Les Chiffres du commerce extérieur - 1er trimestre 2011

Après une pause fin 2010, les échanges redémarrent au premier trimestre 2011.

Après une pause fin 2010, les échanges redémarrent au premier trimestre 2011. Ce rebond reflètenotamment la hausse du prix des matières premières qui renchérit le coût des échanges énergétiques etdes biens intermédiaires. Il tient aussi au dynamisme des industries agricoles et agroalimentaires et deséchanges automobiles. La croissance des exportations est néanmoins bridée par le repli des ventesaéronautiques et pharmaceutiques, après les niveaux élevés atteints en 2010. L'alourdissement de lafacture énergétique explique la moitié du creusement du déficit commercial, qui passe de -13,1milliards au quatrième trimestre 2010, à -18,2 milliards au premier trimestre 2011.

 

Redémarrage des échanges
Après une pause fin 2010, les exportations redémarrent aupremier trimestre 2011 (+3,0 %, après +0,3 %), tout en restantlégèrement inférieures à leur valeur d'avant crise. Ce rebonds'explique notamment par la forte hausse des ventes d'énergie,notamment de produits pétroliers raffinés, et de biensintermédiaires, en lien avec le net renchérissement du coût desmatières premières. Il reflète aussi la bonne tenue des exportationsdes IAA, emmenées par les boissons, et de l'industrie automobile.A contrario, les exportations sont pénalisées par un repli des ventesaéronautiques et pharmaceutiques, après les niveauxparticulièrement élevés atteints en 2010.

Les importations progressent fortement (+7,2 %, après -0,2 %),sous la poussée notamment des achats énergétiques et des biensintermédiaires à fort contenu énergétique. Par ailleurs, lesimportations de l'industrie automobile continuent à bénéficier del'effet prime à la casse. Les achats de produits informatiques etélectroniques, d'équipements mécaniques et des IAA sontégalement très soutenus. Au contraire, les achats aéronautiques sereplient.

Nette reprise des exportations vers l'UE
Au premier trimestre 2011, la reprise des exportations est nette,tirée par l'UE (+2,7 %, après +0,5 %), qui prend le relais des paystiers où la croissance s'essouffle (+1,3 %, après +2,3 %). Au seinde l'UE, l'embellie concerne principalement l'Espagne, l'Italie etles NEM, notamment dans l'automobile, tandis que la croissanceest plus modérée vers l'Allemagne, en raison du recul deslivraisons aéronautiques. Les ventes aux pays européens hors UEsont très dynamiques.

Celles à destination des Etats-Unis restentorientées à la hausse. Les exportations vers les pays du Proche etMoyen-Orient, qui bénéficient de fortes recettes pétrolières,retrouvent la croissance. En revanche, malgré de bonnesperformances vers la Chine et la Corée du Sud, les ventes versl'Asie ralentissent fortement, du fait de moindres livraisonsaéronautiques à Singapour et Hong-Kong.

La croissance des importations se maintient depuis l'UE (+3,2 %,après +3,5 %), et accélère depuis les pays tiers (+12,4 %, après -4,6 %). Si les achats sont dynamiques depuis le Royaume-Uni,l'Irlande et les NEM, ils reculent depuis l'Allemagne, en raison dureflux de la fabrication coordonnée d’Airbus. Vis-à-vis des paystiers, les approvisionnements en énergie progressent à vive alluredepuis les principaux pays fournisseurs (Russie, Norvège, Procheet Moyen-Orient, Afrique). Par ailleurs, les achats de textile etd'habillement rebondissent depuis la Chine, tandis que lesimportations de produits pharmaceutiques en provenance desEtats-Unis marquent le pas.

 

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Source : http://lekiosque.finances.gouv.fr

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