Corée du Sud

Corée - Performance exceptionnelle des échanges en 2010

La vigueur de la reprise économique de la Corée en 2010, et notamment le niveau record de ses échanges extérieurs a surpris. L’excédent commercial est deux fois plus important que ce que prévoyait la plupart des observateurs.

Les exportations coréennes totales ont augmenté de près de 29% en 2010 par rapport à 2009, totalisant 467 milliards de dollars en valeur. La structure de ces exportations par grands postes n’a pas connu d’évolution notable ; pour les 11 premiers mois de 2010, les équipements électriques et électroniques (23% des exportations) constituent toujours le premier poste des exportations coréennes.

Viennent ensuite l’automobile (y compris les équipements) qui représente 11,5% des exportations coréennes, les biens d’équipements mécaniques (11%) et la construction navale (10%). En tendance, les postes qui ont le plus tiré les exportations coréennes en 2010 sont les semi-conducteurs (+ 63%), l’automobile (+40%) et les équipements (+62%).

Le marché chinois, dont l’importance ne cesse d’augmenter pour le commerce extérieur coréen, a encore renforcé sa place de premier débouché pour les exportations coréennes, absorbant 25% de celles-ci. Viennent ensuite l’Union Européenne (11,3%), les États-Unis (10,7%), le Japon (6%) et Hong Kong (5,5%).

L’Asie émergente occupe désormais de très loin la première place dans les débouchés des exportations coréennes, avec une part cumulée de plus de 47% et une progression forte vers les grands marchés porteurs ; pour ne citer que les augmentations les plus significatives, Taïwan, l’Inde, l’Indonésie, la Thaïlande ou encore la Malaisie ont augmenté leurs importations de produits coréens, respectivement de 57%, 45%, 48%, 45% et 46%. L’intégration régionale croissante favorise certainement la pénétration des produits coréens, dans les domaines de spécialité du pays (transports terrestres, électronique grand public, équipements industriels).

La Corée n’a pas retrouvé le niveau d’exportations vers l’Union Européenne atteint avant la crise, avec des valeurs proche en 2010 de celles de 2009 (48 milliards de dollars contre 47 milliards de dollars), très éloignées de la performance réalisée en 2008 (58 milliards de dollars).

Le renchérissement des matières premières et la reprise de l’activité dans le secteur exportateur expliquent la forte reprise des importations.Tirées par la forte demande de ses principaux clients,les exportations de la Corée ont dépassé en 2010leur niveau atteint avant la crise.

Les importations coréennes ont augmenté de 32% en 2010, par rapport à 2009, totalisant 425 milliards de dollars à la fin de l’année. C’est un peu moins que lors de l’année 2008 (435 milliards) qui avait enregistré un pic, mais constitue néanmoins le second plus gros montant annuel d’importations du pays, illustrant la vigueur de la reprise économique. Les importations coréennes avaient reculé en 2009 de 26% par rapport à 2008, en raison du ralentissement de l’activité industrielle, de la dépréciation du won et de la chute du prix des matières premières. À l’inverse, le renchérissement des matières premières en 2010 est une des explications de la forte augmentation des importations en valeur, alors que l’appréciation du won reste contenue.

Pour les 11 premiers mois de 2010, la structure des importations de la Corée demeure la même qu’en 2009, avec comme premier poste les combustibles minéraux (28,5% des importations totales), suivis des équipements électriques et électroniques (15%), des biens d’équipements mécaniques (11%) et des biens intermédiaires (6%).

Le classement des fournisseurs de la Corée reste quasiment inchangé, l’Union Européenne perdant une place au profit des États-Unis, en raison notamment de l’appréciation de l’euro qui a pesé sur la compétitivité-prix des exportations européennes au début de l’année. Au premier rang des fournisseurs figure la Chine avec 17% des importations totales, suivie du Japon (15%), des Etats-Unis (9,6%), de l’Union Européenne (9%) et de l’Arabie Saoudite (6,2%).

Si la performance exportatrice de la Corée en 2010 est remarquable, il convient cependant de noter que l’augmentation de ses exportations s’accompagne d’une concentration sur certains postes, signe d’un phénomène de spécialisation accrue de la Corée dans le commerce mondial, dans certains domaines au premier rang desquels l’automobile, les semi-conducteurs et la construction navale. Par ailleurs, le poids croissant de la Chine dans les exportations coréennes inverse la tendance à la diversification des débouchés que la Corée avait connue entre 1986 et 1998.

La vigueur de la reprise économique de la Corée en 2010, et notamment par le niveau record de ses échanges extérieurs a surpris ; l’excédent commercial est deux fois plus important que ce que prévoyait la plupart des observateurs. La croissance du PIB de la Corée devrait néanmoins ralentir en 2011, pour revenir sur son sentier de croissance potentiel (4,5%, contre 6% en 2010). Dès lors, les échanges coréens devraient également ralentir, tout en restant le plus dynamique des moteurs de croissance.

Par Antoine BouléAssistant d’études, Service économique de Séoul

 

 

Article issu de [Corée Affaires->www.coreeaffaires.com], publication de la Chambre de Commerce et d’Industrie Française en Corée.

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CHARLES Clément, Marketing & Communication Director
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