Japon

Exportateurs français : les tendances du marché japonais en 2012

Avec une perspective de croissance de 2% en 2012, le Japon confirme son rebond économique engagé dès le second semestre 2011.

Avec une perspective de croissance de 2% en 2012, le Japon confirme son rebond économique engagé dès le second semestre 2011. En se dotant d’une bonne compréhension des valeurs qui régissent les échanges professionnels au Japon et à l’aide d’un soutien stratégique, les entreprises françaises peuvent aujourd’hui saisir les nombreuses opportunités qui s’offrent à elles sur le marché japonais. 

Un redressement d’une étonnante rapidité

L’année 2011 a sans conteste été l’une des plus difficiles que le Japon ait connues depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. La succession de chocs subis par le Japon a inévitablement entraîné une baisse du PIB japonais, qui s’est toutefois limitée à -0,5% par rapport à 2010. La capacité de redressement de l’économie japonaise est impressionnante. Dès le mois d’août, la production automobile avait dépassé le niveau de 2010. A la même époque, le pays renouait avec la croissance, et les prévisions pour 2012 s’établissent autour de 2%. Le gouvernement japonais s’est lancé dans une politique de grands travaux au cœur des régions sinistrées. Les budgets alloués à la reconstruction ont déjà été votés à 80%. L’indice de confiance des entreprises japonaises est supérieur de 15 points à celui de février 2011.

Côté français, 66% des entreprises interrogées font un bilan positif, voire très positif de l’année 2011 sur le plan des affaires. La solidité du marché japonais a fortement limité l’impact des évènements de mars sur leurs activités. 

Des importations à la hausse

Le séisme a provoqué des pénuries de composants spécifiques, poussant les industriels japonais à s’approvisionner à l’étranger notamment en biens intermédiaires (+15% en 2011) et en produits chimiques ( +12%).

Dans les secteurs peu influencés par la catastrophe du 11 mars, et donc plus révélateurs des tendances de fond, deux domaines se distinguent particulièrement : l’agroalimentaire (+ 9% pour les importations de produits français) et la santé (+2%, la santé représentant aujourd’hui 15% de nos exportations vers le Japon). C’est sur la base des performances réalisées par les entreprises françaises dans ces deux domaines que la CCIFJ a décidé d’organiser deux missions collectives, en septembre et novembre 2011, respectivement consacrées à l’agroalimentaire et à la santé, pour aider des PME à faire leur premiers pas sur le marché japonais.

Au premier semestre 2011, les exportations françaises vers le Japon ont grimpé de 12%, à 3,2 milliards d’euros.Il s’agit donc d’une période faste pour les exportations à destination du Japon, largement soutenue, aujourd’hui, par l’appréciation du yen.

Tendances et opportunités

Le rétablissement de la consommation pendant l’été 2011 a permis de voir se dessiner de nouvelles tendances au Japon. Dans le domaine du nucléaire d’abord, les coopérations franco-japonaises sont en forte augmentation. Le succès de ces collaborations rejaillit sur l’ensemble des activités liées aux secteurs de la sécurité et de la dépollution. La CCIFJ a ainsi permis à deux PME travaillant dans le domaine du transport des déchets contaminés et dans celui du traitement de l’eau, d’entrer en relation avec des prospects intéressés par leurs produits. 

L’accident de Fukushima a été l’occasion, au Japon, d’un puissant regain d’intérêt pour les énergies alternatives et la protection de l’environnement. Le Japon renoue actuellement avec le photovoltaïque qu’il avait abandonné en 2005. L’éolien est également à l’honneur. La ville de Yokohama travaille actuellement à la création d’une « communauté énergétique intelligente » fondée sur les principes du smart grid. Les véhicules électriques et l’utilisation de piles à combustible font également l’objet d’une attention accrue depuis mars 2011. Le Japon est largement plus avancé, en termes d’infrastructures, que les autres pays développés, pour accueillir ces technologies. Dans sa lutte pour réduire la consommation énergétique, le pays se concentre sur l’amélioration des performances des appareils électroniques et sur le renforcement de l’isolation des bâtiments. La CCIFJ profite de cette tendance pour organiser au mois de mai une mission éco-activité, à l’occasion du salon N-Expo, le plus grand rendez-vous de l’Archipel autour du « green business ». 

D’autres secteurs, dans lesquels les Français savent généralement tirer leur épingle du jeu, observent également une croissance en 2011. Le renforcement des comportements sédentaires chez les jeunes consommateurs japonais tire les achats sur internet et renforce l’intérêt pour les produits de décoration intérieure et de bien être. Dans le domaine de la mode, le luxe français continue de séduire les Japonais. Les marques capables d’offrir à leur clientèle une expérience riche et inédite connaissent une hausse régulière de leurs ventes.

La population de l’Archipel reste fascinée par l’innovation technologique. L’impressionnant succès des smartphones représente à l’heure actuelle l’un des segments les plus porteurs pour les entreprises proposant des contenus ou des équipements inédits.

Le vieillissement de la population constitue un véritable facteur de dynamisme de l’économie japonaise. Pour la première fois en 2011, la consommation des personnes âgées de plus de 60 ans a dépassé 100 000 milliards de yens (1000 milliards d’euros), représentant 44% des dépenses totales de la population. Beaucoup d’entreprises adaptent aujourd’hui leurs produits à ce marché en pleine explosion.

D’une manière générale, les bouleversements de 2011, associés aux évolutions de l’économie mondiale conduisent les Japonais à modifier leurs comportements, en termes de consommation et de production. Beaucoup de sociétés japonaises cherchent actuellement à se doter d’une ampleur internationale et s’ouvrent davantage aux partenariats avec des firmes étrangères. 

En se dotant d’une bonne compréhension des valeurs qui régissent les échanges professionnels au Japon - politesse, sens inné du service, responsabilité individuelle - et à l’aide d’un soutien stratégique, les entreprises françaises peuvent aujourd’hui saisir les opportunités qui s’offrent à elles sur le marché japonais. 

Source : Chambre de commerce et d’industrie française du Japon

Contact
Chambre de commerce et d’industrie française du Japon (CCIFJ)
Madame Noriko NINOMIYA, Responsable du Service Appui aux Entreprises
@ : [n.ninomiya@ccifj.or.jp->n.ninomiya@ccifj.or.jp]

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