Chine

Les services en Chine, la révolution du tertiaire est-elle en marche ?

La Chambre de Commerce et d’Industrie Française en Chine publie dans son dernier numéro de Connexions un dossier consacré aux services en Chine.

« Servir le Peuple »En 1944, le président Mao a utilisél’expression “Servir le peuple” dans sondiscours donné lors d’une cérémonie àla mémoire de Zhang Side, un soldat quis’était sacrifié pour sauver un de ses camarades.Ce proverbe est désormais la devisedes administrations du gouvernement etdu Parti. Aujourd’hui, on peut encore levoir, calligraphié par Mao, devant l’entréedes administrations ou dans le hall des immeublesde bureaux officiels.

Services en Chine, un secteur en mutation mais qui reste protégé
On a l’habitude de parler de la Chinecomme de l’atelier du monde tant la partde la production manufacturière reste prépondérantedans la seconde économie duglobe.

Parce que les ambitions chinoises vontbien au-delà, les autorités regardent la trajectoirede développement de l’Occidentoù le tertiaire est devenu un secteur phareavec l’avènement du IT et d’une économiedite de la connaissance, entre autre. « Lapart des services dans le PIB en Chine estactuellement au niveau d’un pays à basrevenu », prévient sans détour YAN Yun,Directeur de l’Institut du Management Publicet du Développement des Industriesde l’Université de Pékin. « Le développementultra rapide de la manufacture sur unmodèle de croissance extensive s’appuiede façon excessive sur les exportations etl’investissement dans les ressources. A cestade, l’économie chinoise court le risqued’être piégée dans son rôle de puissancede fabrication et il faut donc développer lesservices comme veut l’impulser le 12èmeplan quinquennal ».

Réciprocité versus enjeux stratégiques ?
De passage récemment à Pékin, le CommissaireEuropéen pour le Marché intérieur etles services, Michel Barnier, avançait pour sapart un concept clé à faire passer en Chine,celui de « réciprocité ».

« Les relations bilatérales actuelles ne sontni à la hauteur de la Chine ni à celle de l’UEet nous sommes ici pour parler des enjeuxde la réciprocité. Nous voulons que les entrepriseseuropéennes soient accueilliesen Chine de la même manière que les entreprises chinoises le sont chez nous.

Sur les services, pourquoi nos entreprisessont-elles limitées par exemple à des participationsde 20% à 25% maximum dans lesecteur bancaire alors que l’UE les plafonnentà 49% ? (…) Je suis venu pour poserces questions et obtenir des réponses ».

Du point de vue chinois, il convient cependantde protéger un secteur local encoreimmature pour assurer que la croissanceanticipée et soutenue par l’Etat bénéficieavant tout aux entreprises chinoises et audéveloppement économique du pays. Etpour ne pas être accusé de protectionnisme,la Chine joue la carte des enjeuxstratégiques.

« Puisque certains domaines des servicessont liés à la stabilité économique, politiqueet culturelle, le gouvernement chinoisn’autorise pas les entreprises étrangères ày accéder ou impose des restrictions. Parexemple, le secteur postal, puisqu’il toucheà la confidentialité, n’est pas adapté à laprésence d’entreprises étrangères. Mêmechose pour les services financiers en raisondes enjeux sur la stabilité et le besoin decontrôle et si la Chine autorise les entreprisesétrangères à s’implanter dans ce secteur,elle impose des restrictions. Accorderune certaine protection à une catégorie deservices peut éviter des problèmes engendréspar une ouverture excessive ou troprapide » analyse M. YAN.

Toutes ces problématiques passionnantessont abordées dans notre dossier spécialsur les services en Chine où nous avonschoisi de nous concentrer sur certains secteursplutôt que d’autres tant le spectre desactivités dans le tertiaire est large.Ainsi les domaines auxquels ont déjà étéconsacrés des numéros de Connexionsne sont pas traités comme l’éducation,les transports, l’urbanisme ou encore lesservices à la personne qui mériteraient undossier complet.

Reste un panel fort riche qui dresse un bilannuancé entre de fabuleuses opportunitésde croissance pour les entreprises françaiseset étrangères et des difficultés d’accèsà des marchés locaux surveillés de près parles autorités chinoises.

Nicolas Sridi, Rédacteur en Chef

Pour consulter le dossier complet

 

<img1053|left> Article extrait de Connexion n°58, Mai-Juin 2011, Publication de la Chambre de Commerce et d'Industrie Française en Chine.

Contact :
Chambre de Commerce et d’Industrie Française en Chine
Flore Coppin
Tel : 0086 +10 - 6461 0260 ext. 66
@ : [coppin.flore@ccifc.org->coppin.flore@ccifc.org]
Sites : www.ccifc.org / www.connexions.ccifc.org

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