Japon

Le point sur la précarité au Japon

{{"Le modèle social japonais repose sur 2 socles qui vacillent : une famille stable, un emploi stable." Kaori Katada ne trouve pas de mot assez dur pour décrire l’état de la protection sociale japonaise.}}

"Le modèle social japonais repose sur 2 socles qui vacillent : une famille stable, un emploi stable." Kaori Katada ne trouve pas de mot assez dur pour décrire l’état de la protection sociale japonaise.

"Il est grand temps de renforcer le lien entre le travail et la protection des plus faibles. En 2002, les mères seules ont vu leurs aides baisser alors que 80% d’entre elles travaillaient et que beaucoup peinaient à subvenir à leurs besoins. Le Japon croit encore être constitué d’une grande classe moyenne, mais c’est se mettre le doigt dans l’oeil, la pauvreté existe, et pas pour des cas isolés. Une tranche de la population considère toujours que les pauvres sont des fainéants, mais la population des travailleurs pauvres ne cesse de croître." Selon la chercheuse, un Japonais sur 7 serait considéré comme pauvre. "Entre 1975 et 2009, le gouvernement n’a pas publié cette statistique, mais récemment le mouvement associatif a poussé les autorités à mettre à jour leurs chiffres."

Les médias japonais relaient la montée de cette pauvreté, mais de façon très épisodique. La couverture des faits divers faisant office de ligne éditoriale en la matière. Chacun se souvient de cet homme mort de faim dans le Kyushu après avoir solliciter en vain des aides sociales. Le dernier message laissé sur son journal intime était "je veux manger une boule de riz..." Les médias s’étaient saisis de cette affaire, puis le thème était à nouveau tombé aux oubliettes.

"La protection sociale ne prend en charge que ceux qui payent, mais un jeune qui ne gagne que 130.000 yens par mois et doit subvenir à ses besoins peut-il payer 14.000 yens de cotisation ?", s’insurge Kaori Katada. Cette problématique n’est pas le fait de quelques individus en marge : "Auparavant, les hommes bénéficiaient d’un emploi stable et les épouses gagnaient un complément. Ce modèle n’est plus qu’une chimère : plus de 30% de la population active est en contrat précaire."

Un article issu de [La Lettre Mensuelle->http://www.lalettremensuelle.fr/?lang=fr], une publication de la Chambre de commerce et d’industrie française du Japon.

Contact : Chambre de commerce et d’industrie française du Japon
Gilles de Lesdain, Rédacteur en chef
Tél : 03-3288-9632 - Fax : 03-3288-9558
@ : [g.delesdain@ccifj.or.jp->g.delesdain@ccifj.or.jp] - Site : www.ccifj.or.jp

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