Japon

Les entreprises françaises au Japon

Alors que le Japon traverse une crise sans précédent, la Chambre de Commerce et d’Industrie Française du Japon (CCIFJ) a mené une enquête auprès de ses membres pour apporter un point de vue factuel de la situation des entrepreneurs français au Japon.

Alors que le Japon traverse une crise sans précédent, la Chambre de Commerce et d’Industrie Française du Japon (CCIFJ) a mené une enquête auprès de ses membres pour apporter un point de vue factuel de la situation des entrepreneurs français au Japon.

La CCIFJ est membre de l’Union des Chambres de Commerce et d’Industrie Françaises à l’Etranger (UCCIFE) et rassemble depuis 1918 les communautés d’affaires françaises et japonaises avec plus de 550 entreprises adhérentes.

Voici le premier résultat de cette enquête qui met en avant le courage et le pragmatisme des milieux d’affaires confrontés à la situation dramatique du pays.

Cette enquête sera dans les semaines à venir réalisée régulièrement.

Sondage réalisé par la CCI Française du Japon (CCIFJ) auprès de 49 entreprises françaises au Japon adhérentes à la CCIFJ.

Maintien partiel des opérations françaises sur le Kanto
Face aux catastrophes naturelles qui ont frappé le Japon, 62 % des entreprises françaises ont fermé temporairement leurs opérations dans le Kanto ou Tohoku et 38% ont gardé leurs bureaux ouverts sur le Kanto. Au total, nous estimons à 2/3 les entreprises françaises qui ont gardé une activité dans le Kanto.

Une majorité d’entreprises françaises ont gardé leur personnel en place sur le Kanto

Sur les entreprises qui ont fermé leurs bureaux dans le Kanto, 40 % des entreprises répondantes n’ont déclaré ne pas avoir relocalisé leurs équipes hors Kanto. Plusieurs ont offerts la possibilité à leurs personnels de relocaliser leurs familles ou eux-mêmes dans le Sud ou à l’étranger. Les entreprises ont assumé leurs responsabilités pour que partir ne soit pas un problème financier pour les employés ou leurs familles. Nous pouvons citer l’exemple d’un répondant qui a financé à tous ses employés (inclus époux/épouse et enfants) un billet de train ou d’avion. Et pour ceux qui partent dans le Sud 7 nuits d’hotel.

Ces mesures n’ont pas toujours été utilisées. Citons un grand groupe français « Pratiquement aucun expat / étranger n'a quitte le Japon. Nous laissons les employés qui le désirent, se de- localiser soit dans leurs familles et amis dans le sud ou bien nous les aidons en leur proposant des chambres sur Hiroshima et Osaka, paye par la société. La majorité des employés ont cependant décidé de rester sur Tokyo souvent pour raisons familiales ». A signaler que dans quelques cas, la relocalisation s’est aussi faite de façon moins organisée. Citons« relocalisation temporaire pour l'instant, et très désorganisés (chaque employé a sa solution personnelle) » L’attitude du personnel japonais face à la crise est souvent montrée en exemple : « J'ai propose au personnel (tous japonais , 20 pers a Tokyo) d'être transféré vers Osaka, personne n'est intéressé » La solution la plus courante mise en place pour les entreprises qui ont fermé leurs bureaux sur le Kanto est le télétravail depuis le domicile personnel. C’est aussi la solution proposée pour les employés qui ont du mal à rejoindre leur lieu de travail ou les étrangers qui souhaitent suivre les recommandations de leurs gouvernements. « Les bureaux de Tokyo restent ouverts, et la quasi-totalité des collaborateurs sont équipés d’ordinateurs portables et de mobiles professionnels, ce qui leur permet de travailler sur leurs dossiers »

La relocalisation peut être délicate à gérer dans le cas de JV ou les partenaires japonais ne comprennent pas pourquoi ils abandonnent le « battle field ». De nombreuses entreprises sont ainsi confrontées au problème de l’écart culturel important sur la gestion du risque selon les français et les japonais.

21% des entreprises nous ont indiqué avoir relocalisé leurs équipes dans le Kansai très majoritairement avec quelques localisations à Kyushu ou hors Japon (Hong Kong, Malaisie ou Singapour). De nombreuses familles ont été aussi rapatriées en France. Ces relocalisations se sont fait essentiellement par mesure de précaution : « J ai préparé un plan de repli sur Osaka des Samedi que j ai active des Lundi. L ensemble du staff Tokyo est depuis hier a Osaka. 7% des entreprises encore présentes dans le Kanto n’ont pas encore fait le choix d’une relocalisation et sont en train d’investiguer pour une éventuelle mise en place la semaine prochaine selon l’évolution de la situation. Certaines entreprises ont fait aussi le choix de ne pas relocaliser leurs équipes car elles n’ont pas de sites d’accueil. D’autres grands employeurs n’ont pas voulu faire une politique discriminante vis-à-vis du personnel japonais et ont fermé leurs bureaux sur le Kanto. Conséquence de relocalisations dans le Sud : les hôtels sont de plus en plus difficiles à trouver…

Des dégâts matériels limités
7% des répondants ont subi des dégâts matériels sur des entrepôts ou sites dans la zone touchée par les catastrophes tel que le cite un des répondants « Une de nos usines, située a Ibaraki, a été touchée par le tremblement de terre; elle est a l'arrêt pour environ 2 mois »

Télécharger le communiqué complet : <doc1009|center>

Contact CCIFJ
Chambre de commerce et d’industrie française du Japon
Nicolas Bonnardel, Directeur Général
Iida Bldg 2F., 5-5 Rokubancho, Chiyoda-ku, Tokyo 102-0085
Tél. : 03.3288.9622
@ : [n.bonnardel@ccifj.or.jp->n.bonnardel@ccifj.or.jp] - Site : www.ccifj.or.jp

 

Contact UCCIFE
Dominique BRUNIN, Délégué Général
Tél : 00 212 6 61 49 75 28