Japon

Ticket gagnant pour 10 entreprises françaises à la recherche de débouchés au Japon

Avec un chiffre d’affaires de 300 milliards d’euros par an, dont 60% est réalisé par des produits étrangers, le marché japonais de l’agroalimentaire a de quoi encourager les Français à regarder davantage vers l’est.

Avec un chiffre d’affaires de 300 milliards d’euros par an, dont 60% est réalisé par des produits étrangers, le marché japonais de l’agroalimentaire a de quoi encourager les Français à regarder davantage vers l’est.

C’est le choix qu’ont fait 10 entreprises aux spécialités variées dans le cadre d’une mission chapeautée par la CCI International Nord de France. Du 24 au 28 septembre 2012, ces ambassadeurs de la gastronomie et du savoir-faire hexagonaux sont venus au Japon rencontrer des importateurs et des distributeurs sélectionnés pour la majeure partie par la CCIFJ.

Un groupe composite, soudé par un projet commun

Brasseurs, pisciculteurs, créateur de logiciels pour les tests consommateurs ou de machines pour la boulangerie, représentant en vins, fabricant d’anis ou pâtissiers, les participants à ce voyage d’affaires avaient, chacun dans leur domaine, une proposition originale à faire à leurs interlocuteurs japonais.

La mission n’était pas exclusivement réservée aux entreprises de la région Nord-Pas-de-Calais puisque deux PME bourguignonnes, une entreprise du Languedoc-Roussillon et une autre du Centre se sont jointes au groupe. Disposant déjà, pour la plupart, de clients au Japon, les entreprises participantes avaient essentiellement pour objectif de consolider leurs parts de marché dans ce pays et d’y trouver de nouveaux débouchés.

Avant de se décider sur leur participation, les responsables export de chacune d’entre elles avaient été invités à venir rencontrer Noriko Ninomiya, la directrice du service Appui aux entreprises de la CCIFJ, dans le cadre de « Journées Pays » organisées à Arras et Boulogne-sur-Mer les 3 et 4 avril 2012. L’occasion de  se renseigner sur leur marché au Japon et de bénéficier des conseils d’un spécialiste des problématiques d’exportation vers ce pays très développé de 127 millions de consommateurs.

Tokyo-Osaka-Kobe

Les entrepreneurs français qui s’attaquent au marché japonais concentrent généralement leur efforts sur le Kanto, la région de Tokyo, et oublient parfois que le Kansai, la région d’Osaka, de Kyoto et de Kobe, représente, avec ses 31 millions d’habitants, 20% du PIB japonais. Ce fait n’aura pas échappé à Olivier Lopez, Conseiller en développement dans la zone Asie pour la CCI International Nord de France et coordinateur de la mission, qui a obtenu de la mairie d’Osaka et  de la préfecture du Hyogo (Kobe) l’organisation d’une série de rendez-vous avec des importateurs locaux.

Le lendemain de leur arrivée à Tokyo, les participants étaient accueillis dans les locaux de la CCIFJ par son directeur, Nicolas Bonnardel, pour une matinée de formation sur l’originalité du marché agroalimentaire japonais et sur les us et coutumes en vigueur dans le monde professionnel au Japon. Les 10 entreprises étaient ensuite guidées dans la plus grande métropole du monde sur des points de vente stratégiques afin de se faire une idée concrète de l’attention et du service qui caractérise la distribution de produits agroalimentaires dans l’Archipel. Le Crédit Agricole avait organisé pour elles un cocktail networking le soir même.  Consultants français et japonais étaient invités à parler de leur vision du marché dans chacun des domaines concernant les participants à la mission.

Mardi 25 septembre, les entreprises se sont rendues à leurs premiers rendez-vous. Accompagnés d’interprètes sélectionnées pour leurs compétences dans le domaine agroalimentaire, elles ont rencontré des importateurs dont la structure allait de l’imposante maison de commerce au distributeur spécialisé dans la haute restauration. Le programme chargé puisque les participants avaient entre 3 et 4 rendez-vous par jour. « Tokyo a été une véritable réussite » témoigne Olivier Lopez « 100% des entreprises a relevé la qualité du ciblage, le mérite des interprètes et la minutie de l’organisation. »

Départ pour Osaka mercredi 26 septembre, dans la soirée. Deux journées de rendez-vous attendaient les entreprises françaises dans le Kansai. Olivier Lopez, qui a passé 5 ans au Japon dont 2 années dans le Kansai, accompagne certains des participants lors de ces rencontres : « Le programme était moins riche qu’à Tokyo. Le partenariat du Nord-Pas-de-Calais avec Osaka et le Hyogo n’est pas aussi simple qu’avec une structure complètement bi-culturelle, comme la CCIFJ habituée à ce type d’opération ; la mise en place de la prospection s’en est ressentie. Néanmoins, toutes les entreprises ont eu au moins un à deux  rendez-vous très intéressant confirmant notre choix de vouloir miser sur le Kansai. »

La mission s’achevait par un dîner de clôture dans un restaurant de Kobe où les Français ont eu la chance de goûter au bœuf qui a fait la réputation internationale de la ville. Ils rejoignaient le lendemain l’hexagone depuis l’aéroport international du Kansai.

Retour sur investissement

Cette mission peut être considérée d’ores et déjà comme un succès. Trois entreprises ont enregistré des commandes directes et ainsi rentabilisé leur déplacement avant que la mission ne s’achève.

La moitié des participants a décidé de faire appel au service de suivi proposé par la CCIFJ qui permet de maintenir un contact privilégié avec les entreprises rencontrées pendant 3 mois. Ce suivi peut être reconduit  autant de fois que nécessaire  et  se transformer à terme en véritable représentation commerciale au Japon.

L’un des participants souhaite rapidement revenir au Japon pour une série de visites techniques. La CCIFJ, qui connaît bien son dossier, travaille actuellement sur un programme très personnalisé.

Noriko Ninomiya, qui dirige le service Appui aux entreprises de la CCIFJ depuis 4 ans relève l’originalité de cette mission : « Nous avons généralement affaire à des entreprises qui se rendent pour la première fois au Japon. La partie n’était pas gagnée d’avance parce que ces entreprises disposaient d’un certain nombre de contacts dans l’Archipel et qu’il a fallu opérer une sélection drastique des prospects. » Olivier Lopez quant à lui  fait remarquer que si les résultats chiffrés sont primordiaux, ce type de mission présente aussi des avantages collatéraux : « Les entreprises discutent beaucoup entre elles et s’interrogent sur leur stratégie à l’export. Elles reviennent souvent en France avec des idées neuves. »

Source : France Japon Express du 7 novembre 2012

Contacts CCIFJ
Noriko Ninomiya
Directrice du service Appui aux entreprises
@ : n.ninomiya(@)ccifj.or.jp

Benoît Laureau
Chargé de missions
@ b.laureau(@)ccifj.or.jp<:b>

 

Vous souhaitez vous implanter dans ce pays ?
Faites nous part de votre projet !

Nous contacter