Côte d'Ivoire

Cote d'Ivoire - Reprise totale des activités du Port Autonome de San Pedro

Après quelques temps d'arrêt suite à la crise post-électorale, le Port Autonome de San Pedro (PASP) a repris totalement ses activités habituelles.

Après quelques temps d'arrêt suite à la crise post-électorale, le Port Autonome de San Pedro (PASP) a repris totalement ses activités habituelles. Nous avons fait le constat le mardi 14 juin, lorsque nous nous y sommes rendu. Il est un peu plus de 9h, sont stationnés sur la voie principale menant au port, des camions à remorques transportant des sacs de fèves de cacao destinés à l'exportation. A l'intérieur de ce port leader mondial dans l'exportation du cacao, plusieurs tonnes sont en train d'être embarquées sur le navire Céline basel, pendant que deux autres, Nefryt et Nadja, sont à quai et attendent leur tour.

« Vendredi dernier, il y avait plus de navires et les mouvements étaient intenses », nous explique une des collaboratrices du responsable de la communication du PASP, qui joue les guides pour nous. Effectivement, depuis deux mois que les activités ont repris, après un bref arrêt à la suite de la crise post-électorale, le port de San Pedro est en mouvement.

Les 250.000 tonnes de cacao qui étaient stockées à la faveur de cette crise, sont en train d'être écoulées avant fin juillet prochain. « C'est la confiance qui crée le retour de l'activité », indique Hiba Guy Max, conseiller spécial du directeur général et secrétaire général de la communauté portuaire, pour expliquer le rythme rapide de la reprise des activités. Pour les mois d'avril et de mai, ce sont respectivement 10 et 35 navires qui ont mouillé au large de San Pedro.

Les autorités portuaires entendent rattraper le retard dû à la crise, en multipliant le nombre de navires à destination du port. En fait, elles prévoyaient pour cette année, le double des 350 navires qu'ils reçoivent par an. Même s'il n'est plus possible d'atteindre cet objectif, il n'en demeure pas moins que le port de San Pedro prévoit de faire le maximum.

La sécurité aux mains des Frci et l'Onuci : En plus du cacao qui occupe 50% des activités, les autorités comptent accroître la diversification de leurs prestations à travers l'exportation du bois qui se situe habituellement entre 8 et 10.000 tonnes par an, ainsi que l'hévéa et biens d'autres produits. La sécurité de l'espace portuaire pour un rendement plus efficient fait partie des préoccupations des autorités. A ce niveau, les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire jouent pleinement leur partition, en l'absence de la police, la gendarmerie, des douanes et des eaux et forêts qui n'ont pas encore repris leurs postes au port.

« Il y a quelques mois, l'insécurité était énorme. Aujourd'hui, la fluidité est revenue tant à l'intérieur de la ville que dans l'espace portuaire » , rassure le secrétaire général de la communauté portuaire qui se félicite de la sérénité ramenée par les Frci. A côté d'elles, indique le directeur des opérations maritimes, Noe Gnonguibogo Pierre, « l'Onuci surveille le plan d'eau et l'intérieur du port. Les Frci qui tiennent l'entrée principale sont, depuis la reprise effective des activités, de plus en plus discrètes dans l'espace portuaire ».

Toutefois, le secrétaire général de la communauté portuaire exprime ses inquiétudes sur la situation sécuritaire dans le département de Tabou jusqu'à la frontière du Liberia, une grande zone où est produite la majeure partie du caoutchouc à exporter. « Si l'insécurité persiste dans ces zones, il y a des risques que les usines de transformation qui y sont implantées ferment. Ce qui aura une incidence évidente sur les activités du port. Si les producteurs doivent se tourner vers d'autres exportateurs, notamment du Liberia, il faut que quelque chose soit fait », plaide Hiba Guy Max.

En clair, le port de San Pedro a tourné la page de la crise et s'est mis résolument au travail, au profit de l'économie ivoirienne.

 

Source : Fraternité Matin n° 13974 des samedi 25 et dimanche 26 juin 2011, p.9

 

Chambre de Commerce et d’Industrie Française en Côte d’Ivoire
Jean-Louis GIACOMETTI, Directeur
Tel : 00.225.21.25.82.06 - Fax : 00.225.21.24.10.00
@ : [directeur@ccifci.org->directeur@ccifci.org] - Site : www.ccifci.org

 

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