Jordanie

Destination JORDANIE : “ Les entreprises sont à pied d'œuvre !”

Le magazine Classe Export revient avec Ibrahim Kattan, directeur de la French Chamber of Commerce & Industry in Jordan sur les actualités économiques et politique en Jordanie, notamment dans le contexte du printemps arabe.

Le magazine Classe Export revient avec Ibrahim Kattan, directeur de la French Chamber of Commerce & Industry in Jordan sur les actualités économiques et politique en Jordanie, notamment dans le contexte du printemps arabe.

Casse Export : Quelle est la situation en Jordanie au regard des évènements récents qui se sont déroulés dans les pays arabes ?

Ibrahim Kattan : En Jordanie, la situation est toujours stable, nous avons eu quelques manifestations pour demander une réforme politique et économique et Sa Majesté le Roi Abdullah II a réagi d’une manière rapide pour répondre à ces demandes en établissant un comité de dialogue national pour mener la réforme politique et économique de la Jordanie tout en gardant la stabilité politique et la dynamique économique du pays. La Jordanie reste toujours une destination attractive pour les investisseurs étrangers grâce à sa stabilité et sûreté politique, sa position stratégique et centrale avec un accès immédiat à un marché de plus d’un milliard de clients. La volonté et la vision politiques du Roi Abdullah II ont contribué à l’établissement d’un contexte favorable aux investissements grâce à un système bancaire fort, des coûts de gestion compétitifs, une législation réformée et libérale et des mesures de protection globale des investissements internationaux.

C.E : Quelles sont les répercussions pour le monde de l’entreprise ?

Ibrahim Kattan : La vie continue. Les salariés sont à leur poste de travail tous les jours. Il n’y a pas eu d’arrêt de travail. La CAFRAJ compte 25 entreprises françaises présentes sur le territoire. Elles sont à pied d’œuvre. Les formalités d’implantation ont été simplifiées avec l’existence d’un système de bureau unique pour l’enregistrement des sociétés étrangères au sein du Jordan Investment Board. Nous devons attirer les investisseurs. Ces derniers temps, les Italiens, les Espagnols, les Allemands se sont particulièrement intéressés à la Jordanie.

C.E : Dans quels secteurs évoluent les entreprises que vous avez rencontrées en Rhône-Alpes et PACA ?

Ibrahim Kattan : Les cosmétiques, les énergies renouvelables, le plastique, les machines industrielles, de chantiers et quelques secteurs de niche particuliers.

C.E : Les Jordaniens disent parfois qu’ils ont au moins appris « à développer le sous-développement ». Que vous inspire cette réflexion ?

Ibrahim Kattan : Le pays est en développement. En Jordanie, personne ne meurt de faim. Je reconnais bien sûr que dans ce pays de 6 millions d’habitants dont 70 % ont moins de 30 ans, les taux d’inflation (13,9%), de chômage (bien plus que les 12,9 % souvent mentionnés), constituent des motifs d’inquiétude. Ce pays manque d’eau aussi, ce bien terriblement précieux. Mais la Jordanie a noué de nombreux accords de coopération et de nombreux projets existent.

CE : Quelle est l’implication de la France dans les Méga projets – secteurs stratégiques - en Jordanie ?

Ibrahim Kattan : Il faut souligner que la Jordanie est l’un des premiers bénéficiaires de l’activité de l’Agence Française de développement (AFD) dans la région. Au total, le portefeuille géré par le groupe AFD représente un montant de 400 M€ de projets approuvés. Dans le secteur des énergies renouvelables nous pouvons citer l’accord de coopération pour le développement des usages pacifiques de l’énergie nucléaire, signé à Amman en 2008. Au niveau des transports, un prêt de 166 M€ a été accordé à la Grande Municipalité d’Amman - pour contribuer au financement du projet BRT (Bus en site propre). Dans le secteur de l’eau, les entreprises françaises ont également remporté plusieurs contrats dans les domaines liés à l’eau et à l’environnement : Suez, pour la construction d’une station de traitement des eaux usées de la ville d’Amman, sur financement américain pour un montant de 169 M$ en 2004 et Degrémont pour une unité de dessalement d’eaux saumâtres pour 91 M$ en 2002.

Propos recueillis par Annick Béroud

Source : Classe Export

Contact :
French Chamber of Commerce & Industry in Jordan
Najwan NAKHO, Company Support Officer
Tel: (962) 6 463 3091 - Fax: (962) 463 3090
@ : [n.nakho@cafraj.net->n.nakho@cafraj.net] - Site : www.cafraj.com

 

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