économique en 2012 : vers le début d'un nouveau miracle ivoirien ?

Assurément, la Côte d'Ivoire a été l'un des pays, sinon le principal pays de l'Afrique de l'Ouest francophone qui a bénéficié d'une importante aide substantielle de la part des bailleurs de fonds.

Assurément, la Côte d'Ivoire a été l'un des pays, sinon le principal pays de l'Afrique de l'Ouest francophone qui a bénéficié d'une importante aide substantielle de la part des bailleurs de fonds.

Notamment, la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International (FMI), l'Agence Française de Développement (AFD), pour ne citer que ces institutions financières internationales.

Après l'investiture du Chef de l'Etat ivoirien en mai dernier à Yamoussoukro, et ses multiples voyages, d'importants investisseurs et bailleurs de fonds ont renoué avec le pays. A telle enseigne que de nombreux observateurs ont affirmé que la Côte d'Ivoire est redevenue un pays fréquentable. Cela, dans la mesure où ces opérateurs économiques, leaders pour la plupart dans leur domaine d'activités sont venus en mission de prospection sur les bords de la lagune Ebrié, en vue d'obtenir d'importants contrats. Cet état de fait, malgré une baisse au niveau de la relance économique, laisse tout de même croire que la Côte d'Ivoire est bien partie pour se repositionner en 2012 et redevenir de ce fait, Ie pays phare de la sous-région.

Vu la crise post-électorale couvrant la période décembre 2010 à avril 2011, la Côte d'Ivoire a vu ses perspectives économiques baisser et atteindre un taux négatif de -5,8%. Toutefois, cette baisse enregistrée en 2011 du fait de la crise post-électorale a incité les acteurs du gouvernement, avec à leur tête le Président de la République, SEM Alassane Ouattara, à espérer en une croissance élevée en 2012. «Nous ferons plus de 8% de taux de croissanre en 2012», avait déclaré le premier ministre Soro Guillaume à Yopougon, le 18 novembre dernier lors de l'inauguration d'une usine de cimenterie.

Un optimisme également partagée la semaine dernière par Christine Lagarde, Directrice Générale du FMI. « Nous prévoyons qu'elle (Ndlr : la Côte d'Ivoire) sera au moins égale, sinon supérieure à 8% sur l'année 2012. C'est vraiment un grand succès de satisfaction, et nous prévoyons mettre en place un programme de soutien à l'économie de la Côte dIvoire qui sera un programme de trois ans », a-t-elle révélé. Et les moyens pour y parvenir sont bien perceptibles à ce jour, en raison de plusieurs facteurs.

D'importantes actions menées : Dans les années 70, le miracle économique ivoirien rimait avec la hausse des prix des matières premières (café-cacao), le leadership socio-¬économique et culturel du pays en Afrique de l'Ouest, la stabilité et une forte croissance. Des facteurs qui sont au fur et à mesure en train de se reconstituer. En effet, le Chef de l'Etat qui tient à réussir sa mission a fait de la bonne gouvernance, la transparence et la rigueur, ses armes de travail. Un canevas dans lequel les membres du gouvernement se sont tous inscrits. Et depuis, des actions, des chartes sont élaborées au niveau de chaque ministère dont les premiers responsables ont reçu leur feuille de route.

La filière café-cacao dont les scandales ont déferlé la chronique a été réformée. Cela, dans le but de renforcer la gestion rigoureuse et transparente de la gouvernance. Pour ce faire, les nombreuses structures de gestion de la filière créées dans les années 2000 ont été supprimées. Elles vont être remplacées par une structure à caractère particulier à qui l'Etat va concéder la gestion et la régulation de la filière. Elle sera administrée à partir du début de l'an 2012, sur une base paritaire entre l'Etat et I'Interprofession au sein du Conseil d'Administration.

Sur le plan international, l'on note parmi les nombreuses actions menées, l'approbation par le Conseil d'Administration du FMI d'un nouveau programme économique et financier, appuyé par la Facilite Elargie de Crédit (FEC) portant sur la période 2012-2014. Elle doit permettre l'assainissement des finances publiques et aboutir au point d'achèvement de l'initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), et dont le représentant FMI, Wayne Camard a fait savoir récemment, après une audience avec le Chef de l'Etat qu'elle sera effective à la mi-2012. Un allègement de la dette extérieure qui, s'il est fait, va permettre d'accroître les dépenses en investissements.

Un autre point montrant la relance économique du pays est le développement et la réhabilitation des infrastructures économiques. Ainsi, l'on retient entre autres, la réhabilitation des voiries à Abobo, à Yopougon et aussi le lancement des travaux de construction de la phase III de la centrale thermique d'Azito. D'une capacité de 140 Mw pour un coût estimé à 200 milliards de FCFA, la phase 3 de la centrale d'Azito, si elle est achevée, va produire 50% d'énergie.

L'on note également l'amélioration du code de l'environnement des affaires et le retour du pays à l'AGOA. Une réégibilité qui va stimuler des relations étroites entre les Etats-Unis et la Côte d'Ivoire en vue de lui permettre de retrouver sa place de locomotive économique de l'Afrique de l'Ouest. Autant d'actions qui vont permettre d'amorcer en 2012, le début d'un autre miracle ivoirien, après celui des années 70. Source : Le Nouveau Réveil n° 2973 du mardi 27 décembre 2011, p.9

Contact :
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Jean-Louis GIACOMETTI, Directeur
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