Japon

Les échanges Nippo-Européens

{{Selon l’institut de recherche européen Copenhagen Economics, un accord d’intégration économique contribuerait à faire bondir les exportations de 71% de l’Europe vers le Japon, et de 61% du Japon vers l’Europe.}}

Selon l’institut de recherche européen Copenhagen Economics, un accord d’intégration économique contribuerait à faire bondir les exportations de 71% de l’Europe vers le Japon, et de 61% du Japon vers l’Europe.

Une chance historique

Une semaine avant la tenue du sommet nippo-européen qui se tiendra le 28 avril à Tokyo, l’EBC (European Business Council) et le Keidanren, principale organisation patronale japonaise ont réaffirmé dans un communiqué commun leur intérêt pour la signature d’un accord d’intégration économique entre l’Union Européenne et le Japon. Cette communication a fait suite à la réunion EU-Japan Business Round Table, un forum de 50 dirigeants d’entreprises européennes et japonaises. "L’alliance objective que nouent l’EBC et le Keidanren est une chance historique d’obtenir l’élimination de nombreuses barrières non tarifaires du côté japonais en échange de la suppression des tarifs douaniers du côté européen. Cela peut se faire par l’harmonisation des normes et la reconnaissance mutuelle des certifications et autorisations de mise sur le marché", juge un chef d’entreprise français selon qui l’accord de libre échange entre l’Europe et la Corée du Sud aiguillonne le patronat japonais, mis au pied du mur. "Ils poussent fort, mais les décisions ne peuvent être prises qu’au niveau politique, et les blocages sont nombreux."

Pour une ouverture sans condition des négociations

En 2009, le sommet nippo-européen avait réaffirmé une volonté commune de développer les échanges entre les 2 puissances économiques, mais des avancées sur 7 dossiers litigieux, dont celui des barrières tarifaires aux portes du marché automobile européen, avaient été présentées comme autant de conditions préalables à toute négociation relative à un accord d’intégration économique. "La date butoir pour ces avancées était le sommet du 28 avril. Or nous ne croyons pas que l’Europe et le Japon soient prêts à céder sur des sujets aussi sensibles. L’EBC appelle donc à une ouverture sans condition des négociations. L’idée de Richard Collasse (ancien président de l’EBC, NDLR) de commencer par les secteurs sur lesquels l’Europe et le Japon peuvent s’entendre me semble constituer une piste intéressante", note Bjorn Kongstad, policy director de l’EBC.

Un danger peut en cacher un autre ! Peu après sa prise de fonction, le Premier ministre Yukio Hatoyama avait appelé de ses vœux l’ouverture de négociations avec l’Europe. Côté européen, le discours semble moins volontariste. "L’Union européenne peut difficilement aller contre Business Europe qui regroupe l’ensemble des organisations patronales du vieux continent. Or l’industrie automobile, notamment allemande, a une forte influence sur les prises de position de Business Europe", explique un autre chef d’entreprise français. Puis de poursuivre : "Le problème est que les enjeux auxquels fait face l’industrie automobile ne sont pas ceux de l’industrie en général. Refuser toute négociation, c’est adopter la stratégie des 3 petits cochons, on se cache derrière la porte pour se protéger des constructeurs japonais, mais le reste de la maison s’effondre par la force croissante du souffle des industriels indiens, chinois, brésiliens, entre autres."

Un article issu de [La Lettre Mensuelle->http://www.lalettremensuelle.fr/?lang=fr], une publication de la Chambre de Commerce et d'Industrie Française au Japon.

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