El Salvador

El Salvador - Un pays qui gagne à être connu

Historique et actualité des relations économiques Franco-Salvadoriennes, par M. Alain Kahn, Président de la Chambre franco-salvadorienne de commerce et d’industrie (CFSCI)

Au Museo de Antropología David J. Guzman de San Salvador se trouve une photo ancienne du centre ville de la capitale où l’on peut voir l’enseigne d’une boutique de San Salvador. Sur cette enseigne datant de la fin des années 1800 début des années 1900, se lit le nom « Paris Volcan ». Ce magasin, aujourd’hui disparu, vendait des marchandises en général et c’était l’équivalent du « département store américain ».

Ses fondateurs MM.Berheim, Michel Kahn et Emilie Hermann étaient tous des Français établis en El Salvador. Ces commerçants français sont arrivés dans ce pays à la fin du XIXème et au début XXème siècle pour rester, selon eux, quelques années, essayer de faire fortune puis repartir, mais ils ont fini par apprécier cet agréable pays et ont finalement décidé de s’y implanter. Les exemples de négoces français établis en El Salvador à cette date ne manquent pas. On pouvait ainsi trouver parmi les enseignes locales, au centre-ville de la capitale, La « Casa Hass » une des premières entreprises commerciales du pays, la maison « Dreyfuss », la maison « Paul Bloch », la maison « Samuel Bicard » la maison « Armand Frenkel » La maison « Schwartz ». Toutes ces boutiques appartenaient à des familles françaises, majoritairement des Alsaciens et des Lorrains venus tenter leur chance et qui ont fini par s’y implanter, séduits par ce pays dynamique où il fait bon faire des affaires.
Cette photo du Museo de Antropología de San Salvador nous donne une idée de l’ancienneté des relations économiques entre la France et El Salvador. Toutefois, les premiers Français venus commercer avec ce pays  sont arrivés un peu avant. C’est ainsi que l’on retrouve des traces de négociants en matières premières, comme Bernard Hass, négociant en coton établi à El Salvador dès 1866, attiré par ce pays et par la facilité d’y faire des affaires.

De nos jours, les relations économiques vont toujours bon train entre les deux pays et d’autres entreprises y ont trouvé une place pour développer leurs affaires, séduites par les aspects positifs de ce pays.

En tant que Président de la Chambre franco-salvadorienne de Commerce, il est intéressant de constater qu’aujourd’hui les entreprises françaises qui ont décidé d’établir des relations commerciales ou de s’implanter en El Salvador, profitent toujours des opportunités, du dynamisme et de l’hospitalité de ce pays.

El Salvador est un marché porteur, stable au niveau politique et économique,  et qui offre beaucoup d’avantages. Il fait partie des économies les plus stables et ouvertes à l’investissement étranger (classé au 33ème rang sur 179 par The Wall Street Journal et The Heritage).

Toutes les entreprises françaises qui y sont présentes sont heureuses d’avoir choisi ce pays pour s’y implanter et développent leurs affaires année après année. C’est le cas des entreprises comme Trans America Textil S.A. de C.V., filiale du Groupe Devanlay qui fabrique en El Salvador la prestigieuse chemise Lacoste. L’avantage d’y réaliser la production est simple : avec les accords de libre-échange (CAFTA-DR), il est possible de faire entrer les marchandises produites ici, sur le territoire des Etats-Unis, sans payer de droits de douane. La proximité avec le territoire nord-américain est un atout indéniable dans le domaine de la mode. New York capitale de la mode se trouve à 4 heures et demie de vol et cette proximité permet de réduire le temps de réaction dans un marché aussi changeant que celui de la mode. La plateforme logistique d’El Salvador est la meilleure de la région. Ses plus de 3 000 kilomètres de routes font de ce pays le mieux équipé au niveau infrastructure et réseau routier.
Trans América Textil, a débuté ses  opérations sur le marché salvadorien en 2006 et depuis  cette date a expérimenté une importante croissance.

Un autre avantage majeur de ce pays est la qualité de sa main d’œuvre. Considérée comme sérieuse et travailleuse, elle est l'une des plus performante de la région. Elle est l'un des facteurs centraux de la réussite de l’industrie locale et du choix du lieu de production de la marque Lacoste. Elle a en effet permis d’atteindre de très hauts niveaux de productivité. L’expertise en matière textile de ce pays et la présence française dans ce domaine ne datent pas d’hier, puisque l’on retrouve déjà dans les années 1930 comme président de l’une des plus grandes usines de textile locales, Industrias Unidas S.A., (IUSA) un français M. Henri Weill. La croissance rapide des exportations de chemises Lacoste produites au Salvador est un clair exemple de ce qui peut être réalisé sur place et démontre l’intérêt de produire dans le domaine textile dans ce pays.

