Portugal

Portugal - Eléments de cadrage macroéconomique

A la fin de l’année 2010, le Portugal a perdu la confiance des investisseurs. Moins touché que d’autres par la crise économique de 2008, il a été rattrapé par un niveau d’endettement vis-à-vis de l’extérieur rendu insoutenable par des perspectives de faible croissance.

Informations publiées le 20/12/2013 sur www.tresor.economie.gouv.fr

Deuxième pays de la zone euro ayant crû le moins vite pendant la décennie 2000 (0,7 % en moyenne), du fait notamment de la dégradation de sa compétitivité et d’une faible productivité, sa situation financière était très délicate : déficit et dette publique de -9,8 % et 93,3 % du PIB respectivement en 2010 couplés à un déficit courant de l’ordre de -10% pendant la dernière décennie ayant conduit à un endettement externe supérieur à 100% du PIB en 2010.

Le Portugal n’a ainsi pas eu d’autre choix que de faire appel à l’aide internationale au printemps 2011, aboutissant à la signature par les trois principaux partis politiques et par la troïka (UE – FMI – BCE) d’un « Memorandum of Understanding », cadre de l’ajustement budgétaire et structurel que le pays doit mener pendant 3 ans en échange du comblement de ses besoins financiers. Ce programme repose sur trois piliers : assainir les comptes publics, garantir la stabilité du secteur financier, et prendre un certain nombre de mesures structurelles visant à augmenter la compétitivité et la productivité du pays, seule façon de garantir que le Portugal puisse repartir sur un chemin de croissance soutenable et équilibrée (alors que le levier de la relance par la demande interne est financièrement exclu). Ces réformes doivent notamment réduire un certain nombre des rigidités présentes, dont une bureaucratie administrative encore importante, malgré les progrès récents, et des procédures judiciaires lentes et peu prévisibles, améliorer le fonctionnement du marché du travail, tout comme le système éducatif et de formation professionnelle, qui devra permettre de relever le niveau de qualification de la main-d’œuvre et l’adapter aux besoins des entreprises, et abaisser le coût des facteurs.

L’avancement du programme d’ajustement fait l’objet d’une supervision trimestrielle des équipes de la troïka. A l’approche de la fin du programme, les 10 examens (sur 12) ayant déjà eu lieu ont tous conclu à une progression globalement satisfaisante. Celle-ci est toutefois contrastée. Si la mise en place des réformes structurelles avance à un bon rythme et si la stabilité financière semble désormais garantie (recapitalisation publique jugée suffisante de 4 banques pour environ 6 Md€, moins de 4% du PIB), les développements macro-budgétaires sont en-deçà des projections initiales.

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