Turquie

La Coface salue les performances de la Turquie pendant la crise et augmente sa note

La société d’assurance-crédit commercial Coface a salué les excellentes performances économiques de la Turquie pendant la crise économique et a augmenté d’un point sa note pays, qui est passée du degré ’investissement B en 2009 à A4.

La société d’assurance-crédit commercial Coface a salué les excellentes performances économiques de la Turquie pendant la crise économique et a augmenté d’un point sa note pays, qui est passée du degré d’investissement B en 2009 à A4.

Selon le rapport publié par la société, la Turquie a obtenu sa note record parce qu’elle s’est rapidement remise de la crise. « La Turquie devrait afficher une croissance d’au moins 7 pour cent en 2010 », indique le rapport, qui souligne l’efficacité des politiques fiscales mises en oeuvre par la Turquie depuis le début de la crise et son excellente gestion du budget et du risque de liquidité sans l’aide du FMI. « Le dynamisme de la consommation nationale des ménages et les investissements réalisés ont fait de la croissance turque un phénomène durable », affirme le rapport.

Après un choc externe significatif, la Turquie retrouve un sentier de croissance soutenable

Même si le choc sur l'activité a été significatif en 2009, d'une ampleur égale à celui de 2001, il a été de plus courte durée et exclusivement lié cette fois-ci à la contraction du commerce mondial. L'activité a ainsi rebondi dès le T4 2009, pour afficher une croissance en glissement annuel de 11,7% au T1 2010 et de 10,3% au T2 2010, portée par le rebond des exportations, par la reconstitution des stocks mais aussi et surtout par une demande interne dynamique. Cette dernière a bénéficié d'un policy mix très agressif et notamment du plus large assouplissement de politique monétaire au monde avec une baisse de 1025pdb du taux directeur entre novembre 2008 et décembre 2009, ramené à 7% depuis lors. La bonne santé du secteur bancaire, peu exposé aux actifs subprime et solvable, a aussi permis une croissance soutenue du crédit aux ménages et aux entreprises. Au T2 2010, l'investissement est ainsi devenu le premier moteur de la croissance, avec une contribution de 5,9 points au T2 2010. Parallèlement, le gouvernement a mis en place une politique budgétaire visant à soutenir la consommation des ménages et la production locale, avec l'augmentation des pensions de retraite et autres allocations sociales, mais aussi des primes à la casse et des incitations fiscales pour l'achat de produits ménagers. La résilience de l'économie turque à la crise a mis en lumière la solidité de ses bases de croissances : des politiques macroéconomiques rigoureuses avant crise favorables à la mise en oeuvre de mesures contra-cycliques, un système bancaire assaini qui contribue au financement de l'économie, une bonne spécialisation au sein de la production internationale, un environnement des affaires favorable.

Des incidents de paiement revenus à un niveau satisfaisant
Après une forte dégradation du comportement de paiement des entreprises à l'automne 2008, notamment lié à la dépréciation du taux de change, en particulier dans l'automobile, le BTP et les activités liées (plastiques, ciment, matériel électrique), mais aussi dans le commerce, le papier, la chimie et le textile - habillement, la situation financière des entreprises turques s'est progressivement redressée. Cela s'est traduit par une amélioration de l'indice des paiements, revenu à un niveau plus satisfaisant depuis l'été 2009.

Une excellente gestion du risque de crise de liquidité
En dépit de l'absence d'accord avec le FMI, les tensions financières, qui s'étaient intensifiées à l'automne 2008, se sont relâchées dès le deuxième trimestre 2009. Les inquiétudes concernant l'ampleur du besoin de financement extérieur (91 Mds de $) se sont sensiblement dissipées du fait de la forte contraction du déficit courant, du rapatriements d'actifs détenus à l'étranger par les résidents et de la reprise des flux de capitaux étrangers, ce qui a rendu le recours à l'aide financière internationale moins indispensable. La livre s'est stabilisée et la probabilité d'une grave crise de change, qui aurait affecté en priorité les entreprises, lourdement endettées en devises, s'est réduite. Cependant, la reprise laisse entrevoir des facteurs de risques persistants : le rebond de l'activité s'accompagne d'une ouverture du solde courant, alors que les flux de capitaux n'ont pas retrouvé leur niveau d'avant crise et restent sujets à des phénomènes de retournement de confiance. De même, la consolidation des finances publiques est à surveiller, notamment à l'approche des élections parlementaires de juin 2011. Même si le déficit public s'est détérioré durant la crise, la dette reste à un niveau soutenable (45% du PIB). Elle est d'ailleurs appelée à être facilement financée par le secteur bancaire turque, profondément assaini depuis la crise financière nationale de 2001, via l'achat de bons du Trésor.

Source : « Les Nouvelles de la Chambre » - Octobre 2010
Publication de la Chambre de Commerce Française en Turquie

Chambre de Commerce Française en Turquie
Raphaël ESPOSITO, Directeur
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