Le groupe pétrolier français Total est présent depuis douze ans, suite à l'acquisition des activités de production et distribution de gaz de pétrole liquéfié (GPL) de Shell, en 1999. Troisième acteur sur le marché salvadorien de GPL, Total El Salvador distribue aussi sur le marché local les marques Total Lubricantes et Elf pour tous les types de véhicules légers et lourds. Total El Salvador est aussi chargé de développer les activités du groupe, notamment au travers de la distribution de produits phytosanitaires et de lubrifiants dans les pays avoisinants : Honduras, Guatemala, Nicaragua et Belize. Fort de 70 collaborateurs, en très grande majorité Salvadoriens, Total El Salvador a l’ambition et la détermination de croître tout en continuant de contribuer au développement d’El Salvador.

Dans le secteur aéronautique, El Salvador est le client numéro un d’Airbus en Amérique latine, et la nouvelle commande de 51 unités réalisée en 2011 par la compagnie aérienne salvadorienne Taca, démontre que ce petit pays est d’un grand intérêt pour le constructeur aéronautique européen. Il possède aussi le seul centre d’entretien dans la région pour les avions Airbus. Sa réputation en ce qui concerne l’entretien d’avions et d’hélicoptères est un atout et se prête même à la manufacture de fuselages. L’alliance de Taca avec Avianca en 2009 consolide la position du groupe en Amérique latine et place cette alliance au niveau des compagnies aériennes les plus importantes de la région.
Par ailleurs, CASS est une jeune entreprise installée depuis quelques années sur le marché salvadorien. Elle se charge de la maintenance de sites webs à distance et de la création de software, un domaine où El Salvador démontre pleinement sa capacité. La qualité  du service est un des éléments qui a incité son propriétaire, un jeune français, à s'y implanter.

La qualité des services a séduit aussi les entreprises évoluant dans le domaine des call centers (centres d’appels). Grâce au lycée français, le plus grand de la région et le 4ème au niveau de l’Amérique latine, il est facile de trouver une main d'œuvre qualifiée qui parle français pour établir une plateforme de service a distance, que ce soit dans le domaine informatique ou téléphonique. D’autres entreprises françaises sont présentes sur place à travers des représentants locaux, tel est le cas de Michelin, Motul, Evian, L’Occitane, Yves Rocher, Barton & Guestier, Moët & Chandon, Peugeot, Renault.

La Chambre franco-salvadorienne de commerce et d'industrie (CFSCI) se charge d’entretenir cette présence et de développer les relations commerciales entre les deux pays.

Les reportages ou films sur les maras (les gangs) nous prouvent à quel point le sensationnel trouve plus facilement audience dans les medias encore aujourd’hui. Ce phénomène de gangs, s’il existe réellement, pèse sur la région, et est relayé injustement et à outrance comme seule information sur ce pays. Les problèmes de sécurité sont réels comme dans tous les pays de la région, il ne faut pas le nier. Aujourd’hui, il serait bon de parler un peu plus de la stabilité, de l’inflation la plus basse de la région, du dynamisme de l’économie et de la facilité de faire des affaires pour le décrire.

A l’image de ces commerçants français établis en El Salvador à la fin des années 1800, j’appelle les entrepreneurs français à prendre en compte ce pays pour établir des liens commerciaux. Lors d’une visite sur place, ils pourraient même être surpris par tout ce qu’il a d’agréable et qui sait, y établir peut-être leur savoir-faire de la même manière que leurs prédécesseurs l’ont fait au XIXème siècle.

Pour vous aider dans vos démarches nous vous invitons à vous rapprocher de la chambre de commerce franco-salvadorienne qui peut vous conseiller pour cerner un peu mieux ce marché à travers les différents services que nous proposons. La Chambre constitue un réseau de relations, regroupement d'une communauté de lobbying et de représentation de ses intérêts. La CFSCI à travers ses différents services fournit un soutien effectif et concret aux entreprises et propose des services directs à celles qui souhaitent s'informer pour commercialiser et/ou s'implanter en El Salvador.

Par M. Alain Kahn, Président de la Chambre franco-salvadorienne de commerce et d’industrie (CFSCI)

Source: La Lettre Diplomatique

Contact
Beatriz Contreras 
Directora
Chambre Franco-Salvadorienne de Commerce et d'Industrie- CFSCI
Tel. +503 7844-7217 / 2234 0500
www.camarafrancosal.com

Fermer

Vous avez un projet d'implantation?

Recevez toutes les actus pays, éco-business, marchés porteurs ! En savoir plus